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Gynécologie

Adénomyose

Également appelée: Endométriose interne, Adénomyome, Adenomyosis

Le traitement de l'adénomyose en Turquie intéresse les femmes qui souffrent de règles abondantes et douloureuses, ou qui veulent garder leur utérus et leur fertilité. Ce guide explique le diagnostic, tous les traitements, les preuves disponibles, le déroulement d'un voyage de soins et le suivi chez vous.

Rédigé par AdministratorMis à jour le:

L'adénomyose est une maladie bénigne de l'utérus : le tissu de l'endomètre s'installe dans la paroi musculaire et provoque des règles abondantes, douloureuses et un utérus plus gros. Une méta-analyse de 2025 estime sa prévalence à 17 % pour la forme focale et 15 % pour la forme diffuse. Elle se traite par médicaments, stérilet hormonal, procédures qui gardent l'utérus ou hystérectomie.

Points clés

  • Selon une méta-analyse de 2025 (127 études), la prévalence est de 17 % pour l'adénomyose focale et de 15 % pour la forme diffuse ; elle atteint 31 % chez les femmes infertiles, avec des intervalles très larges.
  • NICE recommande d'envisager le stérilet au lévonorgestrel en première intention pour les règles abondantes en cas d'adénomyose suspectée ou connue, et d'attendre au moins 6 cycles pour juger l'effet.
  • Dans une revue de 22 études (1 701 patientes), l'embolisation a nettement amélioré les symptômes chez 76,4 % des femmes à court et moyen terme, sans comparaison directe avec la chirurgie.
  • Après procréation assistée, l'adénomyose est associée à moins de grossesses cliniques (rapport de cotes de 0,69) et à plus de fausses couches (2,17) dans une méta-analyse de 17 études.
  • Selon l'OMS, 30 % des femmes de 15 à 49 ans (539 millions) étaient anémiques en 2019 ; les règles abondantes en sont une cause fréquente.

Qu'est-ce que l'adénomyose ?

L'adénomyose est une maladie bénigne de l'utérus. Le tissu qui tapisse normalement l'intérieur de l'utérus, l'endomètre, s'installe aussi dans l'épaisseur de la paroi musculaire, le myomètre. À chaque cycle, ce tissu réagit aux hormones : il épaissit, gonfle et saigne. Mais il ne peut pas s'évacuer. La paroi musculaire s'épaissit alors autour de lui. L'utérus grossit, devient plus sensible, et les règles deviennent souvent abondantes et douloureuses.

Cette maladie est connue depuis longtemps, mais elle est restée discrète. Une revue publiée en 2020 dans Human Reproduction Update rappelle que l'adénomyose a longtemps été un diagnostic posé seulement après l'ablation de l'utérus, en général chez des femmes proches de la ménopause qui saignaient ou avaient mal. Grâce à l'imagerie, on peut maintenant la reconnaître chez des femmes plus jeunes, avant toute opération. De plus en plus de femmes en âge d'avoir un enfant reçoivent donc ce diagnostic.

Adénomyose diffuse et adénomyose focale

L'adénomyose peut toucher toute la paroi, on parle alors de forme diffuse. Elle peut aussi former une zone limitée, qui ressemble à une boule, on parle de forme focale ou d'adénomyome. Cette distinction compte, car elle influence le choix du traitement. Une zone bien limitée peut parfois être retirée par chirurgie en gardant l'utérus. Une forme diffuse est plus difficile à traiter par une opération conservatrice.

Les médecins parlent aussi d'une adénomyose « interne » quand elle touche la zone de jonction, une couche fine entre l'endomètre et le muscle, et « externe » quand elle atteint les couches plus profondes. Ces termes vous seront utiles pour lire un compte rendu d'imagerie. Le compte rendu ne vous dit pas à lui seul quelle option choisir : c'est la combinaison de l'imagerie, des symptômes et de votre projet qui décide.

À quelle fréquence l'adénomyose est-elle diagnostiquée ?

Les chiffres varient beaucoup selon la méthode d'examen et la population. Une méta-analyse de 2025, publiée dans Reproductive Biology and Endocrinology, a regroupé 127 études et près de 199 millions de femmes, dont 59 études sur l'adénomyose.

Elle estime une prévalence groupée de 17 % pour la forme focale (intervalle de confiance de 7 à 30 %) et de 15 % pour la forme diffuse (9 à 23 %). Chez les femmes infertiles, elle estime 31 % (intervalle de 10 à 58 %). Les intervalles sont très larges. Cela montre à quel point les résultats dépendent des critères utilisés.

Une autre méta-analyse, publiée en 2023 dans Ultrasound in Obstetrics and Gynecology, a porté sur 21 études et 25 600 femmes ayant des difficultés à concevoir. Elle trouve une adénomyose isolée chez 10 % d'entre elles (intervalle de 6 à 15 %), soit environ une femme sur dix.

Elle rapporte aussi que l'adénomyose est associée à une endométriose dans 6 % des cas et à des fibromes dans 1 % des cas. Les auteurs soulignent une très forte hétérogénéité entre les études. Dans l'ensemble, on retient qu'une femme sur cinq à une femme sur trois, selon les populations et les critères, peut présenter des signes d'adénomyose à l'imagerie, mais que la plupart de ces chiffres sont incertains.

Chez les adolescentes et les jeunes femmes de 12 à 25 ans qui consultent pour des règles très douloureuses, abondantes ou une douleur pelvienne, une revue de 2025 portant sur cinq études rapporte une adénomyose à l'imagerie dans 25 à 45 % des cas. La douleur de règles était le symptôme le plus fréquent, avec 81 à 100 % des cas selon les études. Ces chiffres concernent des jeunes femmes déjà symptomatiques, pas la population générale.

Maladie

Où se trouve le problème ?

Signe typique

Remarque

Adénomyose

Tissu de l'endomètre dans le muscle de l'utérus

Règles abondantes et douloureuses, utérus augmenté de volume, sensible

L'utérus est souvent régulièrement grossi. Les limites sont floues.

Fibrome utérin

Tumeur bénigne du muscle de l'utérus

Règles abondantes, pesanteur, boule bien limitée

Les limites sont nettes à l'imagerie.

Endométriose

Tissu de l'endomètre en dehors de l'utérus

Douleurs pelviennes, douleurs aux rapports, douleurs digestives ou urinaires cycliques

Elle peut coexister avec l'adénomyose.

Polype endométrial

Excroissance de la muqueuse dans la cavité

Saignements entre les règles

Se voit à l'échographie ou à l'hystéroscopie.

Quels sont les symptômes et les signes d'alerte ?

Les symptômes les plus fréquents

Les signes les plus courants sont des règles très abondantes, des règles douloureuses (dysménorrhée), des douleurs pelviennes en dehors des règles, des douleurs pendant les rapports et une sensation de lourdeur dans le bas du ventre. L'utérus peut devenir assez gros pour que le ventre gonfle.

Certaines femmes rapportent aussi des saignements entre les règles. Le NHS britannique décrit les règles comme abondantes quand il faut changer sa protection toutes les une à deux heures, quand les règles durent plus de 7 jours, quand des caillots dépassent environ 2,5 cm ou quand elles gênent les activités quotidiennes.

D'autres femmes n'ont aucun symptôme. La revue de 2020 de Human Reproduction Update souligne que certaines femmes avec une adénomyose à l'imagerie sont asymptomatiques. Cela rappelle une règle importante : on traite une femme qui souffre ou qui veut une grossesse, pas une image sur un écran. Une adénomyose sans gêne n'a pas besoin de traitement.

Adénomyose, anémie et fatigue

Des règles abondantes et répétées peuvent épuiser les réserves de fer. L'anémie qui en découle provoque de la fatigue, des vertiges, un essoufflement, des palpitations, un teint pâle et parfois une chute de cheveux. Selon l'OMS, environ 30 % des femmes non enceintes de 15 à 49 ans, soit 539 millions de femmes, étaient anémiques en 2019. Les règles abondantes sont une cause fréquente. Une prise de sang avec ferritine et hémoglobine permet de le vérifier.

Adénomyose et fertilité

L'adénomyose peut s'accompagner de difficultés à concevoir et de fausses couches. Ce lien est étudié depuis des années. Les mécanismes évoqués sont une inflammation locale, une modification de la muqueuse qui reçoit l'embryon et une contraction anormale du muscle de l'utérus. Il s'agit d'hypothèses. Nous détaillons plus bas ce que disent les études sur la grossesse.

Quand faut-il consulter vite ?

  • Des règles qui obligent à changer de protection toutes les heures, avec des caillots importants ou une sensation de malaise.

  • Un essoufflement, des vertiges, une pâleur ou des palpitations évoquant une anémie.

  • Des saignements en dehors des règles qui durent, ou des saignements après la ménopause.

  • Une douleur pelvienne brutale et intense, surtout avec de la fièvre ou des vomissements.

  • Un retard de règles avec douleur et saignement quand une grossesse est possible.

Une hémorragie importante, un malaise ou une douleur pelvienne très forte sont des urgences. Ils se traitent immédiatement près de chez vous. Il ne faut pas attendre un voyage.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?

La cause exacte de l'adénomyose n'est pas connue. La revue de 2020 de Human Reproduction Update indique que les mécanismes impliquent des anomalies des hormones sexuelles, une inflammation, une fibrose et la formation de nouveaux vaisseaux et de nouveaux nerfs, mais que leur compréhension reste incomplète. Plusieurs théories existent. L'une propose que l'endomètre profond s'enfonce dans le muscle. Une autre propose que des cellules du muscle se transforment en tissu de type endomètre. Une revue systématique de 2021 a aussi passé en revue des modifications du système immunitaire.

Les facteurs de risque sont encore mal établis. On rencontre l'adénomyose surtout chez des femmes de plus de 30 ans qui ont eu des grossesses, mais elle peut aussi apparaître chez de jeunes femmes. Certains travaux évoquent un lien avec des interventions antérieures sur l'utérus. Ce lien n'est pas assez solide pour en tirer des conseils personnels. Retenez l'essentiel : vous n'avez rien fait pour la provoquer.

Adénomyose, endométriose et fibromes : trois maladies voisines

Les trois maladies peuvent exister ensemble. Une méta-analyse de 2023 a trouvé, chez des femmes ayant des difficultés à concevoir, une adénomyose avec endométriose dans 6 % des cas, avec fibromes dans 1 % des cas, et avec endométriose ou fibromes dans 7 % des cas. Un examen soigneux est donc nécessaire pour savoir quelle maladie explique quel symptôme. Une femme peut avoir des fibromes qui ne causent aucun symptôme, et une adénomyose qui cause tous ses symptômes.

L'adénomyose est-elle un cancer ?

Non. L'adénomyose est une maladie bénigne. Elle n'est pas un cancer et ne se transforme pas habituellement en cancer. Une étude rétrospective de 2026, menée dans un seul centre sur 685 femmes, a trouvé plus de lésions de la muqueuse (polypes, hyperplasie) chez les femmes ayant une adénomyose diffuse que chez celles ayant une forme focale : 49,5 % contre 35,6 %. Ces résultats viennent d'un seul hôpital et demandent confirmation. Ils expliquent surtout pourquoi un saignement anormal persistant doit toujours être exploré, et non attribué à l'adénomyose d'emblée.

Comment diagnostique-t-on l'adénomyose ?

Le diagnostic repose sur trois piliers : vos symptômes, l'examen clinique et l'imagerie. Un gynécologue peut suspecter une adénomyose devant des règles abondantes et douloureuses avec un utérus augmenté de volume et sensible à l'examen. L'imagerie confirme le doute. Le diagnostic définitif, au sens strict, reste celui du laboratoire après ablation de l'utérus. Mais on n'opère pas pour poser un diagnostic.

L'échographie par voie vaginale

Les recommandations britanniques NICE sur les règles abondantes proposent l'échographie par voie vaginale, de préférence à l'échographie abdominale ou à l'IRM, quand les règles abondantes s'accompagnent de fortes douleurs de règles ou d'un utérus gros et sensible évoquant une adénomyose. Les experts du groupe MUSA (Morphological Uterus Sonographic Assessment) ont publié en 2015 un consensus qui définit les termes utilisés pour décrire les images du muscle de l'utérus.

En 2022, une procédure Delphi réunissant 16 échographistes européens a précisé les définitions de ces signes. Les experts ont recommandé l'échographie 3D pour mieux voir la zone de jonction. Ils ont aussi conseillé de distinguer des signes « directs », qui montrent la présence de tissu d'endomètre dans le muscle, et des signes « indirects », comme un utérus globuleux ou un épaississement asymétrique de la paroi. Les critères restent discutés. La qualité du diagnostic dépend beaucoup de l'expérience de l'opérateur.

L'IRM pelvienne

L'IRM donne une image détaillée de la paroi de l'utérus. Elle est utile quand l'échographie ne suffit pas, quand fibromes et adénomyose coexistent, avant une chirurgie qui conserve l'utérus ou avant une embolisation. Elle aide aussi à distinguer une forme diffuse d'une forme focale. Une revue de 2026 sur l'adénomyose et les fibromes rappelle que l'échographie vaginale reste le premier examen et que l'IRM est précieuse dans les cas complexes et pour préparer une intervention.

Les autres examens

  • L'hystéroscopie, avec biopsie de l'endomètre, pour éliminer un polype ou une lésion de la muqueuse, surtout en cas de saignements persistants ou de facteurs de risque. NICE ne recommande pas de biopsie « à l'aveugle » : elle se fait pendant l'hystéroscopie.

  • La prise de sang : hémoglobine et ferritine pour l'anémie, test de grossesse si nécessaire, bilan de coagulation si les règles sont abondantes depuis l'adolescence.

  • Un bilan de fertilité si une grossesse est souhaitée : réserve ovarienne, perméabilité des trompes, spermogramme du conjoint.

Examen

Intérêt dans l'adénomyose

Limites

Échographie vaginale (2D, 3D)

Premier examen. Signes directs et indirects selon MUSA.

Dépend de l'expérience de l'opérateur

IRM pelvienne

Précise la forme, la taille, les fibromes associés. Prépare la chirurgie ou l'embolisation.

Coût, disponibilité

Hystéroscopie et biopsie

Élimine un polype ou une lésion de la muqueuse

Ne diagnostique pas l'adénomyose profonde

Analyses de sang

Mesurent l'anémie et la réserve de fer

Ne confirment pas la maladie

Histologie après hystérectomie

Confirmation définitive

On n'opère pas pour poser le diagnostic

Que préparer pour un avis à distance ?

Pour un deuxième avis ou une planification, rassemblez les documents suivants. Le médecin traitant décide ensuite, après avoir étudié votre dossier.

  • Les comptes rendus d'échographie et d'IRM, avec les images si possible.

  • Vos résultats d'hystéroscopie ou d'anatomie pathologique, s'ils existent.

  • Un calendrier de vos règles avec leur abondance, la douleur, les saignements entre les règles.

  • Les traitements déjà essayés (anti-inflammatoires, acide tranexamique, pilule, stérilet hormonal, dienogest, analogues de la GnRH) et leur effet.

  • Vos antécédents obstétricaux et votre projet de grossesse.

  • Les résultats de prise de sang récents.

Quelles sont les options de traitement de l'adénomyose ?

Le traitement de l'adénomyose en Turquie, comme dans le reste du monde, suit une échelle. On commence par les traitements qui calment les symptômes. On passe à des procédures qui gardent l'utérus quand les médicaments ne suffisent pas ou ne conviennent pas. L'ablation de l'utérus est l'option définitive, réservée aux femmes qui ne souhaitent plus de grossesse. Il n'existe pas de médicament qui guérisse l'adénomyose. Les traitements hormonaux contrôlent la maladie tant qu'ils sont pris, et les symptômes peuvent revenir à l'arrêt.

Ne pas traiter, surveiller

Une adénomyose sans symptôme, découverte par hasard, n'a pas besoin de traitement. Les règles peuvent d'ailleurs s'atténuer après la ménopause, quand les hormones baissent. Si les symptômes sont modérés, un suivi simple peut suffire, avec une réévaluation en cas de changement.

Les antalgiques et anti-inflammatoires

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l'acide méfénamique ou le naproxène, soulagent les douleurs de règles. Le NHS les cite parmi les traitements des règles abondantes. NICE les range parmi les options non hormonales. Ils se prennent pendant les règles, sur prescription ou selon les conseils du médecin. Ils n'arrêtent pas la maladie. Ils peuvent irriter l'estomac et ne conviennent pas à toutes les femmes.

L'acide tranexamique

L'acide tranexamique est un médicament non hormonal qui réduit les saignements. Il se prend uniquement pendant les règles. NICE le cite parmi les options si le stérilet hormonal est refusé ou ne convient pas. Il ne soulage pas la douleur, mais il peut réduire l'abondance. Il est contre-indiqué en cas d'antécédent de caillot dans les veines, et vous devez en parler à votre médecin.

Le stérilet hormonal (SIU au lévonorgestrel)

C'est un petit dispositif placé dans l'utérus, qui libère une hormone localement. NICE recommande d'envisager ce stérilet en première intention pour les règles abondantes quand aucune lésion n'est trouvée, quand les fibromes sont inférieurs à 3 cm et ne déforment pas la cavité, ou quand une adénomyose est suspectée ou diagnostiquée. NICE note que cet usage est hors autorisation pour certains modèles. Elle précise qu'il faut attendre au moins 6 cycles pour juger l'effet, car les saignements peuvent être irréguliers au début, parfois plus de 6 mois.

La pilule et les progestatifs

Les contraceptifs hormonaux combinés et les progestatifs pris en continu peuvent atténuer ou supprimer les règles. NICE rappelle que la contraception à base de progestatifs seuls peut supprimer les règles, ce qui peut aider. Le dienogest est un progestatif souvent utilisé en cas d'endométriose et d'adénomyose. Une méta-analyse de 2026 publiée dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada a comparé le stérilet au lévonorgestrel et le dienogest dans 8 études (527 femmes).

À 3 et 6 mois, on ne voyait pas de différence entre les deux pour la douleur, le volume de l'utérus ou les saignements. À 12 mois, le stérilet réduisait davantage le volume utérin, tandis que le dienogest soulageait davantage la douleur. Les auteurs soulignent le faible nombre d'études.

Les analogues et antagonistes de la GnRH

Ces médicaments mettent les ovaires au repos et créent un état proche de la ménopause. Ils réduisent le volume de l'utérus et les saignements. Ils sont utilisés pour une période limitée, car ils entraînent des bouffées de chaleur et peuvent fragiliser les os. Les symptômes peuvent revenir à l'arrêt.

Une méta-analyse de 2025 publiée dans Medicine, portant sur 5 études et 520 patientes, a montré que l'association du dienogest à un analogue de la GnRH améliorait la douleur, l'hémoglobine, le CA-125 et le volume de l'utérus mieux que l'un ou l'autre seul, sans plus d'effets indésirables. Ces résultats viennent d'un petit nombre d'études.

L'embolisation des artères utérines

L'embolisation consiste à boucher les artères qui alimentent l'utérus, par un cathéter introduit par l'artère du poignet ou de l'aine, sans ouvrir le ventre. Elle est réalisée par un radiologue interventionnel. Elle est utilisée pour les fibromes, et aussi pour l'adénomyose chez des femmes sélectionnées.

Une revue systématique de 2026 publiée dans CVIR Endovascular a analysé 22 études et 1 701 patientes traitées pour une adénomyose résistante au traitement. Une amélioration importante des saignements, des douleurs de règles et de la pesanteur a été constatée chez 1 301 patientes (76,4 %) à court et moyen terme. Les réinterventions et les hystérectomies étaient rares, et les complications surtout mineures.

Ces données viennent d'études d'observation, sans comparaison directe avec la chirurgie, et le recul est limité. Pour la grossesse après embolisation, une revue de 2026 trouve seulement 9 publications et des données très limitées. NICE demande d'informer clairement les femmes qui souhaitent une grossesse de l'incertitude sur les effets de la procédure sur la fertilité. L'embolisation n'est donc pas un traitement de première intention de la fertilité.

Les ultrasons focalisés et autres techniques d'ablation

Les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) détruisent le tissu malade par la chaleur, sans incision. Ils sont utilisés dans certains pays pour l'adénomyose. Une méta-analyse de 2024 (10 études, 557 patientes désireuses d'enfant) donne un taux de grossesse de 53,4 % et de naissance vivante de 35,2 %, mais les auteurs jugent les preuves très faibles.

Une méta-analyse plus récente (2026, 15 études, 3 730 patientes) rapporte un taux de grossesse de 54,6 % chez les femmes désireuses d'enfant. Les études sont hétérogènes, souvent non comparatives. Ce n'est pas un traitement de référence reconnu partout, et la disponibilité en Turquie doit être vérifiée avec le centre.

La chirurgie qui garde l'utérus : l'adénomyomectomie

L'adénomyomectomie retire la zone atteinte et reconstruit la paroi de l'utérus. Elle est surtout discutée pour les formes focales, ou pour des femmes très symptomatiques qui souhaitent garder leur utérus. Une revue systématique de 2026 a comparé la chirurgie des formes focales et diffuses à partir de 43 études et 3 397 patientes. Elle rapporte que le soulagement des symptômes est possible, mais que l'intervention est complexe.

Une revue de 2026 sur les grossesses après adénomyomectomie conclut que la chirurgie peut améliorer la fertilité chez des patientes bien choisies. Elle prévient toutefois de risques obstétricaux importants : anomalies d'insertion du placenta, naissance prématurée et hémorragie grave. Les séries qui comparent formes focales et diffuses décrivent aussi des ruptures de l'utérus et des hémorragies du post-partum.

Les auteurs réservent cette chirurgie aux femmes très symptomatiques ou en échec de procréation assistée, avec une décision partagée et un suivi de grossesse à haut risque. Une méta-analyse de 2026 sur 22 études rétrospectives n'a pas trouvé de différence de durée d'opération ni de complications entre cœlioscopie et laparotomie, mais une récidive plus basse après laparotomie.

L'hystérectomie

L'hystérectomie retire l'utérus. C'est le seul traitement qui supprime définitivement l'adénomyose. La page d'Acıbadem International sur l'hystérectomie la cite comme une raison fréquente d'opérer : quand les symptômes persistent malgré les médicaments ou des procédures conservatrices, retirer l'utérus peut soulager la douleur et les saignements. Les règles s'arrêtent et la grossesse n'est plus possible. NICE demande une discussion complète avant la décision : sexualité, fertilité, vessie, besoin éventuel d'autres traitements, complications, attentes et aspects psychologiques. NICE précise aussi qu'on ne retire les ovaires qu'avec le souhait exprès et le consentement éclairé de la femme.

L'ablation de l'endomètre

NICE cite l'ablation de seconde génération de l'endomètre parmi les options en cas d'échec des médicaments, pour les règles abondantes. Elle supprime ou réduit les règles mais ne convient pas à qui veut une grossesse : NICE conseille d'éviter toute grossesse et d'utiliser une contraception efficace après l'ablation. Son efficacité en cas d'adénomyose profonde est moins bien documentée. Demandez l'avis d'un spécialiste avant de la choisir.

Option

Pour qui ?

Points forts

Points faibles

Anti-inflammatoires

Douleur de règles

Simples, accessibles

Ne réduisent pas la maladie, irritation de l'estomac

Acide tranexamique

Règles abondantes, hors hormones

Non hormonal, pris pendant les règles seulement

Ne soulage pas la douleur, précautions pour les caillots

Stérilet au lévonorgestrel

Règles abondantes, adénomyose suspectée ou connue

Premier choix selon NICE, durable

Saignements irréguliers au début, attendre 6 cycles

Dienogest, pilule, progestatifs

Douleur et saignements

Efficaces sur la douleur

Effets hormonaux, retour des symptômes à l'arrêt

Analogues de la GnRH

Cas sévères, préparation

Réduisent le volume de l'utérus

Bouffées de chaleur, os, usage limité dans le temps

Embolisation

Adénomyose résistante, sans projet de grossesse immédiat

Garde l'utérus, sans ouverture du ventre

Peu de données sur la grossesse, récidive possible

HIFU et ablation

Cas sélectionnés

Sans incision

Preuves faibles, disponibilité à vérifier

Adénomyomectomie

Forme focale, projet de grossesse, symptômes sévères

Garde l'utérus

Chirurgie complexe, risques de grossesse

Hystérectomie

Pas de projet de grossesse, échec des autres options

Traitement définitif

Grossesse impossible, risques d'une opération

Comment choisir entre toutes ces options ?

Le choix dépend de quatre questions. Souhaitez-vous une grossesse maintenant, plus tard ou jamais ? Quelle est l'intensité de la douleur et des saignements ? Quels traitements avez-vous déjà essayés ? Avez-vous d'autres maladies associées, comme l'endométriose ou des fibromes ? Une femme de 28 ans qui veut un enfant ne recevra pas le même conseil qu'une femme de 46 ans épuisée par des saignements. Le médecin décide avec vous, après avoir étudié votre dossier.

Adénomyose et ménopause

L'adénomyose a tendance à se calmer après la ménopause, quand les œstrogènes baissent. C'est un repère utile pour les femmes proches de la cinquantaine : on peut parfois choisir des traitements transitoires plutôt qu'une opération. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut souffrir en attendant. Des traitements efficaces existent.

Adénomyose, fertilité et grossesse : que faut-il savoir ?

Beaucoup de femmes qui apprennent qu'elles ont une adénomyose s'inquiètent surtout de savoir si elles pourront avoir un enfant. La réponse est : oui, souvent, mais avec plus de précautions. Une méta-analyse de 17 études d'observation, publiée en 2021, a comparé les femmes avec et sans adénomyose traitées par procréation médicalement assistée.

Elle trouve un taux de grossesse clinique plus bas (rapport de cotes de 0,69, intervalle de 0,51 à 0,94) et un taux de fausse couche plus élevé (rapport de cotes de 2,17, intervalle de 1,25 à 3,79). Ces résultats persistaient après prise en compte de l'âge.

Cette même méta-analyse trouve, quel que soit le mode de conception, plus de pré-éclampsie, de naissances prématurées, de césariennes, de présentations anormales du bébé, de bébés petits pour leur âge et d'hémorragies après l'accouchement. Une méta-analyse de 2025 sur 11 études et 15 015 participantes retrouve plus de fausses couches, de rupture prématurée des membranes, de prématurité, de petits poids et de césariennes. Ces chiffres sont des associations. Ils ne disent pas que votre grossesse se passera mal, mais ils justifient un suivi attentif par un obstétricien.

Les auteurs de 2021 ont aussi évoqué un possible rôle protecteur des protocoles de « blocage ultra-long » de l'ovulation par analogue de la GnRH avant l'implantation, mais ils précisent que cela doit être étudié dans des essais randomisés. Il ne faut donc pas considérer ces protocoles comme prouvés. Par ailleurs, les recommandations 2022 de l'ESHRE sur les fausses couches à répétition ont ajouté une nouvelle recommandation sur la recherche d'une adénomyose chez les femmes concernées.

Quelle place pour la FIV ?

La FIV peut être proposée quand l'adénomyose s'accompagne d'une infertilité. La décision de traiter d'abord la maladie (médicament ou chirurgie) ou de passer directement à la FIV se prend au cas par cas, selon l'âge, la réserve ovarienne et la durée de l'infertilité. Chez une femme de plus de 35 ans, le temps compte, et un long traitement préalable n'est pas toujours souhaitable.

Un point légal important concerne la Turquie. Le règlement sur l'assistance médicale à la procréation publié au Journal officiel du 30 septembre 2014 (n° 29135) vise le traitement des couples mariés. Il définit cette prise en charge comme l'utilisation de l'ovocyte de l'épouse et du sperme de l'époux. Le don de gamètes et la gestation pour autrui ne sont donc pas ce que ce texte décrit. Demandez au centre de vous confirmer par écrit ce qui est autorisé dans votre situation avant de planifier un voyage.

Quelles procédures traitent l'adénomyose en Turquie ?

Notre plateforme relie le traitement de l'adénomyose en Turquie à quatre pages d'intervention. Chacune est décrite en détail sur sa propre page. Ici, nous expliquons seulement à qui elle s'adresse.

Hystérectomie

L'hystérectomie est l'option définitive pour les femmes qui ne veulent plus de grossesse et dont les autres traitements ont échoué. D'après la page d'Acıbadem International, l'opération peut se faire par voie vaginale, par cœlioscopie, avec assistance robotique ou par laparotomie, sous anesthésie générale. Elle dure de 1 à 3 heures et nécessite 1 à 3 nuits à l'hôpital, avec une récupération de 4 à 8 semaines. Le choix de la voie dépend de la taille de l'utérus, d'une éventuelle endométriose associée et de l'expérience de l'équipe.

Embolisation des fibromes

La page « Embolisation des fibromes » décrit la technique d'embolisation des artères utérines. Pour l'adénomyose, l'embolisation est utilisée chez des femmes sélectionnées, comme le montre la revue de 2026. Elle ne figure pas sur la page d'Acıbadem consacrée aux fibromes comme traitement de l'adénomyose. Demandez donc à l'équipe si elle a l'expérience de cette indication et si elle la propose dans votre cas, car l'indication diffère de celle des fibromes.

Chirurgie de l'endométriose

L'adénomyose et l'endométriose coexistent souvent. Si une endométriose profonde est suspectée, une exploration par cœlioscopie peut être discutée. La page « Chirurgie de l'endométriose » décrit cette opération. Elle ne traite pas l'adénomyose elle-même, mais elle peut faire partie du plan quand les deux maladies sont présentes.

Fécondation in vitro (FIV)

La FIV s'adresse aux couples dont l'infertilité persiste. Son déroulement est détaillé sur sa propre page. Le règlement turc de 2014 la réserve aux couples mariés qui utilisent leurs propres gamètes.

Qui propose ces actes parmi nos hôpitaux partenaires ?

Nous n'affichons que les hôpitaux pour lesquels une source officielle indique qu'ils traitent cette maladie. La page d'Acıbadem International sur l'hystérectomie cite l'adénomyose parmi les maladies traitées et liste l'opération dans 11 hôpitaux, dont Maslak à Istanbul. La page officielle de Liv Hospital sur l'hystérectomie décrit l'adénomyose et indique des gynécologues à Liv Hospital Ulus (Istanbul). Ces sources portent sur l'hystérectomie. Pour les autres options conservatrices, demandez à l'équipe de confirmer qu'elle les pratique. Le médecin sera confirmé au moment du devis, après examen de votre dossier.

Quand a-t-il un sens de se faire soigner à l'étranger, et quand non ?

Les raisons qui poussent à voyager

Le traitement de l'adénomyose en Turquie intéresse des femmes pour des raisons concrètes. Certaines ont reçu un diagnostic tardif, après des années de douleurs mal expliquées, et cherchent un centre qui maîtrise l'échographie 3D et l'IRM. D'autres ont essayé plusieurs médicaments sans succès et veulent savoir si une procédure qui garde l'utérus existe. D'autres encore ont reçu l'avis d'une hystérectomie et souhaitent un deuxième avis. Enfin, des couples en parcours de FIV veulent faire le point sur l'effet de l'adénomyose sur leurs chances.

Le voyage a un sens quand le projet est clair et que votre état est stable. Un deuxième avis à distance précède toujours le départ. Il permet de savoir si les options proposées justifient un déplacement.

Les situations où il vaut mieux ne pas voyager

  • Un saignement très abondant, un malaise, une fièvre ou une douleur pelvienne intense : consultez les urgences de votre région sans attendre.

  • Une anémie sévère non corrigée : elle doit d'abord être stabilisée.

  • Une grossesse en cours ou possible : il faut le vérifier avant tout examen ou toute procédure.

  • Un traitement en cours que vous ne devez pas interrompre sans avis : demandez à votre médecin quelles précautions prendre.

  • Une opération déjà décidée comme urgente chez vous.

Dans tous les cas, le médecin qui vous suit décide s'il est raisonnable de voyager, et le médecin turc décide, après avoir étudié votre dossier complet, si l'intervention peut être faite. Pour votre sécurité, un voyage doit se faire dans un état stable et avec l'accord de votre médecin.

Pourquoi choisir la Turquie pour l'adénomyose ?

La Turquie accueille un grand nombre de patients internationaux. D'après l'USHAŞ, l'organisme turc du tourisme de santé, 1 506 442 personnes sont venues recevoir des soins en 2024. Ce chiffre ne détaille pas les spécialités et ne dit rien de la gynécologie en particulier. Il montre seulement que le système d'accueil de patients étrangers est important.

Le règlement sur le tourisme de santé international, publié au Journal officiel du 26 avril 2025, impose une autorisation officielle aux établissements et aux intermédiaires qui accueillent des patients étrangers. Vous pouvez demander à voir cette autorisation. La page d'Acıbadem International indique aussi qu'une partie de ses hôpitaux est accréditée JCI, une accréditation internationale de qualité.

Ces éléments ne garantissent pas un résultat. Ils décrivent un cadre. Ce qui compte pour votre cas, c'est l'expérience de l'équipe pour votre situation précise : à quelle fréquence prend-elle en charge une adénomyose, pose-t-elle le diagnostic avec l'échographie 3D et l'IRM, discute-t-elle toutes les options, y compris celles qui gardent l'utérus ? Ces questions figurent dans la liste en fin de page.

Les équipes de nos hôpitaux partenaires travaillent avec des interprètes en arabe, en français et en anglais. Elles peuvent organiser des consultations à distance avant et après le voyage. Le suivi de longue durée se fait dans votre pays, avec votre gynécologue habituel.

Comment se déroule un voyage de soins pour l'adénomyose ?

Le parcours suit quelques étapes simples et chaque étape peut être adaptée à votre dossier.

Étape

Que se passe-t-il ?

Durée indicative

1. Envoi du dossier

Vous envoyez comptes rendus, images, traitements essayés et projet de grossesse.

Quelques jours

2. Avis à distance

Le gynécologue étudie le dossier, propose un plan et demande des examens si besoin.

Quelques jours

3. Devis et dates

Un devis personnalisé est établi. Les dates sont choisies selon vos règles et votre calendrier.

Quelques jours

4. Arrivée et bilan

Consultation, échographie, IRM si nécessaire, prise de sang, consentement.

1 à 2 jours

5. Procédure

Selon le plan : embolisation, chirurgie ou hystérectomie.

De quelques dizaines de minutes à plusieurs heures

6. Hospitalisation et repos

Surveillance de la douleur, des saignements et de la sortie.

1 à 3 nuits pour une hystérectomie

7. Retour et suivi

Résultat de l'analyse du tissu, suivi dans votre pays.

Semaines et mois suivants

Visa et formalités

L'obligation de visa dépend de votre nationalité. Vérifiez-la sur le portail officiel evisa.gov.tr ou auprès du consulat de Turquie le plus proche. Prévoyez un passeport valide, vos dossiers médicaux et une assurance voyage. Si vous êtes mariée et prévoyez une FIV, emportez aussi votre acte de mariage, car le règlement turc de 2014 demande de présenter les pièces d'identité et le certificat de mariage des deux époux.

Combien de temps rester ?

La durée dépend de la procédure. Pour une hystérectomie, la page d'Acıbadem International indique 1 à 3 nuits d'hôpital et une récupération de 4 à 8 semaines. Le séjour en Turquie est plus court que la récupération, et le retour se fait quand le médecin l'autorise. Prévoyez une marge pour un contrôle avant le départ. Pour les autres options, la durée est précisée dans le plan.

Quelle récupération, quels résultats et quel suivi ?

Après une hystérectomie

Selon Acıbadem International, la récupération complète prend de 4 à 8 semaines. Votre chirurgien précisera quand reprendre le travail, la conduite, le sport et les rapports. Les règles s'arrêtent. Si les ovaires sont conservés, la ménopause ne survient pas du fait de l'opération, mais NICE rappelle qu'il existe un risque de perte de la fonction ovarienne, même quand les ovaires sont conservés. Vous devez en discuter avec votre chirurgien.

Après une procédure qui garde l'utérus

Après une embolisation, des douleurs pelviennes et de la fatigue sont fréquentes les premiers jours. Les saignements s'améliorent en quelques cycles. Après une chirurgie conservatrice, la récupération dépend de la voie (cœlioscopie ou laparotomie). Les règles peuvent revenir à leur rythme initial avec le temps : un suivi est nécessaire. Dans les revues disponibles, les réinterventions étaient peu fréquentes à moyen terme, mais le recul reste limité.

Quand envisager une grossesse ?

Cela dépend de la procédure. Après une chirurgie sur la paroi de l'utérus, certains chirurgiens conseillent d'attendre plusieurs mois pour que la cicatrice se consolide. Il n'existe pas de règle universelle prouvée. Demandez un plan écrit pour la contraception, le délai avant une tentative de grossesse et le mode d'accouchement. Après une adénomyomectomie, le risque de rupture de la cicatrice de l'utérus justifie de discuter à l'avance du mode d'accouchement avec un obstétricien expérimenté.

Ce qui continue dans votre pays

  • Le contrôle de l'hémoglobine et de la ferritine, et le traitement du fer si nécessaire.

  • Le suivi gynécologique et l'échographie de contrôle après une procédure conservatrice.

  • Le traitement hormonal au long cours, s'il est prescrit, avec une réévaluation régulière.

  • Le suivi obstétrical d'une grossesse, avec un obstétricien informé de l'adénomyose.

  • La prise en charge de la douleur et un soutien psychologique si besoin.

Contactez votre médecin sans attendre en cas de fièvre, de douleurs de plus en plus fortes, de saignements abondants ou de malaise. Ces signes sont des urgences à traiter près de chez vous.

Quels sont les risques et les complications des traitements ?

Aucun traitement n'est sans risque, et le traitement de l'adénomyose en Turquie suit les mêmes règles que partout. Voici les principaux risques, avec les chiffres disponibles.

Traitement

Risques et limites

Anti-inflammatoires

Irritation de l'estomac, précautions en cas de maladie des reins ou d'ulcère.

Acide tranexamique

Précautions en cas d'antécédent de caillot.

Stérilet hormonal

Saignements irréguliers les premiers mois (parfois plus de 6 mois selon NICE), expulsion possible.

Dienogest, progestatifs

Saignements irréguliers, effets hormonaux. Les symptômes peuvent revenir à l'arrêt.

Analogues de la GnRH

Bouffées de chaleur, fragilité des os en cas d'usage prolongé, retour des symptômes à l'arrêt.

Embolisation

Douleur après le geste, complications surtout mineures dans une revue de 22 études. Incertitude sur la fertilité (NICE).

Adénomyomectomie

Hémorragie, adhérences. En cas de grossesse : anomalies d'insertion du placenta, prématurité, hémorragie ; ruptures de l'utérus décrites dans les séries.

Hystérectomie

Saignement, infection, lésion de la vessie ou de l'intestin, caillots. NICE signale un risque accru de complications graves quand des fibromes sont présents.

Les complications dépendent de l'état de santé, de la complexité du geste et de l'expérience de l'équipe. Posez la question de l'expérience de votre chirurgien pour l'acte précis que vous envisagez. Un chirurgien qui prend en charge régulièrement l'adénomyose reconnaît mieux ses formes et ses limites.

Combien coûte le traitement de l'adénomyose en Turquie ?

Le prix réel dépend de votre dossier. Il n'existe pas de tarif unique. Voici les éléments qui font varier le devis.

  • La procédure : médicaments seuls, embolisation, chirurgie conservatrice ou hystérectomie, et la voie choisie.

  • L'anesthésie et la durée de l'opération.

  • L'hôpital, la chambre et le nombre de nuits.

  • Les examens : IRM, échographie 3D, analyses, anatomie pathologique.

  • Les honoraires du chirurgien, de l'anesthésiste et du radiologue.

  • Les frais de séjour : hébergement, transferts, interprète, assurance.

  • Une éventuelle prise en charge de la fertilité, calculée à part.

À titre indicatif seulement, la page d'Acıbadem International sur l'hystérectomie affiche « From EUR 10,000 » (à partir de 10 000 euros), avec une date de mise à jour de septembre 2026. Ce n'est pas un devis. Il s'agit d'un prix d'appel qui ne dit pas ce qu'il comprend, et il ne concerne que l'hystérectomie. Les autres options n'ont pas de prix officiel que nous ayons trouvé. Un devis personnalisé est établi après l'étude de votre dossier. Demandez ce qu'il comprend et ce qu'il ne comprend pas.

Quelles questions poser à votre médecin avant de décider ?

  • Mon diagnostic d'adénomyose repose-t-il sur l'échographie, l'IRM ou les deux ? Les fibromes ou l'endométriose sont-ils aussi présents ?

  • Mes symptômes s'expliquent-ils par l'adénomyose, ou par une autre cause, comme un polype ?

  • Quels traitements non chirurgicaux ai-je encore à essayer, et pendant combien de temps ?

  • Le stérilet hormonal est-il une option pour moi ?

  • Si je veux une grossesse, quelles options garde-t-on, et quel est le calendrier ?

  • Quelle procédure conservatrice est adaptée à ma forme (diffuse ou focale) et quels sont ses risques pour une grossesse ?

  • Si une hystérectomie est proposée, quelle voie, et que deviennent mes ovaires ?

  • Quelle est votre expérience de l'adénomyose, et combien de cas traitez-vous par an ?

  • Quel suivi dois-je faire chez moi, et que faire en cas de saignement ou de fièvre ?

  • Quel est le coût total, et que comprend le devis ?

Traitements et interventions pour cette pathologie

Questions fréquentes

L'adénomyose est-elle dangereuse ou cancéreuse ?

Non. L'adénomyose est une maladie bénigne et ne devient pas habituellement un cancer. Elle peut toutefois gêner beaucoup : règles abondantes, douleurs, anémie, difficultés de grossesse. Un saignement anormal persistant doit toujours être exploré, car d'autres causes, comme un polype, peuvent coexister. Le médecin décide après examen de votre dossier.

Quelle est la différence entre adénomyose, endométriose et fibrome ?

Dans l'adénomyose, le tissu de l'endomètre pénètre la paroi musculaire de l'utérus. Dans l'endométriose, il se trouve en dehors de l'utérus. Un fibrome est une tumeur bénigne du muscle, aux limites nettes. Les trois peuvent coexister : une méta-analyse de 2023 trouve une adénomyose avec endométriose dans 6 % des cas chez des femmes infertiles.

Comment diagnostique-t-on l'adénomyose ?

Par vos symptômes, l'examen clinique et l'imagerie. NICE recommande d'abord l'échographie par voie vaginale quand les règles abondantes s'accompagnent de fortes douleurs ou d'un utérus gros et sensible. L'IRM aide dans les cas complexes et avant une intervention. La confirmation définitive est faite au laboratoire après ablation de l'utérus, mais on n'opère pas pour poser le diagnostic.

Quels médicaments soulagent l'adénomyose ?

Les anti-inflammatoires soulagent la douleur de règles. L'acide tranexamique réduit les saignements. Le stérilet au lévonorgestrel est le premier choix selon NICE pour les règles abondantes. Le dienogest et d'autres progestatifs, la pilule et les analogues de la GnRH sont d'autres options. Ils contrôlent la maladie sans la guérir, et les symptômes peuvent revenir à l'arrêt.

Le stérilet hormonal est-il efficace ?

NICE recommande de l'envisager en première intention en cas d'adénomyose suspectée ou diagnostiquée. Il faut attendre au moins 6 cycles pour juger l'effet, car les saignements peuvent être irréguliers au début. Une méta-analyse de 2026 (8 études, 527 femmes) ne montre pas de différence avec le dienogest à 3 et 6 mois ; à 12 mois, le stérilet réduit davantage le volume de l'utérus.

L'embolisation est-elle une alternative à l'hystérectomie ?

Pour certaines femmes, oui. Une revue de 2026 (22 études, 1 701 patientes) rapporte une nette amélioration des symptômes chez 76,4 % des femmes, avec peu de réinterventions. Mais ces données sont observationnelles et le recul est limité. L'effet sur la grossesse est incertain, et NICE demande d'en informer les femmes qui souhaitent un enfant.

Peut-on retirer l'adénomyose en gardant l'utérus ?

Parfois, par adénomyomectomie, surtout pour une forme focale. Une revue de 2026 conclut que la chirurgie peut améliorer la fertilité chez des patientes bien choisies, mais avec des risques obstétricaux importants : anomalies d'insertion du placenta, prématurité, hémorragie grave. Des ruptures de l'utérus sont aussi décrites dans les séries. Elle est réservée aux femmes très symptomatiques ou en échec de procréation assistée.

Quand l'hystérectomie est-elle indiquée ?

Quand les symptômes persistent malgré les médicaments ou les procédures conservatrices et que vous ne souhaitez plus de grossesse. C'est le seul traitement qui supprime définitivement l'adénomyose. Les règles s'arrêtent et la grossesse n'est plus possible. NICE demande une discussion complète avant la décision, et ne retire les ovaires qu'avec votre accord exprès.

Peut-on avoir un enfant avec une adénomyose ?

Oui, souvent, mais avec plus de précautions. Une méta-analyse de 17 études montre, après procréation assistée, moins de grossesses cliniques (rapport de cotes de 0,69) et plus de fausses couches (2,17). Des risques de prématurité et de pré-éclampsie sont aussi décrits. Un suivi obstétrical attentif est conseillé. Beaucoup de femmes ont des bébés en bonne santé.

La FIV est-elle possible en Turquie ?

Elle peut être proposée quand l'adénomyose s'accompagne d'une infertilité. Le règlement turc de 2014 vise les couples mariés et définit le traitement comme l'usage de l'ovocyte de l'épouse et du sperme de l'époux. Le don de gamètes et la gestation pour autrui ne sont pas ce qu'il décrit. Demandez au centre de confirmer par écrit ce qui est permis dans votre cas.

Peut-on voyager en cas de saignement abondant ?

Non. Un saignement très abondant, un malaise, de la fièvre ou une douleur pelvienne forte sont des urgences à traiter immédiatement près de chez vous. Un voyage n'est possible que si votre état est stable et que votre médecin l'autorise. Le médecin turc décide ensuite, après avoir étudié votre dossier, si l'intervention peut être faite.

Combien coûte le traitement de l'adénomyose en Turquie ?

Cela dépend de la procédure, de l'hôpital et du séjour. À titre indicatif, la page d'Acıbadem International sur l'hystérectomie affiche « From EUR 10,000 » (mise à jour de septembre 2026), sans préciser ce que ce prix comprend. Ce n'est pas un devis. Nous n'avons trouvé aucun prix officiel pour les autres options. Un devis personnalisé est établi après étude de votre dossier.

Références et sources

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  2. NHS : Heavy periods — NHS
  3. OMS : Anaemia, fiche d'information — Organisation mondiale de la santé
  4. Diagnosing adenomyosis : an integrated clinical and imaging approach — Hum Reprod Update 2020
  5. Global prevalence of adenomyosis and endometriosis : systematic review and meta-analysis — Reprod Biol Endocrinol 2025
  6. Prevalence of adenomyosis in women with subfertility : systematic review and meta-analysis — Ultrasound Obstet Gynecol 2023
  7. Prevalence of adenomyosis in adolescents : diagnostic process and symptoms, systematic review — Ginekol Pol 2025
  8. Consensus on revised definitions of MUSA features of adenomyosis : modified Delphi procedure — Ultrasound Obstet Gynecol 2022
  9. Terms, definitions and measurements to describe sonographic features of myometrium and uterine masses : MUSA consensus — Ultrasound Obstet Gynecol 2015
  10. Fertility, pregnancy and neonatal outcomes of patients with adenomyosis : systematic review and meta-analysis — Reprod Biomed Online 2021
  11. Comparison between levonorgestrel-releasing intrauterine device and dienogest for adenomyosis : systematic review with meta-analysis — J Obstet Gynaecol Can 2026
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  13. Uterine artery embolization for the treatment of symptomatic adenomyosis : a systematic review — CVIR Endovasc 2026
  14. Pregnancy outcomes of adenomyosis after treatment with HIFU : systematic review and meta-analysis — Reprod Sci 2026
  15. Systematic review and meta-analysis of reproductive outcomes after HIFU treatment of adenomyosis — Best Pract Res Clin Obstet Gynaecol 2024
  16. Focal and diffuse adenomyomectomy : systematic review of comparative outcomes — J Minim Invasive Gynecol 2026
  17. Outcome of pregnancy after adenomyomectomy : a review — Obstet Gynecol Sci 2026
  18. ESHRE guideline : recurrent pregnancy loss, an update in 2022 — Hum Reprod Open 2023
  19. Acıbadem International : Hysterectomy — Acıbadem International
  20. Liv Hospital : Histerektomi (rahim alınması) ameliyatı — Liv Hospital
  21. Yönetmelik : Üremeye Yardımcı Tedavi Uygulamaları ve Merkezleri (Resmî Gazete, 30 septembre 2014, n° 29135) — Resmî Gazete
  22. Uluslararası Sağlık Turizmi ve Turistin Sağlığı Hakkında Yönetmelik (Resmî Gazete, 26 avril 2025) — Resmî Gazete
  23. USHAŞ : données du tourisme de santé — USHAŞ

Hôpitaux qui prennent en charge cette pathologie

Groupe hospitalier Acibadem IstanbulSarıyer, IstanbulAcibadem Istanbul désigne le réseau des 12 hôpitaux privés du groupe Acibadem dans la ville. Nafes Premium vous oriente le plus souvent vers l'hôpital Acibadem Maslak, son site phare pour les patients étrangers.JCI
Liv Hospital UlusBeşiktaş, IstanbulSitué à Beşiktaş, sur la rive européenne d'Istanbul, Liv Hospital Ulus reçoit depuis 2013 des patients de nombreux pays. On y traite le cancer, le cœur, les os, le dos et les problèmes de fertilité.JCI
Hôpitaux Memorial IstanbulŞişli, IstanbulMemorial Istanbul désigne les 4 hôpitaux du groupe Memorial dans la ville : Şişli, Ataşehir, Bahçelievler et Göztepe. Cette page présente surtout Memorial Şişli, le premier hôpital du groupe, vers qui Nafes Premium oriente le plus souvent.JCI
Hôpital universitaire GaziYenimahalle, AnkaraL'hôpital Gazi est l'hôpital de la faculté de médecine de l'université Gazi, à Ankara. Il soigne depuis 1979 et reçoit aussi des patients venus de l'étranger.
Liv Hospital AnkaraÇankaya (Kavaklıdere), AnkaraAu centre de la capitale turque, Liv Hospital Ankara soigne depuis 2014 des patients de Turquie et de l'étranger. Il est connu pour le cancer, les maladies du sang, la chirurgie par robot et le cœur.
Medicana International IstanbulBeylikdüzü, IstanbulMedicana Istanbul est l'hôpital du groupe Medicana situé à Beylikdüzü, sur la rive européenne. Il réunit le cancer, le cœur, les greffes et la FIV dans un même lieu, avec un bureau dédié aux patients étrangers.

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