L'évaluation du donneur vivant est l'ensemble des examens médicaux, psychologiques et juridiques qui vérifient qu'un proche peut donner un rein ou une partie de son foie en sécurité et en toute liberté. Elle est faite par étapes. Le donneur peut s'arrêter à tout moment. En Turquie, la loi interdit tout paiement et encadre les liens de parenté.
En bref
- Anesthésie
- Anesthésie générale
- Durée de l'intervention
- 2–6 h
- Hospitalisation
- 2–7 jours
- Séjour en Turquie
- 14–30 jours
- Convalescence
- 28–56 jours
Points clés
- En 2024, la Turquie a réalisé 3 121 greffes de rein et 1 543 greffes de foie avec un donneur vivant (ministère turc de la Santé, via l'agence AA).
- Le donneur de foie doit avoir de 18 à 60 ans. Son risque de décès est d'environ 0,2 %, soit 1 sur 500, et environ 24 % ont une complication, le plus souvent légère (enquête sur 11 553 dons).
- Pour le rein, une étude américaine de 80 347 donneurs trouve 3,1 décès pour 10 000 dans les 90 jours qui suivent l'opération (JAMA, 2010).
- Le risque de maladie rénale terminale à 15 ans est de 30,8 pour 10 000 donneurs de rein, contre 3,9 pour 10 000 personnes comparables qui n'ont pas donné (JAMA, 2014).
- La loi turque réserve le don au conjoint marié depuis 2 ans au moins et aux parents jusqu'au 4e degré. Les autres cas passent par une commission d'éthique.
Qu'est-ce que l'évaluation du donneur vivant en Turquie ?
Quand un proche malade a besoin d'un rein ou d'un foie, un membre de sa famille peut parfois donner un organe de son vivant. On parle de don de rein ou de don de foie. Le rein se donne en entier, car on peut vivre avec un seul. Le foie se donne en partie, car il repousse. Avant toute opération, une équipe doit vérifier que le don est sûr pour le donneur. C'est l'évaluation du donneur vivant en Turquie.
Un parcours centré sur le donneur
Cette évaluation a trois buts. Le premier est de protéger la santé du donneur. Le deuxième est de vérifier que son choix est libre, sans pression ni argent. Le troisième est de s'assurer que l'organe conviendra au malade. Le donneur n'est pas un malade. C'est une personne en bonne santé qui accepte un risque pour aider un proche. Il mérite donc sa propre équipe et ses propres réponses.
Qui fait l'évaluation ?
Plusieurs professionnels y participent. Un médecin examine le donneur et lit les analyses. Un chirurgien étudie les images pour voir si l'opération est possible. Un psychiatre ou un psychologue discute avec lui. Un défenseur indépendant du donneur veille à ses intérêts. Un juriste ou une commission vérifie les papiers. Les décisions se prennent en équipe, jamais par une seule personne.
La place de la Turquie
En 2024, la Turquie a réalisé 3 121 greffes de rein et 1 543 greffes de foie avec un donneur vivant, selon le ministère turc de la Santé relayé par l'agence Anadolu. Le don entre vivants est donc la voie la plus courante. Cela donne aux centres une grande pratique du bilan. Cela impose aussi un cadre légal strict, que nous détaillons plus bas.
Cette page est liée à trois autres guides du site. Elle complète la greffe de foie et la greffe de rein chez l'adulte, ainsi que la greffe de foie de l'enfant, pour laquelle le donneur est souvent un parent. Lisez-les si vous voulez comprendre ce que vit le malade qui reçoit l'organe.
Nafes Premium n'est pas un hôpital. Nous vous aidons à préparer le dossier, à choisir un centre agréé et à organiser le séjour. L'équipe médicale décide seule si un don est possible.
Qui peut devenir donneur vivant ?
Il n'existe pas de règle unique dans tous les pays. Les centres suivent des recommandations internationales et la loi locale. Voici les critères les plus courants. Ils servent de repères. Seule l'équipe qui vous examine peut dire oui ou non.
Les critères médicaux généraux
Être adulte. En Turquie, la loi interdit de prélever un organe sur une personne de moins de 18 ans.
Être en bonne santé physique et mentale, sans maladie chronique grave.
Pour le foie, avoir de 18 à 60 ans, selon le NIDDK et la Cleveland Clinic.
Pour le rein, avoir au moins 18 ans, un indice de masse corporelle inférieur à 35, ne pas fumer et ne pas être enceinte (Cleveland Clinic).
Avoir un groupe sanguin compatible avec celui du malade, dans la plupart des cas.
Comprendre les risques et accepter de donner sans pression.
Les liens de parenté permis par la loi turque
Le règlement turc de 2022, modifié en 2025, réserve le don vivant au conjoint marié depuis au moins deux ans et aux parents jusqu'au 4e degré, par le sang ou par alliance. Le délai de deux ans peut être levé si la maladie est apparue après le mariage. Les autres situations passent par la commission d'éthique. Nous en parlons dans la section sur les étapes.
Lien avec le malade | Situation en Turquie |
|---|---|
Père, mère, enfant adulte, frère ou sœur | Parenté du 1er ou du 2e degré : cas le plus courant |
Oncle, tante, cousin germain, neveu, nièce | Parenté jusqu'au 4e degré : permise par le règlement |
Conjoint | Marié depuis au moins 2 ans (délai levé si la maladie date d'après le mariage) |
Parent par alliance (beau-frère, belle-sœur…) | Permis jusqu'au 4e degré par alliance |
Ami, voisin, collègue | Seulement après avis de la commission d'éthique |
Personne qui demande de l'argent | Interdit : le don contre paiement est puni par la loi |
Pourquoi un proche est-il le meilleur donneur ?
Le NIDDK note que les donneurs vivants de foie ont souvent un lien affectif avec le malade. Un proche donne par amour, ce qui réduit le risque de marchandage. Un membre de la famille partage en outre souvent des gènes, ce qui peut améliorer la compatibilité pour le rein. Mais la parenté ne suffit pas. Elle n'oblige jamais à donner.
Un don, pas un devoir
Dans beaucoup de familles, on attend d'une personne qu'elle donne. Elle peut se sentir coupable de refuser. L'équipe doit donc l'écouter seule, en l'absence du malade et de la famille. Les recommandations KDIGO de 2017 demandent que le consentement soit recueilli sans le receveur ni la famille. Un refus est un droit. Il n'a pas besoin d'être justifié, et l'équipe peut présenter le refus comme une raison médicale pour protéger le donneur.
Pourquoi faire l'évaluation du donneur en Turquie ?
Le donneur voyage souvent avec le malade. Faire l'évaluation du donneur vivant en Turquie dans le centre de la greffe est donc utile. Le bilan dans le même centre que la greffe évite des allers-retours. Voici ce qui peut compter dans votre choix, avec les limites.
Une grande pratique du don entre vivants
Avec 3 121 greffes de rein et 1 543 greffes de foie à donneur vivant en 2024, la Turquie compte beaucoup de centres expérimentés. En chirurgie du donneur, le nombre d'opérations compte. Une enquête mondiale de 2013 montre que les centres qui réalisent 50 greffes de foie à donneur vivant ou moins ont plus d'incidents évités de justesse.
Un cadre légal précis
La loi n° 2238 impose un consentement écrit devant deux témoins, approuvé par un médecin. Elle impose aussi d'informer le donneur des risques. Le règlement de 2022 exige un défenseur indépendant du donneur dans chaque centre qui fait des greffes à donneur vivant. Il prévoit une commission d'éthique composée de plusieurs métiers. Ces règles visent à protéger le donneur.
Des équipes qui parlent plusieurs langues
Les grands hôpitaux ont des services pour patients étrangers. Avec Nafes Premium, un coordinateur parle arabe, français ou anglais et vous suit tout au long du bilan. Le portail officiel HealthTürkiye propose en outre une ligne d'aide ouverte jour et nuit.
Les limites à connaître
Le dossier légal prend du temps. Les preuves de parenté et les traductions doivent être prêtes.
Pour certains patients étrangers, le ministère peut exiger un passage devant la commission, même entre proches.
Le bilan peut conclure que vous ne pouvez pas donner. Cela fait partie du système de sécurité.
Le suivi du donneur après le don dépend aussi d'un médecin dans votre pays.
Le séjour du donneur est plus court que celui du malade, mais il reste de plusieurs semaines.
Nafes Premium n'organise que des dons dans le cadre légal. Si vous avez un doute sur la légalité d'une proposition, parlez-en à votre coordinateur avant tout engagement.
Quelles techniques de prélèvement et quels outils d'évaluation ?
Le bilan dépend de l'organe donné. Il dépend aussi de la technique de l'opération. Cette section présente les deux.
Le don de rein
Selon la Cleveland Clinic, le prélèvement de rein se fait le plus souvent par cœlioscopie. Le chirurgien fait de 3 à 5 petites incisions. L'opération dure environ 2 à 3 heures. La chirurgie ouverte concerne moins de 5 % des cas. L'hospitalisation est de 2 à 3 jours. Le donneur garde un rein, qui grossit un peu pour compenser.
Le don de foie
Pour un adulte, le chirurgien prélève en général le lobe droit. Pour un enfant ou un petit adulte, il peut prélever le lobe gauche ou un segment plus petit. Le foie du donneur repousse en 2 à 3 mois, selon la Cleveland Clinic. Certains centres utilisent une technique mini-invasive, qui raccourcit la récupération à moins de 6 semaines, contre 8 à 12 semaines pour la chirurgie ouverte.
Critère | Don de rein | Don de foie |
|---|---|---|
Partie donnée | Un rein entier | Une partie du foie (lobe droit, lobe gauche ou segment) |
Technique habituelle | Cœlioscopie, 3 à 5 petites incisions (Cleveland Clinic) | Chirurgie ouverte ou mini-invasive selon le centre |
Durée de l'opération | Environ 2 à 3 heures | Plusieurs heures, selon la technique |
Hôpital | 2 à 3 jours | Environ 1 semaine, première nuit en soins intensifs (NIDDK) |
Reprise des activités | 4 à 6 semaines | 6 à 8 semaines (4 à 6 semaines pour le travail de bureau selon le NIDDK) |
Risque de décès rapporté | 3,1 pour 10 000 à 90 jours (JAMA 2010) | Environ 0,2 %, soit 1 sur 500 (enquête mondiale 2013) |
Organe restant | Un rein, qui compense | Le foie repousse en 2 à 3 mois |
Les outils de l'évaluation
L'équipe utilise des analyses de sang et d'urine, des images et des entretiens. Pour le rein, elle mesure la fonction de filtration, le débit de filtration glomérulaire (DFG). Pour le foie, elle mesure le volume du foie avec un scanner ou une IRM. Les entretiens portent sur la santé mentale, la famille, le travail et l'argent.
Pour le foie, les chirurgiens calculent le rapport entre le poids du greffon et le poids du receveur. Un rapport d'au moins 0,8 % est généralement sûr, selon l'AASLD. Ils vérifient que le foie qui reste chez le donneur représente au moins 30 à 35 % du volume total. Ils veulent aussi que la graisse du foie reste inférieure à 20 %.
Deux niveaux de décision
Le bilan médical dit si le don est possible sans danger excessif. L'avis psychosocial et juridique dit s'il est libre et légal. Les deux sont nécessaires. Un donneur parfait sur le plan médical peut être écarté si l'avis psychosocial montre une pression. Un donneur très motivé peut être écarté si ses examens montrent un risque trop élevé.
Comment se préparer à l'évaluation du donneur ?
Une bonne préparation fait gagner du temps et réduit le stress. Elle commence avant l'évaluation du donneur vivant en Turquie. Voici ce que vous pouvez faire avant d'arriver en Turquie.
Avant tout, parlez avec votre famille
Demandez-vous pourquoi vous voulez donner. Parlez-en à votre conjoint, à vos enfants et à vos parents. Le règlement turc demande une déclaration écrite du conjoint du donneur. Et le donneur doit savoir que l'opération a un risque, que la récupération prend des semaines et qu'un arrêt de travail est probable.
Les documents à rassembler
Passeport et pièce d'identité en cours de validité.
Preuve du lien avec le malade : actes de naissance, livret de famille, acte de mariage.
Traductions légalisées si les documents ne sont pas en turc ou en anglais, selon la demande du centre.
Groupe sanguin, si vous le connaissez, et résultats de vos analyses récentes.
Liste de vos médicaments, allergies, opérations passées et maladies de famille.
Carnet de vaccination.
Si vous êtes une femme : date des dernières règles et projets de grossesse.
L'hôpital remet la liste exacte des pièces. Le règlement turc cite aussi des déclarations sur la situation personnelle du donneur, comme l'adresse et les revenus. Ces demandes visent à écarter les dons sous pression financière.
Les bonnes habitudes avant le bilan
Arrêtez de fumer. Le tabac augmente les risques de l'anesthésie et empêche le don de rein selon la Cleveland Clinic.
Évitez l'alcool, surtout pour un don de foie.
Gardez un poids stable. Un indice de masse corporelle de 35 ou plus est un obstacle.
Continuez vos médicaments habituels. Ne les arrêtez pas sans avis médical.
Dormez bien, mangez équilibré et bougez chaque jour.
Ne prenez pas de compléments ni de plantes sans en parler au médecin.
Préparer le travail et la vie à la maison
Parlez avec votre employeur d'un congé de plusieurs semaines. Prévoyez qui garde les enfants et fait les courses. Vérifiez votre assurance santé et vie. Pensez aussi à votre budget : le don ne doit pas vous mettre en difficulté. Une aide sociale peut exister. Le défenseur du donneur peut vous orienter.
Les questions à poser dès le premier contact
Qui est mon interlocuteur, indépendant de l'équipe du malade ?
Quels examens vais-je passer, et dans quel ordre ?
Qui paie le bilan, l'opération et les complications éventuelles ?
Que se passe-t-il si je change d'avis ou si je suis refusé ?
Comment sera organisé mon suivi à vie dans mon pays ?
Quels examens pour le bilan du donneur ?
L'évaluation du donneur vivant en Turquie se fait par étapes. Les examens les plus simples viennent d'abord. Les plus lourds ou les plus chers viennent plus tard, pour les candidats qui restent. L'objectif, comme l'écrit une revue scientifique, est d'écarter le plus tôt possible les donneurs qui ne conviennent pas.
Étape 1 : compatibilité et santé générale
Groupe sanguin du donneur et du malade.
Entretien médical et examen clinique complet.
Prise de sang : numération, glucose, bilan du foie et des reins, coagulation.
Analyses d'urine.
Tests des virus : hépatites B et C, VIH, autres infections.
Électrocardiogramme et radiographie des poumons.
Étape 2 : examens propres à l'organe
Organe | Examens principaux | Ce que l'équipe cherche |
|---|---|---|
Rein | Mesure du DFG, albumine dans l'urine, scanner avec produit de contraste, tension sur 24 heures | Deux reins sains, des vaisseaux utilisables, pas de calcul important, pas de tension élevée |
Foie | Scanner ou IRM avec volumétrie, imagerie des voies biliaires, élastographie, parfois biopsie | Foie sain, graisse faible, anatomie des vaisseaux et des voies biliaires adaptée, volume suffisant |
Les deux | Compatibilité tissulaire et test de compatibilité croisée pour le rein | Absence d'anticorps dirigés contre le receveur |
Pour le rein, les recommandations KDIGO de 2017 aident à décider. Un DFG de 90 ou plus est en général acceptable. Entre 60 et 89, la décision est individualisée. En dessous de 60, la personne ne doit pas donner. Une quantité d'albumine dans les urines inférieure à 30 mg par jour est acceptable. Au-delà de 100 mg par jour, la personne ne doit pas donner.
Le diabète de type 1 empêche le don. Un indice de masse corporelle supérieur à 30 demande une décision au cas par cas. Une néphropathie à IgA contre-indique le don. Les calculs rénaux sont étudiés au cas par cas.
Pour le foie, les repères proviennent de l'AASLD. Le foie du donneur doit avoir une graisse inférieure à 20 %. Il doit rester au donneur plus de 30 à 35 % du volume. Le receveur doit recevoir un greffon d'au moins 0,8 % de son poids. Une biopsie n'est utile que si une graisse excessive ou des enzymes anormales font douter.
Étape 3 : l'évaluation psychosociale
Cette étape est aussi importante que les autres. Un entretien avec un psychiatre, un psychologue ou un travailleur social porte sur la motivation, la santé mentale, la consommation de substances, le travail, le logement et le soutien de la famille. Il cherche des signes de pression ou d'argent. Le défenseur indépendant du donneur y participe, selon le règlement turc.
Étape 4 : la revue finale en équipe
Tous les résultats sont présentés à l'équipe de greffe. Elle décide si le donneur est accepté, refusé ou différé. Le donneur reçoit une explication claire. Si le centre refuse, il doit en donner la raison médicale.
Comment se déroule le parcours du donneur, étape par étape ?
Voici un exemple de parcours pour l'évaluation du donneur vivant en Turquie. Le calendrier réel dépend du centre, de l'organe et de l'urgence. Il est donné à titre indicatif.
Avant le départ : premier contact, envoi des dossiers du donneur et du malade, avis préliminaire de l'équipe.
Envoi des documents légaux : preuves de parenté, identités, déclarations demandées.
Arrivée en Turquie : accueil à l'aéroport, installation, première consultation.
Jours 1 à 3 : entretien médical, prises de sang, tests de compatibilité, premiers examens.
Jours 3 à 7 : imagerie (scanner, IRM), examens du cœur et des poumons.
Entretien psychosocial et rencontre avec le défenseur indépendant du donneur, seul à seul.
Revue finale de l'équipe : le donneur est accepté, refusé ou différé.
Consentement écrit devant deux témoins, après information complète sur les risques.
Passage devant la commission d'éthique si elle est requise. Elle se réunit tous les 15 jours et sa décision vaut 3 mois.
Inscription du malade sur la liste du centre : au moins 3 jours avant le don, sauf urgence.
Jour de l'opération. Après le don : hôpital 2 à 3 jours pour le rein, environ 1 semaine pour le foie.
Repos et contrôles sur place, puis retour chez vous avec un compte rendu complet.
Le défenseur indépendant du donneur
Ce professionnel n'est pas dans l'équipe du malade. Selon une description d'un centre américain, c'est un travailleur social clinique. Il interroge le donneur sur sa santé mentale, sa vie, son travail et ses finances. Il vérifie qu'il comprend les risques et que la décision est la sienne, sans pression. Le règlement turc de 2022 prévoit un défenseur indépendant dans chaque centre qui fait des greffes à donneur vivant.
Au Royaume-Uni, la Human Tissue Authority fait faire une évaluation indépendante. Les évaluateurs contrôlent la capacité du donneur, sa compréhension des risques, sa liberté de choix et l'absence de paiement. Ils reçoivent le donneur et le malade séparément, puis ensemble. Ce modèle montre une même idée : le donneur doit être écouté seul.
La commission d'éthique en Turquie
Le règlement précise qu'elle comprend un policier, un médecin d'un autre hôpital public, un psychiatre, un juriste et un travailleur social. Elle examine les dons hors du cadre simple conjoint ou parent proche. Elle vérifie l'absence de commerce et de pression. Pour les étrangers qui vivent en Turquie, le passage devant elle est toujours obligatoire, même entre parents. Le ministère peut aussi l'exiger pour des patients de passage venant de régions à risque.
Le consentement
La loi turque demande un consentement écrit devant au moins deux témoins, approuvé par un médecin. Le donneur doit avoir reçu toutes les informations sur les risques. Il peut retirer son accord à tout moment, jusqu'au dernier instant avant l'opération. L'équipe protège ce droit, y compris en donnant au besoin une raison médicale neutre à la famille.
Convalescence : combien de temps après un don ?
La récupération varie selon l'organe, la technique et la personne. Le tableau suivant donne des repères. Votre chirurgien précise le calendrier pour vous.
Période | Don de rein | Don de foie |
|---|---|---|
Jour de l'opération | Réveil, premières heures de surveillance | Première nuit souvent en soins intensifs (NIDDK) |
Hôpital | 2 à 3 jours (Cleveland Clinic) | Environ 1 semaine (Cleveland Clinic) |
Conduite | Quand la douleur le permet et sans médicaments qui endorment | Après 2 à 3 semaines (Cleveland Clinic) |
Travail de bureau | Quelques semaines | 4 à 6 semaines (NIDDK) |
Activités habituelles | 4 à 6 semaines (Cleveland Clinic) | 6 à 8 semaines (Cleveland Clinic) |
Efforts et port de charges | Charges limitées au début (environ 4,5 kg selon la Cleveland Clinic) | Selon l'avis du chirurgien |
Organe | Le rein restant compense | Le foie retrouve sa taille en 2 à 3 mois |
Un document d'information de l'hôpital pour enfants de Londres (GOSH) évoque pour le don de rein une récupération de 2 à 12 semaines selon la technique et le travail. La différence avec la Cleveland Clinic vient de ce que chacun appelle « récupération ». Retenez surtout que chaque donneur est différent.
Les premiers jours
Après l'opération, le donneur a des douleurs de la plaie, de la fatigue, parfois des nausées ou des ballonnements. Les médicaments contre la douleur sont donnés régulièrement. Il se lève et marche dès le premier jour ou le deuxième, pour éviter les caillots. Les tuyaux fins sont retirés au bout de quelques jours. Le donneur boit et mange par étapes.
Les semaines suivantes
Le donneur reste en Turquie pour ses contrôles : prises de sang, examen de la plaie, mesure de la tension. Il évite de soulever des charges, comme on le lui explique. Une marche quotidienne aide la récupération. Ne reprenez pas le sport intense avant l'accord du chirurgien. La fatigue peut durer plus longtemps que prévu. C'est fréquent.
Le moral du donneur
L'état d'esprit joue un rôle. Une revue de 2025 sur le don de foie indique que des signes de dépression ou d'anxiété touchent 1 à 22 % des donneurs et que la qualité de vie revient à son niveau de départ à 6 mois chez la plupart. Il est normal de se sentir triste, ou oublié, quand toute l'attention va au malade. Parlez-en à l'équipe. Une aide psychologique existe.
Rentrer chez vous
Le donneur voyage généralement après les contrôles de sortie, avec le feu vert écrit du chirurgien. Il emporte son compte rendu d'hospitalisation, ses résultats d'analyses et son plan de suivi. En cas de fièvre, de douleur forte ou de plaie rouge, il consulte tout de suite sur place.
Quels résultats attendre pour le donneur ?
Pour un donneur, le « résultat » est sa santé à long terme. Les études sont rassurantes pour la plupart, mais elles montrent aussi des risques qu'il faut connaître.
Après un don de rein
Une revue de 52 études, résumée par le programme NIHR, a comparé plus de 118 000 donneurs de rein à plus de 117 000 personnes comparables. Le suivi moyen était de 6 à 15 ans. Les études de meilleure qualité n'ont pas montré plus de décès, de cancers, de maladies du cœur, de diabète ni d'hypertension chez les donneurs. Le seul risque clairement plus élevé était l'insuffisance rénale terminale.
Une grande étude américaine publiée en 2010 a suivi 80 347 donneurs de rein entre 1994 et 2009. Leur survie à long terme n'était pas inférieure à celle de personnes comparables en bonne santé. Cela rassure sur l'espérance de vie. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a aucun risque rénal, comme nous le voyons dans la section sur les risques.
Après un don de foie
Après un don de foie, le foie retrouve sa taille en 2 à 3 mois. Dans l'enquête mondiale de 2013 sur 11 553 donneurs, le risque de décès était de 0,2 % et la fréquence moyenne des complications d'environ 24 %. La revue de 2025 précise que la qualité de vie revient à son niveau de départ à 6 mois chez la plupart. La grossesse après un don semble généralement sûre, mais les données sont limitées.
Ce que l'on sait mal
Les données au-delà de 15 ans restent limitées.
Les donneurs sont suivis de près, ce qui peut faire découvrir plus de maladies.
Les groupes comparés ne sont pas toujours identiques.
Les études sur le don de foie sont moins nombreuses que celles sur le don de rein.
Chaque pays a sa façon de suivre les donneurs, donc les chiffres ne se transposent pas tous.
Un bon centre est honnête sur ces limites. Il vous donne les chiffres, avec leurs incertitudes, et ne cache aucune donnée défavorable.
Le sens du don pour le donneur
Beaucoup de donneurs disent que le don leur a donné un sentiment de fierté et de sens. Mais l'équipe doit aussi protéger ceux qui vivent mal l'après-don, par exemple quand le greffon échoue. Il faut y penser avant d'accepter. Un donneur doit savoir que le don peut ne pas sauver le malade, malgré tous les efforts.
Quels sont les risques du don de rein et du don de foie ?
Donner un organe n'est pas sans risque, et l'évaluation du donneur vivant en Turquie sert à les mesurer. Il n'y a pas de bénéfice médical pour le donneur. C'est pourquoi la loi et les équipes sont strictes. Voici les chiffres publiés, à lire avec prudence.
Risques du don de rein
Risque | Chiffre publié | Source |
|---|---|---|
Décès dans les 90 jours après l'opération | 3,1 pour 10 000 donneurs | Segev et coll., JAMA 2010 (80 347 donneurs américains) |
Insuffisance rénale terminale à 15 ans | 30,8 pour 10 000 donneurs, contre 3,9 pour 10 000 personnes comparables | Muzaale et coll., JAMA 2014 (96 217 donneurs) |
Risque estimé sur toute la vie | 90 pour 10 000 donneurs, contre 326 dans la population générale et 14 chez des personnes très saines | Muzaale et coll., JAMA 2014 |
Insuffisance rénale par an | Environ 1 sur 2 000 donneurs, contre 1 sur 10 000 chez les comparables | Revue de 52 études (NIHR, 2018) |
Prééclampsie pendant une grossesse | Près de 6 pour 100 grossesses, contre environ 3 pour 100 | Même revue ; études très hétérogènes |
Décès lié à l'opération (document GOSH) | Environ 1 sur 3 000 | Information aux patients de GOSH, Royaume-Uni |
Le risque absolu reste faible. Il ne s'agit pas de dire que le don est dangereux, ni qu'il est sans risque. Le donneur doit décider en connaissance de cause. Les causes de maladie rénale terminale après un don comprennent des maladies qui existaient peut-être déjà ou qui apparaissent avec l'âge, comme le diabète et l'hypertension. C'est pourquoi le suivi annuel compte.
Risques du don de foie
Risque | Chiffre publié | Source |
|---|---|---|
Décès | Environ 0,2 % (1 sur 500) | Cleveland Clinic ; enquête mondiale de 2013 (11 553 dons) |
Complications, toutes causes | Environ 24 % en moyenne | Enquête mondiale de 2013 |
Fuite de bile | 1 à 5,6 % | Revue De Carlis et coll., 2025 |
Hernie de la cicatrice | 0,6 à 8,4 % | Même revue |
Gêne de la cicatrice | 13,2 à 38,8 % | Même revue |
Dépression ou anxiété | 1 à 22 % | Même revue |
L'enquête mondiale note aussi que les incidents évités de justesse sont plus fréquents dans les programmes qui font peu de dons de foie, c'est-à-dire 50 ou moins. Demandez au centre combien de dons de foie il réalise chaque année.
Les risques de l'anesthésie et de l'opération
Comme pour toute opération sous anesthésie générale, il existe des risques de saignement, d'infection, de caillot dans les veines des jambes ou les poumons, et de lésion d'un organe voisin. Ils sont rares chez des personnes en bonne santé. Le bilan avant l'opération vise à les réduire.
Les risques non médicaux
Perte de revenus pendant l'arrêt de travail.
Difficulté à obtenir ou à garder une assurance santé ou vie dans certains pays.
Tensions dans la famille si le greffon échoue, ou si le malade meurt.
Sentiment de culpabilité ou de dette.
Parlez de ces points avec le défenseur du donneur avant de dire oui. Beaucoup de donneurs disent avoir été surpris par la fatigue et par le choc émotionnel.
Les signes d'alerte après le don
Fièvre de 38 °C ou plus.
Douleur qui augmente au lieu de diminuer.
Plaie rouge, chaude ou qui coule.
Jaunisse, urines très foncées ou vomissements répétés.
Mollet gonflé et douloureux, ou essoufflement brutal.
En cas de doute, appelez l'équipe ou consultez un service d'urgence le jour même.
Qui ne peut pas être donneur vivant ?
Un refus du bilan ne veut pas dire que vous êtes malade. Il veut dire que le don comporterait un risque trop grand pour vous ou que les conditions ne sont pas réunies. Voici les motifs les plus fréquents.
Les motifs médicaux généraux
D'après un centre américain, les motifs de refus comprennent une maladie du cœur ou des poumons qui demande un traitement, une maladie active du foie ou une hépatite, un cancer passé, une consommation excessive d'alcool, le VIH, un diabète traité à l'insuline depuis longtemps et une obésité importante. Chaque centre adapte ces listes.
Les motifs propres au rein
Un DFG inférieur à 60, selon les recommandations KDIGO de 2017.
Plus de 100 mg d'albumine par jour dans l'urine.
Un diabète de type 1, ou un diabète de type 2 avec atteinte d'organes.
Une néphropathie à IgA, ou une autre maladie rénale connue.
Une hypertension mal contrôlée ou nécessitant plusieurs médicaments.
Un indice de masse corporelle de 35 ou plus.
Une grossesse en cours.
Les motifs propres au foie
Un âge inférieur à 18 ans ou supérieur à 60 ans, selon le NIDDK.
Une stéatose de 20 % ou plus, selon les repères de l'AASLD.
Un foie restant trop petit, c'est-à-dire moins de 30 à 35 % du volume total.
Des vaisseaux ou des voies biliaires dont l'anatomie rend l'opération trop risquée.
Un indice de masse corporelle de 35 ou plus.
Les motifs psychosociaux et légaux
Une pression de la famille ou une dette envers le malade.
Une promesse d'argent ou d'avantage. C'est interdit par la loi turque.
Une maladie mentale non stabilisée ou une consommation de substances.
Un manque de soutien à la maison ou un risque financier important.
Un lien de parenté qui n'entre pas dans le cadre de la loi sans accord de la commission.
Une personne qui n'a pas la capacité de comprendre ou de consentir.
Si vous êtes refusé, l'équipe doit expliquer pourquoi. Elle peut aussi proposer une autre piste : un autre membre de la famille, un échange de paires de donneurs organisé par le ministère ou une attente de donneur décédé. Le refus ne remet jamais en cause votre valeur ni votre amour pour le malade.
Suivi après le retour chez vous : comment surveiller votre santé de donneur ?
Après l'évaluation du donneur vivant en Turquie et le don, le suivi ne s'arrête pas à la sortie de l'hôpital. Il se fait aussi dans votre pays, avec un médecin proche de chez vous. Voici les bases.
Un suivi annuel simple
Les recommandations KDIGO de 2017 pour le don de rein conseillent un contrôle chaque année de la tension, de l'indice de masse corporelle, de la créatinine et du DFG. Pour le foie, le suivi comprend des analyses du foie et un examen régulier, selon le centre. Dans les premiers mois, les contrôles sont plus rapprochés.
Mesure de la tension artérielle une fois par an au moins.
Prise de sang pour la créatinine et le DFG (rein) ou le bilan du foie (foie).
Recherche d'albumine dans les urines pour le rein.
Pesée et conseils sur le poids, l'activité et l'alimentation.
Prise en charge rapide d'un diabète ou d'une hypertension qui apparaîtrait.
Choisir son médecin
Avant de partir, identifiez un médecin généraliste ou un néphrologue (pour un don de rein) ou un hépatologue (pour un don de foie) qui acceptera de vous suivre. Remettez-lui votre compte rendu opératoire et vos résultats. Informez-le qu'il est important de surveiller la tension et les reins.
Mode de vie
Un rein ou un foie en moins ne demande pas un régime spécial. Gardez une alimentation variée, un poids stable, une activité physique régulière et pas de tabac. Évitez les anti-inflammatoires pris tous les jours après un don de rein, sauf avis du médecin. Buvez suffisamment d'eau. Limitez l'alcool, surtout après un don de foie.
Grossesse après le don
Les femmes qui veulent des enfants doivent en parler avant de donner. Après un don de rein, le risque de prééclampsie semble un peu plus élevé, d'après la Cleveland Clinic et la revue du NIHR. Après un don de foie, la revue de 2025 indique que la grossesse semble généralement sûre, mais que les données sont limitées. Un suivi de grossesse plus attentif est conseillé.
Garder le contact avec l'équipe
Gardez les coordonnées du centre turc. Votre coordinateur Nafes Premium peut transmettre vos résultats et vos questions à l'équipe. Ce n'est pas un service d'urgence. En cas de problème grave, consultez localement.
Que se passe-t-il si le greffon échoue ?
Cela arrive parfois, et ce n'est jamais la faute du donneur. Il peut rester triste ou en colère. Le défenseur du donneur et le psychologue sont là pour ces moments. Il est utile d'y avoir pensé avant le don, en famille.
Conseils de voyage en Turquie pour le donneur
Le donneur voyage souvent avec le malade. Voici des conseils pratiques, à valider avec le centre.
Entrée dans le pays
Les règles d'entrée dépendent de la nationalité et du passeport. Elles changent avec le temps. Consultez le portail officiel e-Visa de la Turquie (evisa.gov.tr) ou votre consulat de Turquie. Prévoyez un passeport valable plusieurs mois. Gardez des copies de tous les documents de parenté et de santé.
Combien de temps rester ?
Le bilan prend souvent une à deux semaines, parfois plus si la commission d'éthique est requise. Après le don, il faut compter de quelques jours à une semaine à l'hôpital, puis quelques jours à quelques semaines de contrôles. Prévoyez un séjour total de deux à quatre semaines au minimum, plus long si le malade a besoin de vous.
Le logement et les repas
Un appartement près de l'hôpital est souvent pratique. Les repas halal sont faciles à trouver. Après le don, mangez léger au début, buvez beaucoup et marchez un peu chaque jour. Demandez à l'équipe de diététique ce qui convient à votre cas.
Le voyage de retour
Demandez au chirurgien quand vous pouvez prendre l'avion. Marchez dans l'avion et buvez de l'eau pour éviter les caillots. Gardez vos documents médicaux avec vous. Portez un vêtement souple qui ne serre pas la cicatrice.
La langue et le soutien
Arabe, français et anglais sont assurés par les coordinateurs de Nafes Premium. Un interprète peut vous accompagner aux entretiens importants. Pour l'entretien avec le défenseur du donneur, vous pouvez demander à être seul avec lui et l'interprète. Ne vous sentez pas obligé de parler devant la famille.
Prendre soin de vous
Le donneur oublie souvent de se reposer. Dormez bien, mangez à vos heures et acceptez l'aide proposée. Gardez le contact avec vos proches restés au pays. Une petite promenade chaque jour aide aussi le moral.
Qui paie l'évaluation du donneur vivant en Turquie ?
L'évaluation du donneur coûte de l'argent : analyses, images, consultations, séjour. En général, ce coût est pris en compte dans le devis du malade. Mais ce n'est pas toujours le cas. Demandez-le par écrit avant de commencer.
Ce qui peut être inclus ou non
Les examens du donneur, avant et pendant le séjour.
L'opération du donneur et son hospitalisation.
Les soins en cas de complication chez le donneur.
Les médicaments et les contrôles après la sortie.
Le logement, les transferts et l'interprète pour le donneur.
Les frais du dossier légal : traductions, légalisations.
Le suivi à distance après le retour.
Quelques repères publics
Les prix publics fiables sont rares, et ils concernent le receveur. En 2026, le site international du groupe Acıbadem affiche, pour une greffe de foie, un prix « à partir de 85 000 USD ». Pour une greffe de rein, il affiche « à partir de 18 000 EUR ». Ces mentions ne disent pas toujours si le bilan et l'opération du donneur sont inclus. Le prix réel peut être plus élevé. Il vient d'un devis personnel après l'étude du dossier médical.
Le principe à respecter : aucune rémunération du donneur
Le don d'organe ne peut jamais être payé. La loi turque interdit tout paiement ou avantage au donneur. Le donneur ne peut pas non plus être payé pour son temps. Ce qui est permis, c'est le remboursement de frais réels du séjour, quand le centre ou la famille du malade décide de les prendre en charge, de manière transparente. Si quelqu'un vous propose une somme d'argent pour donner, c'est illégal. Refusez et prévenez le défenseur du donneur.
Poste | Question à poser |
|---|---|
Bilan complet du donneur | Est-il compris dans le forfait du malade ? |
Opération et hôpital du donneur | Sont-ils compris ? Pour combien de jours ? |
Complications chez le donneur | Qui paie un séjour prolongé ou une nouvelle opération ? |
Suivi après le retour | Combien de consultations à distance sont comprises ? |
Logement et transferts | Sont-ils compris ou à votre charge ? |
Interprète | Est-il compris pour les entretiens importants ? |
Comment Nafes Premium établit un devis
Envoyez-nous les premières informations sur le donneur et le dossier du malade. Nous les transmettons à des centres agréés. Le chirurgien étudie le dossier. Vous recevez ensuite un devis écrit et détaillé, avec ce qui est compris et ce qui ne l'est pas. Aucun engagement n'est demandé avant cet avis.
Questions fréquentes
Pourquoi le donneur est-il évalué séparément du malade ?
Parce que les intérêts ne sont pas les mêmes. Le malade veut recevoir un organe. Le donneur doit être protégé de tout risque inutile et de toute pression. Le règlement turc de 2022 prévoit pour cela un défenseur indépendant du donneur dans chaque centre. Le donneur est écouté seul et peut changer d'avis à tout moment.
Combien de temps dure l'évaluation du donneur ?
Souvent une à deux semaines sur place, après un premier tri à distance. La durée dépend des examens, de l'organe et de la commission d'éthique, qui se réunit tous les 15 jours. Un document britannique de GOSH indique qu'un bilan complet de don de rein prend au moins trois mois dans leur système. Les délais varient donc beaucoup.
Le donneur peut-il refuser à la dernière minute ?
Oui. Le consentement est libre et peut être retiré à tout moment, même la veille de l'opération. L'équipe protège ce droit. Elle peut même expliquer à la famille que le don est médicalement impossible, si le donneur le souhaite. Un refus ne doit jamais être puni ni jugé.
Quel est le risque de décès pour un donneur de rein ?
Il est faible. Une étude américaine de 80 347 donneurs rapporte 3,1 décès pour 10 000 dans les 90 jours qui suivent l'opération (JAMA, 2010). Un document de l'hôpital GOSH donne environ 1 sur 3 000. Le risque dépend de l'âge et de la santé du donneur. L'équipe vous donne ses propres chiffres avant l'opération.
Quel est le risque de décès pour un donneur de foie ?
Il est plus élevé que pour le rein, car l'opération est plus lourde. La Cleveland Clinic cite environ 0,2 %, soit 1 sur 500. Une enquête mondiale sur 11 553 dons confirme 0,2 % et rapporte des complications chez environ 24 % des donneurs, le plus souvent légères. Le risque est plus faible dans les centres expérimentés.
Un donneur de rein risque-t-il une insuffisance rénale ?
Un peu plus qu'avant le don, mais le risque absolu reste faible. Une étude américaine de 2014 trouve 30,8 cas pour 10 000 donneurs à 15 ans, contre 3,9 pour 10 000 personnes très saines. Le risque sur toute la vie est estimé à 90 pour 10 000 donneurs. Un suivi annuel de la tension et des reins est conseillé.
Peut-on donner à un ami ou à un voisin en Turquie ?
En principe, la loi réserve le don au conjoint marié depuis au moins deux ans et aux parents jusqu'au 4e degré. Un don hors de ce cadre passe obligatoirement par la commission d'éthique, qui vérifie l'absence d'argent et de pression. Pour un patient étranger, la commission étudie souvent le dossier même entre parents.
Le donneur peut-il être payé ou dédommagé ?
Non. La loi turque interdit tout paiement ou avantage lié au don d'un organe, et le trafic est puni par le Code pénal. Seuls des frais réels de séjour peuvent être pris en charge, de façon transparente. Si on vous propose de l'argent pour donner, refusez et prévenez le défenseur du donneur ou votre coordinateur.
Qu'est-ce que le défenseur indépendant du donneur ?
C'est un professionnel, souvent un travailleur social, qui n'est pas dans l'équipe du malade. Il écoute le donneur seul, vérifie qu'il comprend les risques et que sa décision est libre. Le règlement turc de 2022 prévoit un défenseur dans chaque centre qui fait des greffes à donneur vivant. Il peut aider à refuser sans conflit familial.
Peut-on avoir des enfants après un don ?
Oui en général, mais parlez-en avant. Après un don de rein, le risque de prééclampsie semble un peu plus élevé : près de 6 grossesses sur 100 contre environ 3 sur 100 dans une revue de 2018. Après un don de foie, la grossesse paraît généralement sûre, mais les données sont limitées. Un suivi de grossesse plus attentif est conseillé.
Quel suivi après le don une fois rentré chez soi ?
Un contrôle annuel de la tension, du poids, de la créatinine et du DFG pour le rein, ou des analyses du foie pour le foie. Choisissez avant le départ un médecin qui vous suivra, et remettez-lui votre compte rendu. Votre coordinateur Nafes Premium peut transmettre vos résultats à l'équipe turque. En cas de fièvre ou de douleur forte, consultez localement.
Le bilan peut-il conclure que je ne peux pas donner ?
Oui, et c'est fréquent. Un foie trop gras, une tension élevée, un DFG bas, un poids trop élevé ou une pression familiale peuvent suffire. Ce refus protège votre santé. Il n'est pas un jugement sur vous. L'équipe doit vous expliquer ses raisons et peut proposer une autre piste pour le malade.
Références et sources
- Living donor liver transplant — Cleveland Clinic
- Kidney donation — Cleveland Clinic
- Liver Transplant – Preparing for a transplant — NIDDK (NIH)
- What is the process for evaluating a donor? — M Health Fairview
- Living donor hepatectomy: a world-wide survey — PubMed
- Living donor liver transplantation: donor outcomes review (De Carlis et al., 2025) — PubMed Central
- How much liver is enough? Clinical pearls — AASLD
- Living donor liver transplantation selection criteria (OPTN/EASL) — PubMed Central
- Long-term outcomes of living kidney donors (Segev et al., JAMA 2010) — PubMed
- Risk of end-stage renal disease following live kidney donation (Muzaale et al., JAMA 2014) — PubMed
- Living kidney donors have only a very small increased risk of kidney failure and pre-eclampsia — NIHR Evidence
- KDIGO Clinical Practice Guideline on the Evaluation and Care of Living Kidney Donors — KDIGO / PubMed Central
- Law no. 2238 on organ and tissue removal, storage and transplantation — Republic of Türkiye, Legislation Information System
- Organ Nakli Hizmetleri Yönetmeliği (Organ Transplant Services Regulation) — Republic of Türkiye, Legislation Information System
- Türkiye'de organ nakli bekleyen kişi sayısı (2025) — Anadolu Agency / Turkish Ministry of Health
- About independent assessors (IAs) — Human Tissue Authority (UK)
- The Declaration of Istanbul on organ trafficking and transplant tourism — ISN / TTS, PubMed Central
- Liver Transplant Center — Acıbadem International
- HealthTürkiye – official health tourism portal — Republic of Türkiye, Ministry of Health















