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Chirurgie générale

Hyperthyroïdie

Également appelée: Maladie de Basedow, Maladie de Graves, Hyperthyroïdie et maladie de Basedow, Hyperthyroidism

Le traitement de l'hyperthyroïdie en Turquie intéresse des patients du monde entier, pour une chirurgie ou un deuxième avis. Cette page explique la maladie de Basedow et les autres causes, les trois grands traitements, les risques et le suivi, avec des chiffres sourcés.

Rédigé par AdministratorMis à jour le:

L'hyperthyroïdie est un excès d'hormones thyroïdiennes, le plus souvent dû à la maladie de Basedow. Les trois traitements sont les médicaments antithyroïdiens, l'iode radioactif et la thyroïdectomie. Le traitement de l'hyperthyroïdie en Turquie concerne surtout la chirurgie ou un deuxième avis, quand la maladie est stabilisée. Une crise aiguë se traite sur place, et votre endocrinologue reste votre premier interlocuteur.

Points clés

  • Selon l'Association européenne de la thyroïde, l'hyperthyroïdie touche 1,2 à 1,6 % de la population et la maladie de Basedow 1 à 1,5 %.
  • Après 12 à 18 mois de méthimazole, la rémission atteint au maximum 50 à 55 % ; une méta-analyse rapporte 52,7 % de rechute après l'arrêt, contre 15 % après l'iode radioactif et 10 % après la chirurgie.
  • Avec les antithyroïdiens, l'agranulocytose touche 0,1 à 1,0 % des patients : fièvre ou mal de gorge imposent de consulter tout de suite.
  • D'après l'American Thyroid Association, après thyroïdectomie totale : enrouement temporaire 5 à 7 %, atteinte définitive du nerf environ 0,5 %, calcium bas 1 à 3 %.
  • Une crise aiguë thyrotoxique (fièvre, cœur très rapide, confusion) est une urgence à traiter sur place ; la mortalité citée est d'environ 10 %.

Qu'est-ce que l'hyperthyroïdie ?

L'hyperthyroïdie est une maladie dans laquelle la glande thyroïde fabrique trop d'hormones. La thyroïde est une petite glande en forme de papillon, située à la base du cou. Elle règle la vitesse à laquelle le corps brûle son énergie. Quand elle s'emballe, le cœur bat plus vite, le corps chauffe, le poids baisse et les nerfs sont à vif. Cette page explique la maladie et la place du traitement de l'hyperthyroïdie en Turquie.

La bonne nouvelle est que l'hyperthyroïdie se soigne très bien. Il existe plusieurs traitements efficaces, et la plupart des patients retrouvent une vie normale. Le point difficile est de choisir le bon traitement au bon moment, avec un endocrinologue. Cette page vous aide à comprendre les options. Elle ne remplace pas votre médecin. Les urgences et les décisions de départ se prennent avec l'équipe qui vous suit.

Hyperthyroïdie, thyrotoxicose : les mots à connaître

Les médecins distinguent deux mots proches. La thyrotoxicose désigne un excès d'hormones thyroïdiennes dans le sang, quelle qu'en soit la cause. L'hyperthyroïdie désigne le cas où la glande elle-même en produit trop. Dans la vie courante, on utilise souvent le même mot pour les deux. On parle aussi d'hyperthyroïdie franche, quand la TSH est basse et les hormones élevées, et d'hyperthyroïdie fruste (ou subclinique), quand la TSH est basse mais les hormones restent normales.

Une maladie fréquente

Les recommandations 2018 de l'Association européenne de la thyroïde (ETA) indiquent que l'hyperthyroïdie touche 1,2 à 1,6 % de la population : 0,5 à 0,6 % pour les formes franches et 0,7 à 1,0 % pour les formes frustes. La maladie de Basedow, nommée aussi maladie de Graves, touche 1 à 1,5 % des personnes. Son incidence est de 20 à 30 cas pour 100 000 personnes par an. Le risque au cours de la vie est d'environ 3 % chez la femme et 0,5 % chez l'homme.

Le National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK) américain estime qu'environ 1 personne sur 100, à partir de 12 ans, a une hyperthyroïdie. Le NHS britannique précise qu'elle est environ 10 fois plus fréquente chez les femmes et qu'elle débute souvent entre 20 et 40 ans. L'ETA situe le pic entre 30 et 60 ans. Chez les personnes âgées, les signes peuvent être discrets et trompeurs.

Les principales causes

Cause

Ce qui se passe

À savoir

Maladie de Basedow (Graves)

Des anticorps stimulent la thyroïde en continu.

Cause la plus fréquente : environ 4 personnes sur 5 selon le NHS. Peut s'accompagner d'une atteinte des yeux.

Goitre multinodulaire toxique ou nodule toxique

Un ou plusieurs nodules produisent trop d'hormones, sans contrôle.

Plus fréquent chez les personnes âgées et dans les régions pauvres en iode. Ne guérit pas avec les médicaments seuls.

Thyroïdite

La glande est enflammée et laisse fuir ses hormones.

Phase d'hyperthyroïdie souvent brève, de quelques semaines à quelques mois. Elle peut être suivie d'une hypothyroïdie.

Excès d'iode ou de médicaments

Iode en excès, amiodarone, trop de lévothyroxine.

Cause à rechercher. Le NIDDK cite les algues, certains sirops et des compléments.

Adénome hypophysaire à TSH

Une tumeur bénigne de l'hypophyse stimule la thyroïde.

Très rare. La TSH n'est pas basse.

Quels sont les symptômes et les signes d'alerte ?

Les symptômes peuvent apparaître vite ou peu à peu. Le NIDDK et l'American Thyroid Association (ATA) décrivent surtout les signes suivants. Tous ne sont pas présents chez la même personne. Chez certains patients, un seul signe domine, comme la fatigue ou des palpitations.

  • Cœur qui bat vite ou irrégulièrement (palpitations).

  • Tremblement des mains, nervosité, irritabilité, anxiété.

  • Chaleur, transpiration excessive, peau moite.

  • Perte de poids malgré un appétit normal ou augmenté.

  • Selles fréquentes ou diarrhée.

  • Fatigue, faiblesse des muscles, difficulté à dormir.

  • Chute de cheveux, règles plus légères ou plus rares.

  • Gonflement du cou (goitre), gêne pour avaler.

Chez la personne âgée, le NIDDK note que l'hyperthyroïdie peut ressembler à une dépression ou à une démence. Elle peut aussi se limiter à une perte d'appétit ou à un repli sur soi. Chez tout adulte, une fibrillation auriculaire inexpliquée doit faire doser la TSH.

Les complications si la maladie n'est pas traitée

Le NIDDK cite les complications d'une hyperthyroïdie non traitée : rythme cardiaque irrégulier avec risque de caillots, d'accident vasculaire cérébral et d'insuffisance cardiaque, fragilité des os (ostéoporose), troubles des règles et de la fertilité, et atteinte des yeux dans la maladie de Basedow. C'est pourquoi il ne faut pas attendre. Un traitement bien suivi évite la plupart de ces complications.

L'urgence : la crise aiguë thyrotoxique

La crise aiguë thyrotoxique, ou tempête thyroïdienne, est une aggravation brutale et grave. Le NHS la décrit comme une poussée soudaine, qui peut mettre la vie en danger. Le NIDDK indique qu'elle peut être déclenchée par une anesthésie générale lors d'une chirurgie de la thyroïde chez un patient mal préparé. Les recommandations européennes citent une mortalité d'environ 10 %.

Les signes d'alerte sont une forte fièvre, un cœur très rapide, une agitation, une confusion, des vomissements, une diarrhée ou une grande faiblesse. Si cela arrive, appelez les secours ou allez aux urgences les plus proches tout de suite. Une urgence se traite sur place, immédiatement. Elle ne doit jamais être retardée par un voyage.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?

La maladie de Basedow : une maladie auto-immune

Dans la maladie de Basedow, le système immunitaire fabrique des anticorps qui se fixent sur le récepteur de la TSH, à la surface des cellules de la thyroïde. L'ETA les nomme anticorps anti-récepteur de la TSH (TRAb ou TSH-R-Ab). Ils stimulent la glande en continu, qui grossit et produit trop d'hormones. L'ATA précise que la maladie est de 7 à 8 fois plus fréquente chez la femme.

La génétique joue un rôle important. Les études sur les jumeaux estiment à environ 80 % la part génétique de la susceptibilité, selon l'ETA. Environ 30 % des patients ont un proche touché. Aucun gène unique ne permet pourtant de dépister la maladie, d'après l'ATA. Le NIDDK cite aussi comme facteurs de risque d'autres maladies auto-immunes (diabète de type 1, anémie de Biermer, insuffisance surrénale), la prise de grandes quantités d'iode et la grossesse dans les six derniers mois.

Le tabac : un facteur à ne pas sous-estimer

Le tabac augmente la fréquence et la gravité de l'atteinte des yeux dans la maladie de Basedow. L'ATA indique que les problèmes oculaires sont beaucoup plus fréquents et plus sévères chez les fumeurs. Le groupe européen EUGOGO cite le tabagisme parmi les facteurs de risque de l'orbitopathie, avec un dysfonctionnement thyroïdien, un taux élevé d'anticorps, le traitement par iode radioactif et un cholestérol élevé. Arrêter de fumer est donc une vraie décision de santé.

Les autres causes

Les nodules « chauds » ou toxiques produisent des hormones sans contrôle. L'ATA note qu'ils sont plus fréquents quand l'apport alimentaire en iode est faible. Les thyroïdites peuvent suivre une infection virale, une grossesse, des médicaments ou un traumatisme. Le médicament amiodarone, utilisé pour les troubles du rythme, est cité par le NHS comme cause possible. Une dose trop forte de lévothyroxine peut aussi donner les mêmes signes.

Comment l'hyperthyroïdie est-elle diagnostiquée ?

Le diagnostic repose sur des prises de sang, pas sur les symptômes seuls. Le NIDDK le rappelle : l'histoire, l'examen et les examens de laboratoire ou d'imagerie sont nécessaires. L'examen recherche un goitre, un nodule, un cœur rapide, un tremblement, une peau chaude et moite et des signes oculaires.

Les analyses de sang

L'ATA décrit le tableau typique : TSH basse, T4 libre et/ou T3 libre élevées. La TSH est l'hormone de l'hypophyse qui commande la thyroïde. Quand la thyroïde produit trop, la TSH s'effondre. Un dosage des anticorps anti-récepteur de la TSH (TRAb ou TSI) confirme la maladie de Basedow. D'après l'ETA, la sensibilité et la spécificité de ce test sont d'environ 97 % et 98 %.

L'ETA recommande de doser les TRAb pour poser le diagnostic, avant d'arrêter un traitement antithyroïdien, et pendant la grossesse. Les anticorps anti-TPO peuvent aussi être demandés. Si vous prenez de la biotine (vitamine B8), le NHS rappelle qu'elle peut fausser certains dosages. Dites-le à votre médecin avant la prise de sang.

L'imagerie

L'échographie de la thyroïde montre le volume de la glande et ses nodules. Dans la maladie de Basedow, la glande est souvent plus grosse, peu échogène et très vascularisée. La scintigraphie (ou fixation de l'iode radioactif) montre si la glande fixe trop d'iode. Elle aide à distinguer une maladie de Basedow, un nodule toxique et une thyroïdite. Selon l'ATA, une fixation d'iode est recommandée si le test des anticorps est négatif ou indisponible.

Les autres bilans

Selon le contexte, le médecin demande un électrocardiogramme, une prise de sang complète (globules blancs et bilan du foie avant de débuter un médicament antithyroïdien) et un examen ophtalmologique. Une grossesse doit toujours être recherchée chez la femme en âge d'avoir un enfant avant un examen par iode radioactif.

Que faut-il envoyer pour un avis à distance ?

  • Les résultats de TSH, T4 libre et T3 libre, avec les dates et les valeurs normales du laboratoire.

  • Le dosage des TRAb ou TSI, s'il a été fait.

  • Le compte rendu d'échographie et, si elle existe, de scintigraphie.

  • Les traitements pris, avec les doses et les dates, et les éventuels effets indésirables.

  • La dernière numération sanguine et bilan du foie.

  • Le compte rendu d'un examen des yeux s'il y a des signes oculaires.

  • Votre statut tabagique et une éventuelle grossesse ou un projet de grossesse.

Quelles sont les options de traitement de l'hyperthyroïdie ?

Il existe trois grandes voies pour traiter la maladie de Basedow : les médicaments antithyroïdiens, l'iode radioactif et la chirurgie. L'ETA les résume ainsi : on diminue la production d'hormones avec les médicaments, ou on réduit la quantité de tissu thyroïdien avec l'iode radioactif ou la thyroïdectomie totale. Le choix se fait avec le patient, selon son âge, sa maladie, ses yeux, son projet de grossesse et ses préférences.

Les bêtabloquants : soulager vite

L'ATA recommande de commencer par un bêtabloquant (propranolol, aténolol, métoprolol) chez tous les patients hyperthyroïdiens. Il ralentit le cœur et calme le tremblement en quelques heures. Il ne traite pas la maladie, car il ne change pas le taux d'hormones. C'est un traitement de confort, en attendant l'effet des autres.

Les médicaments antithyroïdiens

Le méthimazole (ou thiamazole, carbimazole en France et au Royaume-Uni) bloque la fabrication des hormones. L'ATA et l'ETA le préfèrent à la propylthiouracile (PTU), sauf pendant le début de la grossesse. L'ETA indique qu'un patient adulte traité pour une maladie de Basedow reçoit en général le méthimazole pendant 12 à 18 mois. L'ATA précise que le traitement peut être arrêté si la TSH et les TRAb sont normales à ce moment.

La rémission n'est pas assurée. L'ETA cite une rémission maximale de 50 à 55 % à 12-18 mois. Une méta-analyse rapporte un taux de rechute de 52,7 % après l'arrêt des médicaments, contre 15 % après l'iode radioactif et 10 % après la chirurgie. Une étude (GREAT) a trouvé 37 % de rechute dans les deux ans. La rechute est plus probable quand les TRAb restent élevés ou quand la glande est grosse.

Si les TRAb restent élevés à 12-18 mois, l'ETA propose de poursuivre le méthimazole et de refaire le dosage un an plus tard, ou de choisir un traitement définitif. En cas de rechute, un traitement définitif est conseillé, mais un traitement prolongé à faible dose est possible. Les enfants reçoivent le médicament plus longtemps, 24 à 36 mois selon l'ETA.

Les effets indésirables des médicaments antithyroïdiens

Les effets mineurs (éruption, démangeaisons, douleurs articulaires) touchent 1 à 5 % des patients, selon l'ETA. Deux effets sont rares mais graves : l'agranulocytose, une chute des globules blancs qui expose aux infections, et l'atteinte du foie. L'ETA donne une fréquence d'agranulocytose de 0,1 à 1,0 %. Le tableau de la même source indique un chiffre légèrement différent selon le médicament, preuve que les estimations varient.

Retenez la règle de l'ATA : en cas de fièvre ou de mal de gorge intense sous traitement, consultez tout de suite, faites une numération sanguine et ne reprenez pas le médicament avant l'avis du médecin. De même, la jaunisse, des urines foncées ou des démangeaisons demandent un avis rapide. Ne modifiez jamais la dose seul.

L'iode radioactif

L'iode 131 est avalé sous forme de gélule ou de liquide. Il est capté par la thyroïde et détruit lentement ses cellules. L'ATA précise que presque tous les patients n'ont besoin que d'une dose, environ 10 % en ont besoin d'une seconde. L'ETA rapporte un retour à des taux normaux dans 50 à 90 % des cas en 3 à 12 mois. Une hypothyroïdie, parfois définitive, est fréquente et exige alors un traitement à vie par lévothyroxine.

Cette option a des règles strictes. Elle ne doit pas être utilisée pendant la grossesse ni l'allaitement, d'après l'ATA. L'ETA conseille d'éviter de concevoir pendant au moins 6 mois après le traitement. Elle peut aggraver une atteinte des yeux, ce qui est rapporté chez 15 à 33 % des patients selon la même source, surtout chez les fumeurs. Elle est contre-indiquée en cas d'orbitopathie active ou sévère. Une corticothérapie préventive est conseillée si l'orbitopathie est légère et active.

Après l'iode, le patient doit respecter des précautions pendant quelques jours : ne pas partager les couverts, limiter les contacts proches avec les femmes enceintes et les jeunes enfants. L'ATA indique que ces précautions durent de quelques jours à deux semaines selon la dose. Votre service de médecine nucléaire vous donne les consignes précises.

La chirurgie : thyroïdectomie totale

L'ATA indique que, quand la chirurgie est choisie pour la maladie de Basedow, la thyroïdectomie totale ou presque totale est l'opération de référence. Elle guérit l'hyperthyroïdie dans la grande majorité des cas, avec un taux de rechute d'environ 10 % selon la méta-analyse citée par l'ETA. Le patient est d'abord mis en état normal par les médicaments. Une solution d'iode (iodure de potassium) est donnée avant l'opération, pendant 7 à 10 jours.

L'ETA insiste : l'intervention doit être faite par un chirurgien thyroïdien expérimenté, à fort volume d'activité. Les risques sont décrits plus loin. Après une thyroïdectomie totale, un traitement par lévothyroxine à vie est indispensable. La chirurgie est surtout choisie en cas de gros goitre, de nodule suspect, d'orbitopathie qui contre-indique l'iode, de refus de l'iode ou de désir de grossesse proche.

Cas particuliers : nodule toxique, goitre, thyroïdite

Pour un nodule toxique ou un goitre multinodulaire toxique, l'ATA note que les médicaments contrôlent la maladie mais ne la guérissent pas, car il n'y a pas de rémission spontanée. L'iode radioactif détruit le nodule hyperactif, et la chirurgie peut enlever une moitié de la glande. Pour une thyroïdite, les antithyroïdiens ne servent pas. On soulage les symptômes avec un bêtabloquant et on surveille, car la phase d'hyperthyroïdie est souvent brève.

Iode radioactif ou chirurgie : comment réfléchir ?

Le choix entre iode radioactif ou chirurgie dépend de la taille du goitre, de l'état des yeux, d'un projet de grossesse, d'un nodule suspect et de vos préférences. Il n'y a pas de réponse unique. Deux médecins sérieux peuvent proposer des voies différentes. Le tableau suivant compare les trois options.

Comparer les trois options

Option

Avantages

Limites

Médicaments antithyroïdiens

Pas d'opération ni de radiation. Rémission possible à 12-18 mois.

Rechute fréquente (environ 50 %). Effets indésirables rares mais graves : agranulocytose, foie.

Iode radioactif

Une seule dose suffit presque toujours. Pas de cicatrice.

Hypothyroïdie fréquente. Peut aggraver les yeux. Interdit pendant la grossesse. Précautions de radioprotection.

Thyroïdectomie totale

Guérison rapide et rechute rare (environ 10 %).

Opération sous anesthésie. Risque pour la voix et les parathyroïdes. Lévothyroxine à vie.

Qu'en est-il des yeux : l'orbitopathie de Basedow ?

L'orbitopathie de Basedow, ou ophtalmopathie, est l'atteinte des yeux liée à la maladie. L'ATA estime qu'environ un tiers des patients présentent des signes oculaires, mais que seuls 5 % environ ont une inflammation modérée à sévère, capable d'atteindre la vue. Les signes apparaissent le plus souvent dans les six mois avant ou après le diagnostic. Ils ne dépendent pas de la gravité de l'hyperthyroïdie.

Les signes sont des yeux rouges et irrités, une sensation de sable, des paupières gonflées ou rétractées, une vision double et, dans les formes sévères, un œil qui sort de l'orbite. Une perte de vision, une vision double brutale ou des couleurs qui semblent ternes sont des urgences ophtalmologiques. Consultez le jour même.

Les traitements recommandés

Les recommandations 2021 du groupe EUGOGO indiquent que le choix dépend de l'activité et de la gravité. Dans les formes légères et actives, le contrôle des facteurs de risque, les soins locaux et le sélénium dans les régions pauvres en sélénium suffisent le plus souvent. Dans les formes modérées à sévères et actives, la corticothérapie par voie intraveineuse est plus efficace et mieux tolérée que par voie orale.

Le schéma de première intention est l'association de méthylprednisolone intraveineuse (dose cumulée de 4,5 g en 12 perfusions hebdomadaires) et de mycophénolate. Des traitements de seconde ligne existent : une deuxième cure, la radiothérapie orbitaire et des médicaments biologiques comme le tocilizumab, le rituximab ou le téprotumumab. Une forme menaçant la vue se traite en urgence, par de fortes doses de corticoïdes et, si besoin, une décompression de l'orbite.

EUGOGO recommande aussi de préférer les médicaments antithyroïdiens à l'iode radioactif chez les patients ayant une orbitopathie modérée à sévère et active. Une orientation précoce vers un centre spécialisé est jugée essentielle. Un endocrinologue, un ophtalmologiste, parfois un radiothérapeute et un chirurgien travaillent ensemble.

Hyperthyroïdie et grossesse : que faut-il savoir ?

Une hyperthyroïdie bien contrôlée ne s'oppose pas à une grossesse. Le NIDDK conseille aux femmes qui prévoient une grossesse de contrôler d'abord la maladie. Une hyperthyroïdie sévère non traitée peut nuire à la mère et au bébé. Le NHS cite parmi les risques la pré-éclampsie, la prématurité et la fausse couche. Il ne faut donc jamais arrêter son traitement seule : parlez-en à votre médecin.

Les médicaments antithyroïdiens demandent des précautions. L'ETA indique que le méthimazole peut provoquer des malformations chez 2 à 4 % des enfants exposés, surtout entre la 6e et la 10e semaine. Les femmes traitées par méthimazole qui projettent une grossesse passent donc, d'après l'ETA, à la propylthiouracile pour le premier trimestre. La PTU a un risque propre, hépatique, et un changement peut être refait ensuite. Seul votre médecin règle ce choix.

Les TRAb sont dosés pendant la grossesse. L'ETA précise qu'un taux supérieur à 3 fois la limite normale impose une surveillance du fœtus, avec un nouveau dosage à 18-22 semaines. Les risques de rechute après l'accouchement sont plus élevés : un pic entre 7 et 9 mois. L'allaitement est possible avec des doses limitées de médicament.

Et l'hyperthyroïdie fruste (subclinique) ?

Dans l'hyperthyroïdie fruste, la TSH est basse mais la T4 libre et la T3 libre restent normales. L'ETA situe sa fréquence entre 0,7 et 1,0 % de la population. Elle passe parfois inaperçue. L'ATA précise que la décision de traiter dépend de la cause, des symptômes, de l'âge et d'autres maladies, comme la fragilité des os ou une maladie du cœur.

Chez une personne âgée ou avec une maladie cardiaque, on traite plus volontiers. Chez un patient jeune sans symptôme, on peut surveiller avec un contrôle régulier. Dans tous les cas, on refait le dosage après quelques semaines, car la TSH basse peut être passagère. Ne cherchez pas un traitement à l'étranger pour cette situation sans avoir d'abord consulté un endocrinologue.

Idées reçues sur l'hyperthyroïdie

Idée reçue

Ce que disent les sources

« Je maigris, donc tout va bien. »

Une perte de poids avec appétit normal ou fort est un signal d'alerte (NIDDK). Elle ne doit pas rassurer.

« Les médicaments guérissent toujours. »

La rémission est possible mais pas certaine. L'ETA cite 50 à 55 % de rémission au maximum et une rechute d'environ la moitié des cas.

« L'iode radioactif est dangereux pour la famille. »

Il demande des précautions simples pendant quelques jours, qui sont expliquées par le service de médecine nucléaire (ATA).

« Après l'opération, je serai malade toute ma vie. »

La lévothyroxine remplace l'hormone. Prise correctement, elle permet une vie normale (NHS).

« Les algues et les compléments d'iode soignent la thyroïde. »

Le NIDDK avertit que de grandes quantités d'iode peuvent causer ou aggraver l'hyperthyroïdie.

« Le tabac n'a rien à voir avec la thyroïde. »

Il aggrave les yeux dans la maladie de Basedow (ATA, EUGOGO).

Le cœur, les os et le moral : ce qu'il faut surveiller

L'excès d'hormones fatigue le cœur. Il peut provoquer des palpitations et, chez certains patients, une fibrillation auriculaire. Cette arythmie augmente le risque de caillot et d'accident vasculaire cérébral, comme le rappelle le NIDDK. Un électrocardiogramme est donc utile au diagnostic. Quand l'hyperthyroïdie est traitée, le rythme redevient souvent normal, mais pas toujours. Un cardiologue peut être nécessaire.

Les os perdent du calcium quand la maladie dure. Si elle a été longue, ou si vous êtes une femme ménopausée, parlez d'une mesure de la densité osseuse avec votre médecin. Un apport suffisant en calcium et en vitamine D aide. Côté moral, l'irritabilité, l'anxiété et le sommeil perturbé pèsent sur l'entourage. Ils s'améliorent en général avec la normalisation des hormones. Si l'humeur reste basse, parlez-en : la dépression peut coexister avec la maladie.

Que faire en attendant le traitement ?

Les semaines d'attente avant un traitement peuvent être pénibles. Voici des gestes simples, à valider avec votre médecin. Ils ne remplacent pas un traitement.

  • Prenez le bêtabloquant prescrit pour calmer le cœur et le tremblement.

  • Évitez la caféine en grande quantité, qui aggrave palpitations et nervosité.

  • Dormez assez et évitez les efforts très intenses tant que le cœur est rapide.

  • Restez au frais. Habillez-vous léger et buvez régulièrement.

  • Arrêtez de fumer ou demandez de l'aide pour y parvenir.

  • Notez vos symptômes, votre poids et votre fréquence cardiaque pour la consultation.

  • Ne prenez pas d'algues, d'iode ou de compléments sans avis.

Quelles procédures traitent l'hyperthyroïdie en Turquie ?

Cette page relie la maladie aux procédures suivantes de la plateforme. Chacune a sa page détaillée. Le médecin traitant décide après avoir examiné votre dossier. Les médicaments antithyroïdiens et l'iode radioactif ne font pas partie de ces pages et se font en général près de chez vous. Ils sont rappelés ici pour que vous compreniez l'ensemble.

Thyroïdectomie

La thyroïdectomie pour maladie de Basedow est l'ablation de la thyroïde. Pour une maladie de Basedow, elle est le plus souvent totale. Elle convient aux patients qui ont un gros goitre, un nodule suspect, une orbitopathie active qui contre-indique l'iode, une rechute après médicaments, un projet de grossesse proche ou le souhait d'une solution rapide. Le séjour à l'hôpital est court. Un traitement par lévothyroxine à vie suit toujours une ablation totale.

Radiofréquence des nodules thyroïdiens

La radiofréquence détruit un nodule par la chaleur, avec une aiguille guidée par échographie. Elle vise surtout les nodules bénins qui gênent. Elle n'est pas le traitement habituel de la maladie de Basedow. Dans le cas d'un nodule toxique, les recommandations européennes de 2020 sur l'ablation thermique indiquent que la radiofréquence n'est pas un traitement de première intention pour les grands nodules autonomes. Le NIDDK la décrit comme une option plus récente, réservée aux nodules quand les autres traitements échouent, et encore peu répandue.

Ce qui ne se fait pas par ces procédures

Si votre médecin propose une cure d'antithyroïdiens ou d'iode radioactif, ces soins sont en général disponibles dans votre pays. Une consultation à l'étranger sert alors surtout à demander un deuxième avis sur l'hyperthyroïdie, c'est-à-dire sur le choix du traitement, notamment en cas de grossesse, d'orbitopathie ou de rechute répétée. Cette honnêteté fait partie de notre démarche.

Quand se faire soigner à l'étranger a-t-il un sens ? Et quand non ?

L'hyperthyroïdie est une maladie courante, et les médicaments sont disponibles partout. Dans de nombreux cas, le meilleur plan reste un suivi chez vous. Un traitement à l'étranger se justifie surtout pour une chirurgie de la thyroïde, quand l'opération est indiquée et que l'expérience du chirurgien compte. Il peut aussi se justifier pour un avis expert sur un cas complexe.

Quand cela peut aider

  • Une thyroïdectomie indiquée (rechute, gros goitre, nodule suspect, refus de l'iode) et un accès difficile à un chirurgien expérimenté chez vous.

  • Un deuxième avis quand le choix entre médicaments, iode et chirurgie est difficile.

  • Une orbitopathie ou une grossesse qui compliquent la décision.

  • Un délai d'attente long pour l'opération dans votre pays.

  • Une prise en charge multidisciplinaire (endocrinologue, chirurgien, ophtalmologiste) difficile à réunir chez vous.

Quand voyager n'est pas conseillé

Ne voyagez pas pendant une crise thyrotoxique ou si votre hyperthyroïdie n'est pas contrôlée. Un cœur très rapide, une fièvre, une confusion, des vomissements ou une vision qui baisse sont des urgences à traiter localement et tout de suite. Une opération sur une thyroïde mal contrôlée expose à une crise aiguë. Elle ne se fait donc qu'après une préparation par les médicaments. Le voyage vient après, quand la situation est stable et que votre médecin donne son accord.

Pourquoi choisir la Turquie pour l'hyperthyroïdie ?

Il faut rester honnête. Aucun établissement partenaire n'a, parmi les pages officielles que nous avons lues, une description spécifique de la prise en charge de la maladie de Basedow. En revanche, plusieurs pages officielles d'hôpitaux partenaires décrivent la thyroïdectomie. Acıbadem International présente la thyroïdectomie (lobectomie ou totale) avec visualisation grossie et neuromonitoring du nerf pendant l'opération, dans des hôpitaux accrédités JCI.

Liv Hospital décrit une incision de 4 à 6 cm, un neuromonitoring peropératoire et un séjour d'une nuit. L'hôpital Hisar Intercontinental décrit la chirurgie de la thyroïde avec un instrument de scellement ultrasonique et une sortie le lendemain. Medicana International décrit une nuit d'hospitalisation. La clinique ORL d'Ekol à Izmir indique la chirurgie de la thyroïde et de la tête et du cou. Ces descriptions viennent des sites des hôpitaux. Elles ne sont pas des résultats cliniques.

Sur le plan général, l'USHAŞ et le TÜİK indiquent 1 506 442 touristes de santé en 2024 et 1 398 580 en 2025, tous soins confondus. Selon HealthTürkiye, un règlement du 13 juillet 2017 impose aux établissements et aux intermédiaires qui accueillent des patients internationaux de détenir une autorisation officielle. Ces faits ne remplacent pas l'étude de votre dossier.

Questions à poser au chirurgien avant de venir

  • Combien de thyroïdectomies pour maladie de Basedow faites-vous par an ?

  • Utilisez-vous un neuromonitoring du nerf récurrent ?

  • Comment préparez-vous le patient avant l'opération ? Quels médicaments, quel taux de TSH, quelle durée ?

  • Quel est votre taux de complications (voix, calcium) ? Comment les suivez-vous ?

  • Qui assure le suivi de la lévothyroxine et du calcium dans mon pays ?

Comment se déroule un voyage de traitement ?

Un voyage pour une chirurgie de la thyroïde se prépare avec soin. Le médecin traitant décide après avoir examiné votre dossier. Aucune date n'est fixée avant cet avis. Voici le déroulé habituel.

Étape

Ce qui se passe

Durée indicative

1. Envoi du dossier

Prises de sang, anticorps, échographie, scintigraphie, traitements en cours.

Quelques jours

2. Avis à distance

L'équipe étudie le dossier. Elle conseille un plan ou un traitement dans votre pays.

Selon le dossier

3. Préparation chez vous

Équilibrer l'hyperthyroïdie avec les médicaments, bilan du cœur et des yeux.

Souvent plusieurs semaines

4. Devis personnalisé

Opération, séjour, examens, accompagnant.

Après l'avis médical

5. Voyage

Visa si nécessaire, assurance, accord du médecin.

Selon votre situation

6. Bilan et opération

Examens, anesthésie, intervention, quelques jours d'hôpital.

Courts séjours

7. Retour et suivi

Calcium et lévothyroxine, contrôles de TSH dans votre pays.

Au long cours

Le visa dépend de votre nationalité. Vérifiez le portail officiel evisa.gov.tr ou renseignez-vous auprès de votre consulat de Turquie. Des interprètes en arabe, en français et en anglais sont généralement proposés. Demandez ce service par écrit. Le suivi après l'opération se fait chez vous, avec des consultations à distance possibles auprès de l'équipe turque.

Récupération, résultats et suivi à long terme

Après une thyroïdectomie totale

L'ATA indique que le patient évite les efforts lourds pendant 2 semaines, et que le saignement du cou se produit surtout dans les 2 premières heures. La lévothyroxine est prise à vie. Le NHS recommande de la prendre une fois par jour, à la même heure, à jeun, 30 à 60 minutes avant le premier repas ou la première boisson contenant de la caféine. Le calcium et le fer peuvent gêner son absorption : demandez à votre pharmacien comment espacer les prises.

La dose est ajustée par des dosages de TSH réguliers, d'abord à intervalles rapprochés, puis une ou deux fois par an. Votre endocrinologue décide du rythme. Surveillez aussi le calcium dans les premiers jours : des fourmillements des doigts ou autour de la bouche, des crampes ou des contractions doivent faire consulter le jour même.

Après l'iode radioactif ou les médicaments

Après l'iode, l'ATA demande un contrôle de la thyroïde tous les 1 à 3 mois au début. Une hypothyroïdie peut apparaître et se traite par lévothyroxine. Après les médicaments, la TSH et les TRAb sont revérifiés au moment de l'arrêt, puis régulièrement, car la rechute est possible dans les mois ou les années qui suivent.

Vivre avec une maladie de la thyroïde

  • Arrêtez de fumer : le tabac aggrave les yeux et complique la maladie.

  • Évitez les excès d'iode (algues, compléments) sans avis médical, comme le conseille le NIDDK.

  • Faites vérifier vos os si l'hyperthyroïdie a duré : calcium, vitamine D, densité osseuse.

  • Surveillez votre cœur si vous avez des palpitations. Un électrocardiogramme est utile.

  • Informez tous vos médecins et dentistes de votre traitement. Gardez une carte avec vos doses.

  • Si vous voulez une grossesse, prévenez votre médecin avant.

Quels sont les risques et les complications des traitements ?

Chaque traitement a ses risques. Votre médecin doit vous les expliquer avec des chiffres adaptés à votre dossier. Voici les repères trouvés dans les sources lues pour cette page.

Traitement

Risques principaux

Chiffres rapportés

Médicaments antithyroïdiens

Éruption, agranulocytose, atteinte du foie, malformations si grossesse.

Effets mineurs 1-5 %, agranulocytose 0,1-1,0 %, malformations 2-4 % des enfants exposés au méthimazole (ETA).

Iode radioactif

Hypothyroïdie, aggravation des yeux, contre-indication pendant la grossesse.

Hypothyroïdie fréquente ; orbitopathie aggravée ou nouvelle chez 15-33 % (ETA).

Thyroïdectomie totale : voix

Enrouement temporaire ; atteinte définitive du nerf récurrent.

Enrouement temporaire 5-7 % ; atteinte définitive environ 0,5 % (ATA).

Thyroïdectomie totale : calcium

Hypoparathyroïdie : calcium trop bas.

1 à 3 % de risque que les quatre parathyroïdes soient touchées (ATA).

Thyroïdectomie : autres

Infection de la plaie ; hématome du cou.

Infection de la plaie moins de 1 % ; hématome rare, parfois urgent (ATA).

Crise thyrotoxique

Fièvre, cœur très rapide, confusion.

Mortalité d'environ 10 % (ETA). Prévenue par une bonne préparation.

Quand appeler son équipe en urgence

Appelez votre équipe ou allez aux urgences si vous avez, après l'opération, un gonflement rapide du cou, une gêne pour respirer, des fourmillements autour de la bouche ou des crampes. Après un traitement par médicaments, appelez en cas de fièvre, de mal de gorge intense, de jaunisse ou d'urines foncées. En cas de vision double brutale ou de baisse de la vue, voyez un ophtalmologiste le jour même.

Combien coûte le traitement de l'hyperthyroïdie en Turquie ?

Nous ne donnons pas de prix pour le traitement de l'hyperthyroïdie en Turquie, car aucune source officielle datée que nous avons lue ne le permet. Le coût réel dépend de votre dossier. Seul un devis personnalisé, établi après l'étude de vos documents, est fiable. Méfiez-vous des prix affichés sans examen du dossier.

Ce qui fait varier le coût

  • Le type d'opération : lobectomie ou thyroïdectomie totale, avec ou sans curage ganglionnaire.

  • L'hôpital, la chambre et la durée du séjour.

  • Le neuromonitoring du nerf récurrent et le matériel utilisé.

  • Les examens à refaire : bilan sanguin, échographie, scintigraphie, bilan cardiaque.

  • Les complications éventuelles, comme un calcium bas ou un hématome.

  • Le séjour : hébergement de l'accompagnant, transport, interprète.

  • Le suivi : traitement par lévothyroxine, contrôles, assurance voyage.

Demandez un devis écrit qui précise ce qui est compris et ce qui ne l'est pas. Demandez aussi ce qui se passe en cas de complication. Votre assurance ou votre système de santé peut parfois couvrir une partie des examens et du suivi dans votre pays.

Quelles questions poser à votre médecin avant de décider ?

  • Quelle est la cause de mon hyperthyroïdie : Basedow, nodule toxique ou thyroïdite ?

  • Mes TRAb sont-ils élevés ? Qu'est-ce que cela change à mes chances de rémission ?

  • Quel traitement me convient le mieux : médicaments, iode radioactif ou chirurgie ?

  • Quel est le risque de rechute après les médicaments dans mon cas ?

  • Mes yeux sont-ils touchés ? Cela contre-indique-t-il l'iode ?

  • Je fume : comment m'aider à arrêter ?

  • Ai-je un projet de grossesse ? Quel traitement est sûr pour moi ?

  • Si je suis opéré, qui sera le chirurgien et combien d'opérations de ce type fait-il par an ?

  • Quels symptômes doivent me faire consulter en urgence, et qui appeler ?

  • Comment mon suivi se fera-t-il à mon retour, et quels documents dois-je rapporter ?

Prenez le temps de poser ces questions. Notez les réponses. Venez avec un proche. Un bon médecin accepte de les entendre et accepte un deuxième avis. Votre endocrinologue reste votre premier interlocuteur pour les décisions urgentes.

Traitements et interventions pour cette pathologie

Questions fréquentes

L'hyperthyroïdie peut-elle être guérie ?

Oui, dans la plupart des cas, avec un traitement adapté. Les médicaments donnent une rémission durable chez environ la moitié des patients, selon l'Association européenne de la thyroïde. L'iode radioactif et la chirurgie traitent la cause de façon définitive, mais ils entraînent presque toujours une hypothyroïdie qui se corrige avec la lévothyroxine. Votre endocrinologue choisit avec vous.

Quelle différence entre hyperthyroïdie et maladie de Basedow ?

L'hyperthyroïdie désigne un excès d'hormones thyroïdiennes, quelle qu'en soit la cause. La maladie de Basedow, ou maladie de Graves, en est la cause la plus fréquente : environ 4 personnes sur 5 selon le NHS. C'est une maladie auto-immune où des anticorps stimulent la thyroïde. Les nodules toxiques et les thyroïdites sont d'autres causes.

Combien de temps dure le traitement par médicaments ?

Pour la maladie de Basedow, le méthimazole est en général pris pendant 12 à 18 mois, selon l'Association européenne de la thyroïde et l'ATA. On arrête si la TSH et les anticorps TRAb sont normaux. Si les TRAb restent élevés, le traitement peut se prolonger ou un traitement définitif est proposé. Ne modifiez jamais la dose seul.

Quels sont les risques des médicaments antithyroïdiens ?

Les effets mineurs (éruption, démangeaisons) touchent 1 à 5 % des patients. Deux effets rares sont graves : l'agranulocytose (0,1 à 1,0 % selon l'ETA) et l'atteinte du foie. En cas de fièvre, de mal de gorge intense, de jaunisse ou d'urines foncées, consultez tout de suite et ne prenez plus de dose avant l'avis du médecin.

Faut-il choisir l'iode radioactif ou la chirurgie ?

Les deux traitent la cause de façon définitive. L'iode radioactif est simple mais il est interdit pendant la grossesse et peut aggraver l'atteinte des yeux chez 15 à 33 % des patients, selon l'ETA. La chirurgie convient au gros goitre, au nodule suspect ou à une orbitopathie. Elle expose à des risques pour la voix et le calcium. Le choix se fait avec votre médecin.

Quels sont les risques de la thyroïdectomie ?

D'après l'American Thyroid Association, l'enrouement temporaire touche 5 à 7 % des patients et l'atteinte définitive du nerf environ 0,5 %. Après une thyroïdectomie totale, 1 à 3 % des patients ont leurs quatre parathyroïdes touchées, avec un calcium bas. L'infection de la plaie est inférieure à 1 %. Le choix d'un chirurgien expérimenté réduit les complications.

Que se passe-t-il après l'ablation de la thyroïde ?

Il faut prendre de la lévothyroxine à vie, une fois par jour, à jeun, 30 à 60 minutes avant le petit-déjeuner, selon le NHS. La dose est ajustée par des dosages de TSH réguliers. Les patients surveillent aussi le calcium dans les premiers jours. Avec un suivi correct, la vie reprend normalement.

Mes yeux peuvent-ils être touchés ?

Dans la maladie de Basedow, environ un tiers des patients ont des signes oculaires, mais seuls 5 % environ ont une forme modérée à sévère, selon l'ATA. Le tabac aggrave le risque. Une baisse de vue ou une vision double brutale demande un avis ophtalmologique le jour même. Un centre spécialisé coordonne endocrinologue et ophtalmologiste.

Peut-on être enceinte avec une hyperthyroïdie ?

Oui, si la maladie est bien contrôlée. Le NIDDK conseille de la contrôler avant la grossesse. Le méthimazole peut provoquer des malformations chez 2 à 4 % des enfants exposés, selon l'ETA, d'où un changement de médicament prévu pour le premier trimestre. L'iode radioactif est interdit pendant la grossesse et l'allaitement. Parlez-en à votre médecin avant de concevoir.

Qu'est-ce qu'une crise aiguë thyrotoxique ?

C'est une aggravation brutale de l'hyperthyroïdie, avec forte fièvre, cœur très rapide, agitation, confusion, vomissements. Le NHS la décrit comme potentiellement mortelle, et l'ETA cite une mortalité d'environ 10 %. C'est une urgence : appelez les secours ou allez aux urgences tout de suite. Il ne faut jamais voyager dans cette situation.

Peut-on se faire opérer de la thyroïde en Turquie ?

Plusieurs hôpitaux partenaires décrivent la thyroïdectomie sur leurs sites officiels, avec neuromonitoring du nerf pour certains. Le voyage se prépare quand l'hyperthyroïdie est contrôlée par les médicaments et que votre médecin donne son accord. Le suivi se fait ensuite dans votre pays. Le chirurgien décide après avoir examiné votre dossier.

Combien coûte l'opération ?

Nous ne donnons aucun prix, faute de source officielle datée. Le coût dépend du type d'opération (lobectomie ou thyroïdectomie totale), de l'hôpital, de la durée du séjour, des examens, d'un éventuel curage et des complications. Le prix réel est un devis personnalisé après étude de votre dossier. Demandez ce qui est compris.

Références et sources

  1. 2018 European Thyroid Association Guideline for the Management of Graves' Hyperthyroidism — European Thyroid Association, Eur Thyroid J 2018
  2. The 2021 EUGOGO clinical practice guidelines for the medical management of Graves' orbitopathy — European Group on Graves' Orbitopathy, Eur J Endocrinol 2021
  3. Hyperthyroidism (Overactive Thyroid) — American Thyroid Association
  4. Graves' Disease — American Thyroid Association
  5. Thyroid Surgery — American Thyroid Association
  6. Radioactive Iodine — American Thyroid Association
  7. Hyperthyroidism (Overactive Thyroid) — NIDDK, National Institutes of Health
  8. Overactive thyroid (hyperthyroidism) — NHS
  9. Levothyroxine — NHS
  10. European Thyroid Association Guidelines on the use of thermal ablation for benign thyroid nodules — European Thyroid Association, 2020
  11. Health tourism statistics — USHAŞ

Hôpitaux qui prennent en charge cette pathologie

Groupe hospitalier Acibadem IstanbulSarıyer, IstanbulAcibadem Istanbul désigne le réseau des 12 hôpitaux privés du groupe Acibadem dans la ville. Nafes Premium vous oriente le plus souvent vers l'hôpital Acibadem Maslak, son site phare pour les patients étrangers.JCI
Liv Hospital UlusBeşiktaş, IstanbulSitué à Beşiktaş, sur la rive européenne d'Istanbul, Liv Hospital Ulus reçoit depuis 2013 des patients de nombreux pays. On y traite le cancer, le cœur, les os, le dos et les problèmes de fertilité.JCI
Hôpital Ekol IzmirÇiğli, IzmirL'hôpital Ekol est un hôpital privé du quartier de Çiğli, à Izmir. Né comme hôpital ORL, il soigne aussi l'obésité, les yeux, les dents et propose la chirurgie esthétique.ISO9001
Liv Hospital AnkaraÇankaya (Kavaklıdere), AnkaraAu centre de la capitale turque, Liv Hospital Ankara soigne depuis 2014 des patients de Turquie et de l'étranger. Il est connu pour le cancer, les maladies du sang, la chirurgie par robot et le cœur.
Medicana International IstanbulBeylikdüzü, IstanbulMedicana Istanbul est l'hôpital du groupe Medicana situé à Beylikdüzü, sur la rive européenne. Il réunit le cancer, le cœur, les greffes et la FIV dans un même lieu, avec un bureau dédié aux patients étrangers.
Hôpital Hisar IntercontinentalÜmraniye, IstanbulHisar Intercontinental est un hôpital privé d'Ümraniye, sur la rive asiatique d'Istanbul. Ouvert en 2005 et accrédité JCI, il associe chirurgie par robot, soins du cancer, cœur et chirurgie de l'obésité.JCI

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