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Dermatologie

Carcinomes de la peau

Également appelée: Cancers de la peau non mélanomes, Carcinome basocellulaire, Carcinome épidermoïde cutané, Kératose actinique, Non-melanoma skin cancer

Le traitement des carcinomes de la peau en Turquie intéresse des patients du monde entier. Cette page explique les cancers de la peau non mélanomes, le diagnostic, la chirurgie de Mohs, la radiothérapie, les crèmes, les risques et le suivi, avec des chiffres sourcés.

Rédigé par AdministratorMis à jour le:

Les carcinomes de la peau sont les cancers de la peau les plus fréquents : ils comprennent les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes, et naissent des cellules de l'épiderme. La plupart se soignent bien par une petite opération. Le traitement des carcinomes de la peau en Turquie peut apporter la chirurgie de Mohs ou un avis, mais il ne remplace pas votre dermatologue.

Points clés

  • Selon l'ACS, huit cancers de la peau sur dix sont des carcinomes basocellulaires, qui se propagent rarement.
  • Selon le NCI, la chirurgie permet des taux sans récidive de 85 à 95 % pour le carcinome basocellulaire.
  • La Skin Cancer Foundation cite jusqu'à 99 % de guérison par chirurgie de Mohs pour un cancer jamais traité (séries de cas).
  • Le NCI rapporte une propagation d'environ 5 % pour un carcinome épidermoïde sur peau exposée, 9 % à l'oreille, 14 % à la lèvre.
  • Les personnes greffées ont un risque plus élevé et plus agressif ; un suivi dermatologique régulier est essentiel et un traitement ne se change jamais sans avis médical.

Que sont les carcinomes de la peau ?

Les carcinomes de la peau sont des cancers qui naissent des cellules de la couche superficielle de la peau, l'épiderme. On les appelle aussi cancers de la peau non mélanomes, pour les distinguer du mélanome, qui naît des cellules pigmentaires. Ils sont de loin les cancers de la peau les plus fréquents. La plupart se soignent bien.

Deux types dominent. Le carcinome basocellulaire (CBC) naît des cellules de la couche profonde de l'épiderme. Le carcinome épidermoïde, ou spinocellulaire (CEC), naît des cellules de la couche plus superficielle. Une lésion précancéreuse, la kératose actinique, précède parfois le carcinome épidermoïde.

Cette page explique la maladie, le diagnostic et tous les traitements, de la crème à la chirurgie de Mohs. Elle montre aussi ce que le traitement des carcinomes de la peau en Turquie peut apporter, et ses limites. Elle ne remplace jamais votre dermatologue. Pour le mélanome, un autre cancer de la peau plus grave, voyez la page consacrée à cette maladie.

Une maladie très fréquente

Selon l'Institut national du cancer américain (NCI), le carcinome basocellulaire représente environ les trois quarts des cancers de la peau non mélanomes. Il est au moins trois fois plus fréquent que le carcinome épidermoïde chez les personnes dont l'immunité est normale. La Société américaine du cancer (ACS) indique que huit cancers de la peau sur dix sont des carcinomes basocellulaires.

Les chiffres américains donnent un ordre de grandeur. L'ACS cite une estimation d'environ 5,4 millions de cancers de la peau basocellulaires et épidermoïdes par an, chez environ 3,3 millions de personnes. Certaines personnes en ont plusieurs. Ces cancers sont si fréquents que les registres ne les comptent pas tous. Le NCI estime qu'ils causent moins de 0,1 % des décès par cancer.

Au niveau mondial, l'OMS estime que l'excès de rayons ultraviolets (UV) a causé environ 1,2 million de cancers de la peau non mélanomes en 2020. Elle lui attribue aussi environ 64 000 décès prématurés. Ces chiffres rappellent que ces cancers sont rarement mortels, mais qu'ils ne sont pas toujours bénins.

Les trois lésions à connaître

Le tableau ci-dessous résume les trois lésions les plus courantes. Les descriptions viennent du NCI, de l'ACS et de l'Académie américaine de dermatologie (AAD).

Lésion

Où et comment

Ce qu'il faut savoir

Carcinome basocellulaire

Visage, nez, zones exposées. Bouton nacré, plaie qui ne guérit pas, plaque rouge

Grandit lentement. Se propage rarement aux autres organes. Peut détruire les tissus voisins s'il est négligé.

Carcinome épidermoïde

Oreilles, lèvre inférieure, dos des mains. Croûte, bourgeon, plaque rugueuse

Peut atteindre les ganglions. Plus agressif chez les personnes immunodéprimées.

Kératose actinique

Zones abîmées par le soleil. Plaque rugueuse, rouge ou brune

Pas un cancer. Peut parfois évoluer vers un carcinome épidermoïde. Peut disparaître seule.

Le NCI précise que le carcinome basocellulaire se propage rarement. Mais s'il n'est pas traité, il peut envahir l'os ou les tissus voisins. L'ACS note que les rares personnes qui en meurent sont surtout âgées et diagnostiquées tard, ou sont des personnes greffées.

La maladie de Bowen et les formes in situ

Certains carcinomes épidermoïdes restent en surface : on parle de carcinome in situ ou de maladie de Bowen. Le NCI indique que leur risque d'évoluer vers une forme invasive est faible, de l'ordre de 3 à 4 % dans la littérature citée. Ils se traitent le plus souvent localement, par une petite opération ou une crème.

Les stades du carcinome épidermoïde

Le carcinome basocellulaire est rarement classé en stades, car il se propage peu. Le carcinome épidermoïde, lui, est classé de 0 à IV selon la taille, la profondeur et l'atteinte des ganglions. Le stade 0 est le carcinome in situ. Le stade IV signifie une atteinte à distance, par exemple au poumon.

Quels sont les symptômes et les signes d'alerte ?

Un carcinome de la peau commence presque toujours par une lésion visible qui ne guérit pas. Il fait rarement mal au début. Il peut démanger, saigner ou croûter.

Le carcinome basocellulaire

Selon l'AAD, il prend souvent la forme d'une bosse ferme, ronde et surélevée. Mais il peut aussi ressembler à un cercle creusé au centre, à une plaque qui pèle, à une plaie qui guérit puis revient, à une marque comme une cicatrice ou à un groupe de petites bosses brillantes. Sa couleur est rose ou rouge sur peau claire, et brune, noire, bleutée ou grise sur peau foncée. Il peut aussi avoir la couleur de la peau.

Le carcinome épidermoïde

Selon l'AAD, il se présente souvent comme une plaque rugueuse et squameuse, un bourgeon ferme en forme de dôme, ou une plaie qui ne guérit pas. Il peut ressembler à une verrue, à une corne ou à une cicatrice. Sa couleur est rouge, rose, brune ou noire, ou identique à la peau. Les zones à surveiller sont les oreilles, la lèvre inférieure, le dos des mains, le visage et le cuir chevelu.

La kératose actinique

C'est une plaque rugueuse, squameuse, rouge, rose ou brune, souvent sur une peau abîmée par le soleil. Elle se sent parfois mieux qu'elle ne se voit, comme du papier de verre. Sur les lèvres, elle peut donner une lèvre fendue ou qui pèle, que le baume ne soulage pas. Le NCI cite ce dernier signe.

Quand consulter ?

Le NHS britannique conseille de consulter un médecin si une lésion grandit ou change de couleur ou de texture. Il conseille aussi de consulter si une zone de peau fait mal, démange, saigne, croûte ou forme une plaie pendant plus de 4 semaines. Les lésions suivantes méritent un avis rapide :

  • une plaie qui ne guérit pas en quelques semaines ;

  • une bosse nacrée ou brillante qui grossit ;

  • une plaque squameuse ou croûteuse qui saigne ;

  • une lésion sur la lèvre, l'oreille ou une ancienne cicatrice ;

  • tout changement chez une personne greffée ou sous traitement immunosuppresseur.

Si vous avez une tache sombre ou un grain de beauté qui change, il peut s'agir d'un mélanome. Dans ce cas, consultez rapidement un dermatologue. Une urgence, comme une lésion qui saigne beaucoup ou un ganglion qui gonfle vite, se traite sur place et tout de suite.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?

La première cause est l'exposition aux rayons UV. Elle vient du soleil et des cabines de bronzage. Le risque dépend de la dose reçue sur toute la vie. Il dépend aussi de la peau : plus elle est claire, plus elle est fragile.

Les facteurs reconnus

Le NCI, l'ACS et l'AAD citent les facteurs suivants :

  • une peau claire qui brûle ou tache facilement, des yeux clairs, des cheveux roux ou blonds ;

  • une exposition longue ou répétée au soleil, ou aux cabines de bronzage ;

  • des coups de soleil avec cloques dans la jeunesse ;

  • l'âge : le risque augmente, et beaucoup de patients ont plus de 50 ou 60 ans ;

  • un antécédent personnel ou familial de cancer de la peau ;

  • une immunité affaiblie, par exemple après une greffe d'organe, un traitement immunosuppresseur, une chimiothérapie ou une infection par le VIH ;

  • une exposition forte à l'arsenic, via certaines eaux de puits, certains pesticides ou certains métiers (mines, fonderies) ;

  • une radiothérapie ancienne de la zone ;

  • des plaies chroniques, des cicatrices de brûlure ou des inflammations de longue durée ;

  • certaines maladies génétiques rares, comme le xeroderma pigmentosum ou le syndrome de Gorlin.

L'ACS signale aussi les traitements du psoriasis par PUVA (psoralène plus UV), qui augmentent surtout le risque de carcinome épidermoïde.

Le cas particulier des personnes greffées

Les personnes greffées prennent des médicaments qui calment l'immunité pour éviter le rejet. Cela les expose davantage aux cancers de la peau, surtout au carcinome épidermoïde. Le NCI indique que, chez les personnes immunodéprimées, ces cancers se comportent de façon plus agressive, même quand ils sont petits. L'ACS ajoute que leurs cancers de la peau poussent plus vite et sont plus difficiles à traiter.

Une méta-analyse de 2026 sur 27 études et 21 405 patients greffés a étudié l'azathioprine, un immunosuppresseur. Elle a trouvé un risque plus élevé de cancer de la peau non mélanome, surtout de carcinome épidermoïde. Nous n'avons lu que son résumé. Elle ne doit pas conduire à arrêter un traitement : toute question sur vos médicaments se discute avec votre équipe de greffe.

Le soleil n'est pas le seul coupable

Chez les peaux foncées, les carcinomes épidermoïdes surviennent plus souvent sur des cicatrices, des plaies chroniques ou des zones peu exposées. Le soleil joue un rôle moindre. Le NCI note qu'un carcinome épidermoïde né sur une cicatrice ou une zone non exposée a un risque plus élevé de se propager, de l'ordre de 38 % dans les études citées, contre environ 5 % pour les zones exposées au soleil.

Comment ces cancers sont-ils diagnostiqués ?

Le diagnostic repose sur l'examen de la peau, puis sur une biopsie. Le dermatologue regarde la lésion, la mesure et la note. Il utilise un dermatoscope, une loupe éclairée, pour mieux voir sa structure. Il examine aussi le reste de la peau, car ces cancers sont souvent multiples.

La biopsie

Le NCI décrit plusieurs biopsies : par rasage, au punch, incisionnelle ou excisionnelle. La biopsie retire un fragment de la lésion, ou toute la lésion. Un pathologiste étudie le tissu. Selon l'AAD, les résultats arrivent le plus souvent en quelques jours à une semaine.

Le compte rendu précise le type, la profondeur et les caractéristiques du cancer. Pour le carcinome basocellulaire, il décrit un sous-type : superficiel, nodulaire, ou plus agressif (sclérodermiforme, infiltrant). Pour le carcinome épidermoïde, il indique le degré de différenciation, la profondeur et la présence éventuelle d'une invasion des nerfs.

Les signes d'une forme à haut risque

Tous les cancers de la peau ne se valent pas. Le NCI liste des critères de haut risque.

Critère

Carcinome basocellulaire

Carcinome épidermoïde

Localisation

Centre du visage, derrière l'oreille, oreille, front, cuir chevelu

Lèvre, oreille, régions génitales ou anales, cicatrices, zones irradiées

Taille et profondeur

Grande lésion, bords flous

2 cm ou plus, 4 mm ou plus de profondeur

Aspect au microscope

Sous-types infiltrants

Mal différencié, invasion des nerfs

Contexte

Récidive, immunodépression

Immunodépression, greffe, cicatrice

Le NCI précise que les carcinomes épidermoïdes de 2 cm ou plus, de 4 mm de profondeur ou plus, ou mal différenciés ont un pronostic moins bon. Ils récidivent et se propagent plus souvent.

Les examens complémentaires

Pour la plupart des petits cancers de la peau, la biopsie suffit. Le NCI indique qu'un bilan d'extension n'est en général pas nécessaire pour le carcinome basocellulaire. Pour un carcinome épidermoïde à haut risque, le médecin palpe les ganglions et peut demander une échographie, un scanner ou une IRM. L'AAD dit qu'on peut demander une imagerie si le cancer paraît agressif.

Que préparer pour un avis à distance ?

Pour un deuxième avis ou un projet de soins en Turquie, rassemblez :

  • le compte rendu d'anatomopathologie complet ;

  • des photos récentes de la lésion, bien éclairées, avec une règle à côté ;

  • les comptes rendus des examens d'imagerie, s'il y en a ;

  • les comptes rendus d'anciennes opérations ou de radiothérapie ;

  • la liste de vos maladies et de vos médicaments, y compris les immunosuppresseurs ;

  • vos antécédents de cancers de la peau et de coups de soleil.

Le médecin qui vous traitera décide après avoir examiné votre dossier. Beaucoup de patients demandent un cancer de la peau non mélanome en Turquie comme second avis, sur dossier, avant tout voyage.

Quelles sont les options de traitement ?

Le but est de retirer le cancer en entier, avec le meilleur résultat esthétique et fonctionnel possible. Le choix dépend du type, de la taille, de la place, du sous-type, de votre âge, de votre état de santé et de vos souhaits. Les petits cancers de bas risque se traitent simplement. Les cancers de haut risque demandent une technique plus précise.

La chirurgie d'exérèse

L'exérèse chirurgicale est le traitement le plus courant. Le chirurgien retire la tumeur avec une marge de peau saine, et la pièce est examinée. Pour le carcinome basocellulaire, le NCI cite des marges d'environ 3 à 10 mm. Pour le carcinome épidermoïde, il cite 4 à 10 mm. Selon le NCI, 4 mm suffisent pour plus de 95 % des tumeurs bien différenciées de moins de 19 mm.

Les chiffres globaux sont bons. Pour le carcinome basocellulaire, le NCI rapporte des taux sans récidive de 85 à 95 %, selon le choix des patients. Le NHS note que la chirurgie est le traitement principal, surtout quand le cancer est découvert tôt. Une greffe de peau peut être nécessaire pour les grandes zones.

La chirurgie de Mohs

La chirurgie micrographique de Mohs retire la tumeur en fines couches. Chaque couche est examinée tout de suite au microscope. Le chirurgien enlève une nouvelle couche seulement aux endroits où il reste des cellules cancéreuses. Il s'arrête quand tout est propre. Le même médecin enlève le tissu, lit les lames et répare la plaie.

D'après la Skin Cancer Foundation, le taux de guérison atteint jusqu'à 99 % pour un cancer de la peau jamais traité, et jusqu'à 94 % pour une récidive. Ces pourcentages viennent de séries de cas, pas d'essais randomisés. Dans un essai de 374 patients avec un carcinome basocellulaire du visage, cité par le NCI, la récidive à 30 mois était de 3 % après exérèse et de 2 % après Mohs, sans différence significative. Pour les tumeurs récidivantes, la récidive était de 8 sur 102 après exérèse et de 2 sur 102 après Mohs.

La technique est préférée pour les zones sensibles, comme les paupières, le nez, les lèvres, les oreilles, le cuir chevelu, les doigts et les organes génitaux. Elle est aussi indiquée pour les tumeurs grandes, agressives, aux bords flous ou récidivantes. Elle se fait en une seule journée, sous anesthésie locale. Le plus long, c'est d'attendre les résultats du laboratoire.

Le curetage et l'électrocoagulation

Le médecin gratte la tumeur avec une curette, puis brûle la base par un courant électrique. Cette technique convient aux petits cancers de bas risque. Selon le NCI, la récidive à 5 ans est de 3,3 % pour les tumeurs du cou, du tronc et des membres. Elle monte nettement pour les tumeurs de plus de 6 mm à d'autres endroits. C'est une méthode rapide, mais elle laisse une cicatrice plate et blanche.

La cryochirurgie

La cryochirurgie gèle la lésion avec de l'azote liquide. Une croûte se forme, puis tombe en quelques semaines. Elle est utile pour les kératoses actiniques et certains petits cancers superficiels. Dans un petit essai cité par le NCI, la récidive à 1 an était de 39 % après cryochirurgie, contre 4 % après radiothérapie. La cryochirurgie convient donc moins aux cancers à risque.

La radiothérapie

La radiothérapie utilise des rayons à haute énergie. Le NHS la propose si le cancer est étendu, si sa place rend l'opération difficile, ou si le patient est trop fragile pour une chirurgie. Elle peut aussi être donnée après l'opération. Elle est souvent choisie pour les personnes âgées. L'AAD dit que ses taux de guérison sont plus bas que ceux de la chirurgie et qu'elle peut laisser une cicatrice.

Dans un essai sur le carcinome basocellulaire du visage de moins de 4 cm, le NCI rapporte un échec à 4 ans de 0,7 % pour la chirurgie et de 7,5 % pour la radiothérapie. Le bon résultat esthétique était de 87 % contre 69 %. Le risque de cancer secondaire radio-induit est faible, mais il existe sur le long terme. C'est un point à discuter avec les jeunes patients.

Les traitements locaux sur la peau

Pour les cancers superficiels et les kératoses actiniques, plusieurs traitements s'appliquent sur la peau.

  • L'imiquimod est une crème qui stimule l'immunité locale. Selon l'AAD, on l'applique une fois par jour ou un jour sur deux pendant 6 semaines ou plus. Elle est approuvée par la FDA pour le carcinome basocellulaire superficiel.

  • Le 5-fluorouracile (5-FU) est une crème de chimiothérapie. L'AAD indique une application deux fois par jour pendant 3 à 6 semaines. Le NHS parle de 3 à 4 semaines. Une irritation peut durer 2 à 4 semaines après l'arrêt.

  • La thérapie photodynamique associe une crème sensibilisante et une lumière. Selon le NCI, la réponse complète est de 91 % à 3 mois et de 83 % à 12 mois, contre 98 % et 96 % pour la chirurgie, sans différence significative. Des repousses allant jusqu'à 50 % ont été rapportées sur le long terme.

Le NCI indique que les taux de réponse de l'imiquimod varient beaucoup, d'environ 40 à 100 % selon les essais, qui ont le plus souvent un suivi de 6 à 12 semaines seulement. Ces traitements conviennent aux cancers superficiels bien choisis, jamais aux cancers profonds.

Les cancers avancés : médicaments par voie générale

Certains carcinomes deviennent localement avancés, c'est-à-dire trop étendus pour être opérés ou irradiés sans grand dégât. D'autres se propagent aux ganglions ou aux organes. Ces situations sont rares. Le NCI précise que les preuves viennent d'études de petite taille ou de phase précoce.

**Carcinome basocellulaire avancé.** Deux médicaments qui bloquent la voie de signalisation Hedgehog sont proposés : le vismodégib et le sonidégib. Le NCI indique que le vismodégib est approuvé pour le carcinome basocellulaire métastatique, ou localement avancé et récidivant après chirurgie ou non traitable par chirurgie ou radiothérapie. Le sonidégib est approuvé pour le carcinome basocellulaire localement avancé dans les mêmes conditions. Les réponses rapportées par le NCI sont de 30 % pour le vismodégib dans la forme métastatique et de 43 % dans la forme localement avancée, avec des réponses complètes chez 21 %. Pour le sonidégib 200 mg, elles sont de 43 % en forme localement avancée.

L'AAD signale les effets indésirables du vismodégib : crampes musculaires, perte de cheveux, troubles du goût. Il peut nuire à une grossesse. Ces médicaments se prennent par la bouche et demandent une surveillance étroite.

**Carcinome épidermoïde avancé.** Le NCI liste deux immunothérapies approuvées par la FDA : le cémiplimab et le pembrolizumab. Le cémiplimab est approuvé pour le carcinome épidermoïde métastatique ou localement avancé non traitable par chirurgie ou radiothérapie, selon la page du NCI. Il l'est aussi, d'après la même page, après chirurgie et radiothérapie chez les patients à haut risque de récidive. La page du NCI indique aussi que le cémiplimab est approuvé pour le carcinome basocellulaire qui s'est propagé après un traitement par inhibiteur Hedgehog. Les pages consultées ne donnent aucune date d'approbation.

Dans les essais de phase II cités par le NCI, le taux de réponse du cémiplimab était de 47 % (28 sur 59) dans la forme métastatique et de 44 % (34 sur 78) dans la forme localement avancée. Les réponses complètes concernaient 7 % et 13 % des patients. Le pembrolizumab a donné une réponse chez 34 % de 105 patients dans l'essai KEYNOTE-629. Les effets indésirables ont conduit à l'arrêt chez environ 7 à 12 % des patients, et des décès liés au traitement ont été rapportés.

Des études de la vie réelle de 2026 vont dans le même sens. Une série de 83 patients rapporte un taux de réponse de 49,4 % sous cémiplimab. Une autre série britannique de 50 patients traités en première ligne rapporte 55,8 %. Nous n'avons lu que les résumés. Ces chiffres ne remplacent pas les essais, mais ils indiquent que ces médicaments restent actifs en pratique.

L'immunothérapie avant ou après l'opération

Une revue de 2026 indique que l'immunothérapie avant l'opération donne des réponses importantes dans de nombreux cas, avec parfois la possibilité d'alléger la chirurgie ou la radiothérapie. Pour l'immunothérapie après l'opération, les résultats sont partagés : l'essai KEYNOTE-630 était négatif, et l'essai C-POST a amélioré la survie sans maladie, pas la survie globale. Nous n'avons lu que ce résumé. C'est un domaine qui change vite. Demandez à votre oncologue ce qui est standard pour vous.

La surveillance sans traitement immédiat

Pour une kératose actinique isolée ou un très petit cancer chez une personne fragile, une surveillance peut être raisonnable. Le NCI note que la kératose actinique peut disparaître sans traitement, et que son évolution vers un carcinome reste extrêmement rare pour une lésion isolée. Cette option se discute avec le dermatologue.

Tableau comparatif des traitements

Traitement

Pour qui

Points forts

Limites

Exérèse chirurgicale

La plupart des cancers

Contrôle de la marge, taux élevé de guérison

Cicatrice, parfois greffe

Chirurgie de Mohs

Visage, récidive, bords flous, haut risque

Jusqu'à 99 % de guérison (cas non traités) et conservation maximale de peau

Journée entière, spécialiste nécessaire

Curetage et électrocoagulation

Petits cancers de bas risque

Rapide, simple

Pas pour les zones à risque

Cryochirurgie

Kératoses, petits cancers superficiels

Rapide, sans point

Plus de récidives dans certaines études

Radiothérapie

Patients âgés ou fragiles, zones difficiles

Sans opération, bon contrôle

Séances multiples, cicatrice tardive

Imiquimod, 5-FU

Cancers superficiels, kératoses

Appliqué à la maison

Irritation, taux de guérison plus bas

Thérapie photodynamique

Kératoses, cancers superficiels

Bon résultat esthétique

Repousses possibles

Hedgehog, cémiplimab

Forme avancée

Option quand chirurgie et radiothérapie sont impossibles

Effets indésirables, suivi étroit

Quelles procédures traitent les carcinomes de la peau en Turquie ?

Les pages « procédure » de ce site expliquent chaque traitement en détail. Voici leur rôle dans les cancers de la peau non mélanomes.

Chirurgie des cancers de la peau

La chirurgie de Mohs en Turquie fait partie de la chirurgie des cancers de la peau, qui regroupe l'exérèse simple, la chirurgie micrographique de Mohs et la reconstruction. Elle est le traitement de base de la plupart des carcinomes. Le groupe Acıbadem décrit sur sa page internationale la chirurgie de Mohs pour les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes du visage, des oreilles et des mains, et pour les tumeurs grandes, rapides ou récidivantes. Elle y est faite sous anesthésie locale, et la plaie est fermée par des points, un lambeau ou une greffe.

La page ne cite pas d'hôpital précis pour la technique de Mohs. Elle ne donne ni prix ni taux de guérison. Nous n'avons trouvé aucun registre turc officiel des chirurgiens de Mohs. La disponibilité de cette technique en Türkiye, au-delà de l'offre du groupe Acıbadem, n'est donc pas confirmée. Demandez à l'équipe qui lit votre dossier qui pratique la technique, dans quel hôpital et avec quel laboratoire sur place.

Radiothérapie

Pour un carcinome basocellulaire en Turquie, comme pour un carcinome épidermoïde cutané en Turquie, la radiothérapie convient aux patients qui ne peuvent pas ou ne veulent pas être opérés, aux tumeurs de zones difficiles et aux cas où elle complète l'opération. Elle est souvent proposée aux personnes âgées. Un plan précis est fait pour chaque patient, avec peu de séances ou plusieurs semaines selon le cas.

Immunothérapie du cancer

L'immunothérapie par cémiplimab concerne les carcinomes épidermoïdes avancés et certains carcinomes basocellulaires avancés. Elle ne s'adresse pas aux petits cancers. Elle se donne en perfusion toutes les 3 semaines (350 mg par voie veineuse, selon le NCI) et demande un suivi des effets secondaires.

Chimiothérapie et thérapies ciblées

Cette page regroupe les médicaments ciblés, dont les inhibiteurs Hedgehog pris par la bouche. Ils concernent le carcinome basocellulaire avancé. La chimiothérapie locale en crème, comme le 5-FU, est un autre usage de ce domaine pour les formes superficielles.

Correction des cicatrices et laser fractionné

Après la guérison, une cicatrice peut gêner par son aspect. La page « Correction des cicatrices » explique les options. Le « laser fractionné » peut améliorer la texture de la peau. Ces gestes ne se font que lorsque le cancer est complètement traité et avec l'accord de l'équipe qui vous suit. Ils ne remplacent pas la surveillance.

Quelle procédure pour quel patient ?

Situation

Procédure habituellement discutée

Petit carcinome du tronc ou d'un membre

Exérèse simple ou curetage

Carcinome du nez, de l'œil, de l'oreille, récidive

Chirurgie de Mohs

Patient âgé ou fragile, zone difficile

Radiothérapie

Cancer avancé ou métastatique

Immunothérapie ou thérapie ciblée

Grande plaie après exérèse

Greffe ou lambeau

Cicatrice gênante après guérison

Correction des cicatrices, laser fractionné

Quand se faire soigner à l'étranger a-t-il un sens ? Et quand non ?

Beaucoup de carcinomes de la peau se soignent très bien près de chez soi, par une petite opération sous anesthésie locale. Voyager n'est pas nécessaire dans ce cas. Un déplacement peut avoir du sens dans certaines situations.

Les raisons qui peuvent justifier un voyage

  • Votre cancer est situé dans une zone sensible, et vous voulez la chirurgie de Mohs, difficile à obtenir près de chez vous.

  • Votre cancer a déjà récidivé et vous voulez l'avis d'une équipe spécialisée.

  • Vous voulez un deuxième avis avant une opération qui entraînera une grande cicatrice.

  • Vous avez un cancer avancé et cherchez un accès à un médicament, après accord de votre oncologue.

  • Vous voulez une reconstruction par un chirurgien plasticien expérimenté.

Les situations où il vaut mieux ne pas voyager

  • La lésion saigne beaucoup, s'infecte ou grossit vite : consultez sur place sans attendre.

  • Un ganglion gonfle ou une paralysie du visage apparaît : c'est une urgence locale.

  • Le diagnostic n'est pas encore posé : faites la biopsie dans votre pays.

  • Vous êtes greffé et prenez des immunosuppresseurs : ne changez jamais ce traitement sans l'avis de l'équipe de greffe.

  • Votre état général est instable, ou votre médecin juge le voyage risqué.

Ce qui reste mieux fait chez vous

Le suivi de la peau se fait dans votre pays. Un examen complet est recommandé après le diagnostic, puis à intervalles réguliers. L'AAD indique des contrôles tous les quelques mois chez certains patients. L'équipe turque peut rester en contact à distance avec votre dermatologue.

Pourquoi choisir la Turquie ?

Le choix repose sur des faits à regarder avec recul, pas sur une promesse de résultat.

Des chiffres sur le tourisme de santé

Selon l'agence turque USHAŞ, 1 538 643 personnes sont venues recevoir des soins en Türkiye en 2023, et 1 506 442 en 2024. Ces chiffres couvrent tous les soins. Ils indiquent que le pays accueille de nombreux patients étrangers.

Des hôpitaux, des équipes et des interprètes

Le groupe Acıbadem présente la chirurgie de Mohs sur son site international, daté de mai 2026. Elle est planifiée par les équipes de dermatologie et d'anatomopathologie du groupe. Son site indique aussi une prise en charge du mélanome dans douze hôpitaux, dont celui de Maslak à Istanbul, avec cinq établissements portant la mention JCI. Les pages ne disent pas quel hôpital réalise la technique de Mohs. Confirmez-le avant tout voyage.

D'autres hôpitaux partenaires ont un service de dermatologie et d'oncologie d'après leurs fiches, mais nous n'avons pas de page officielle qui montre qu'ils traitent ces cancers. Nous ne les citons pas. Des interprètes en arabe, français et anglais facilitent les échanges.

Un regard équilibré

Pour un petit carcinome, une bonne exérèse locale donne d'excellents résultats. Le gain d'un voyage est alors faible. Il augmente pour les cancers à haut risque, les récidives, les zones où la reconstruction est délicate ou les formes avancées.

Comment se déroule un voyage de traitement ?

Étape

Ce qui se passe

Où

1. Envoi du dossier

Compte rendu de pathologie, photos, imagerie

À distance

2. Avis de l'équipe

Les médecins relisent le dossier et disent si un voyage a un intérêt

À distance

3. Plan et devis

Technique proposée, durée du séjour, devis personnalisé

À distance

4. Accord du médecin local

Il confirme que le voyage est possible

Chez vous

5. Voyage et consultation

Examen de la lésion, parfois nouvelle biopsie

En Turquie

6. Traitement

Mohs, exérèse, radiothérapie ou début d'un médicament

En Turquie

7. Retour et suivi

Compte rendu au médecin traitant, contrôles de la peau

Chez vous

Le visa dépend de votre nationalité. Vérifiez sur evisa.gov.tr ou auprès du consulat de Turquie. Prévoyez un accompagnant, des documents traduits et une assurance voyage. Une chirurgie de Mohs prend une journée, mais la durée du séjour dépend de la reconstruction et de la cicatrisation. Un traitement comme la radiothérapie demande plusieurs semaines, ce qui est plus difficile à organiser à l'étranger.

Récupération, résultats et suivi à long terme

Après la chirurgie

La plaie est fermée par des points, un lambeau, une greffe ou laissée cicatriser seule. Le pansement protège la zone. Les points sont retirés après une à deux semaines, selon l'endroit. Un peu de douleur, un gonflement ou une ecchymose sont fréquents. L'AAD précise qu'une cicatrice peut mettre plus d'un an à mûrir. Protégez-la du soleil.

Quels résultats attendre ?

Pour les petits carcinomes opérés, le NCI rapporte des taux sans récidive de 85 à 95 %. La chirurgie de Mohs atteint des taux plus élevés dans les séries. Aucun médecin sérieux ne peut promettre qu'un cancer ne reviendra jamais.

Le suivi : un travail de longue durée

Le NCI note que la plupart des récidives du carcinome basocellulaire surviennent dans les 5 ans, mais qu'environ 18 % sont diagnostiquées plus tard. Dans une revue, la moitié des récidives apparaissait avant 2 ans. Pour le carcinome épidermoïde, 58 % des récidives locales apparaissent dans l'année, 83 % dans les 3 ans et 95 % dans les 5 ans. Pour les métastases, 69 % sont vues dans l'année, 91 % dans les 3 ans et 96 % dans les 5 ans.

Une personne qui a eu un cancer de la peau a un risque plus élevé d'en avoir un autre. Le contrôle comprend donc l'examen de toute la peau et des ganglions. Les patients à haut risque sont vus plus souvent, parfois tous les trois mois au début. Votre dermatologue fixe le rythme.

Vivre avec ce risque

Apprenez à regarder votre peau chaque mois. Protégez-vous du soleil toute l'année. Signalez toute plaie qui ne guérit pas. L'inquiétude est normale. N'hésitez pas à en parler à votre médecin.

Comment prévenir les cancers de la peau ?

La plupart des carcinomes de la peau sont liés aux UV. La prévention est donc très efficace. L'OMS recommande de se protéger quand l'indice UV est de 3 ou plus.

  • Évitez le soleil de la mi-journée et cherchez l'ombre.

  • Portez des vêtements couvrants, un chapeau à large bord et des lunettes qui bloquent 99 à 100 % des UV.

  • Appliquez un écran solaire à large spectre sur la peau découverte, sans l'utiliser pour rester plus longtemps au soleil.

  • Évitez totalement les cabines de bronzage.

  • Protégez les enfants : les coups de soleil de l'enfance augmentent le risque plus tard.

  • Couvrez les cicatrices et les peaux abîmées, conseille l'AAD.

L'OMS insiste : l'ombre et les vêtements protègent mieux que l'écran solaire seul. Si vous êtes greffé, demandez à votre équipe un suivi dermatologique régulier, car votre risque est plus élevé.

Quels sont les risques et les complications du traitement ?

Les risques de la chirurgie

  • Saignement, infection, mauvaise cicatrisation.

  • Cicatrice visible, parfois gênante sur le visage.

  • Perte de sensibilité autour de la cicatrice, ou lésion d'un nerf dans certaines zones.

  • Déformation d'une paupière ou d'une lèvre après une grande exérèse. Dans une série de 68 patients opérés au niveau des paupières, un résumé de 2026 cite des complications dans 7,4 % des cas, surtout un ectropion et des cicatrices épaisses. Nous n'avons lu qu'un extrait.

  • Dans l'essai sur les carcinomes basocellulaires récidivants du NCI, les complications étaient de 19 % après exérèse et de 8 % après Mohs.

Les risques de la radiothérapie

La peau peut rougir, sécher ou devenir douloureuse. Une cicatrice tardive ou un changement de couleur peut apparaître. Le NCI signale que le résultat esthétique est jugé bon chez 69 % des patients irradiés, contre 87 % après chirurgie.

Les risques des traitements locaux

Les crèmes provoquent rougeur, croûtes et irritation. La thérapie photodynamique peut être douloureuse pendant l'éclairage. La cryochirurgie laisse parfois une tache plus claire.

Les risques des médicaments

Les inhibiteurs Hedgehog causent des crampes, une perte de cheveux et des troubles du goût. L'immunothérapie peut déclencher des réactions immunitaires, parfois graves. Le NCI cite des décès liés au traitement dans les essais du cémiplimab et du pembrolizumab. Ces risques demandent un suivi proche, ce qui est une raison de ne pas commencer ces médicaments dans un lieu où vous ne serez pas suivi.

Les risques liés au voyage

Un vol long après une opération augmente le risque de caillot dans les jambes. Demandez à votre chirurgien quand voyager est sûr. Les cicatrices récentes doivent être protégées du soleil.

Combien coûte le traitement des carcinomes de la peau en Turquie ?

Nous ne publions pas de prix. La page d'Acıbadem sur la chirurgie de Mohs ne donne ni tarif ni taux de guérison. Elle dit que le coût est confirmé après consultation. Les sites d'agrégation affichent des fourchettes très différentes pour la même chirurgie, sans source officielle datée. Nous ne les reprenons pas.

Ce qui fait varier le prix

  • le type de traitement : crème, exérèse, chirurgie de Mohs, radiothérapie ou médicament ;

  • la taille et la place de la lésion ;

  • la reconstruction nécessaire (points, lambeau, greffe) ;

  • les examens et l'analyse du laboratoire ;

  • la durée du séjour et la présence d'un accompagnant ;

  • le nombre de séjours pour le suivi.

Que vérifier dans un devis ?

Demandez un devis écrit qui précise ce qui est inclus. Vérifiez qui paie en cas de complication. Demandez si l'analyse de laboratoire et la reconstruction sont comprises. Le vrai prix est celui d'un devis personnel, donné après l'étude de votre dossier.

Quelles questions poser à votre médecin avant de décider ?

  • De quel type de cancer s'agit-il, et quel est son sous-type ?

  • Ma tumeur est-elle à bas risque ou à haut risque, et pourquoi ?

  • Quelle technique est la plus adaptée : exérèse, Mohs, radiothérapie, crème ?

  • Quelle est la probabilité de récidive avec chaque option ?

  • Quelle cicatrice dois-je attendre, et qui fera la reconstruction ?

  • Mes ganglions doivent-ils être examinés ou imagés ?

  • Quel est le calendrier de suivi de ma peau ?

  • Mes médicaments, dont les immunosuppresseurs, influencent-ils le choix ?

  • Qui joindre en cas de problème pendant et après le séjour ?

  • Est-il sûr pour moi de voyager, et quand ?

Traitements et interventions pour cette pathologie

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre carcinome et mélanome ?

Le carcinome naît des cellules de l'épiderme, le mélanome des cellules pigmentaires. Les carcinomes sont bien plus fréquents et se soignent le plus souvent par une petite opération. Le mélanome est plus dangereux, car il se propage plus facilement. Seule la biopsie fait la différence avec certitude.

Un carcinome basocellulaire est-il dangereux ?

Il se propage très rarement aux autres organes, d'après le NCI et l'ACS. Mais s'il est négligé, il peut envahir les tissus voisins, parfois l'os. Il se soigne très bien quand il est traité tôt. Montrez toute plaie qui ne guérit pas à un dermatologue.

La kératose actinique est-elle un cancer ?

Non, c'est une lésion précancéreuse due au soleil. Elle peut parfois évoluer vers un carcinome épidermoïde, mais le plus souvent elle reste stable ou disparaît. Le dermatologue peut proposer de la surveiller ou de la traiter par cryothérapie, crème ou lumière. Il décide selon votre cas.

Qu'est-ce que la chirurgie de Mohs ?

C'est une technique qui retire le cancer en fines couches, examinées une à une au microscope pendant l'opération. On continue jusqu'à ce qu'il ne reste plus de cellules cancéreuses. Elle conserve un maximum de peau saine et convient aux zones sensibles. Elle dure en général une journée, sous anesthésie locale.

Quel est le taux de guérison de la chirurgie de Mohs ?

La Skin Cancer Foundation cite jusqu'à 99 % pour un cancer jamais traité et jusqu'à 94 % pour une récidive. Ces pourcentages viennent de séries de cas, pas d'essais randomisés. Dans un essai sur le visage, le NCI note 2 % de récidive après Mohs contre 3 % après exérèse, sans différence significative.

Le carcinome épidermoïde peut-il se propager ?

Oui, parfois. Le NCI rapporte une propagation d'environ 5 % pour les zones exposées au soleil, 9 % pour l'oreille, 14 % pour la lèvre et jusqu'à 38 % sur une cicatrice. Une tumeur de 2 cm ou plus ou de 4 mm de profondeur est plus à risque. Les personnes greffées sont plus exposées.

Quels médicaments existent pour un cancer avancé ?

Pour le carcinome basocellulaire avancé : vismodégib et sonidégib, qui bloquent la voie Hedgehog. Pour le carcinome épidermoïde avancé : cémiplimab et pembrolizumab, des immunothérapies. Le NCI les liste comme approuvés par la FDA. Leur disponibilité varie selon les pays. Votre oncologue vous dira ce qui est adapté.

Une crème peut-elle remplacer l'opération ?

Seulement pour des lésions superficielles bien choisies. L'imiquimod ou le 5-FU s'appliquent pendant plusieurs semaines et leurs taux de guérison sont plus bas que ceux de la chirurgie, d'après l'AAD. Ils ne conviennent pas aux cancers profonds ou à haut risque. Le dermatologue juge.

Peut-on avoir la chirurgie de Mohs en Turquie ?

Le groupe Acıbadem décrit la chirurgie de Mohs sur son site international. Mais la page ne cite pas d'hôpital précis, et la disponibilité de la technique en Türkiye au-delà de cette offre n'est pas confirmée. Demandez à l'équipe qui lit votre dossier qui pratique la technique et où.

Les personnes greffées ont-elles plus de risque ?

Oui. Les médicaments qui calment l'immunité exposent davantage aux cancers de la peau, surtout au carcinome épidermoïde, et ces cancers sont plus agressifs, selon le NCI et l'ACS. Un suivi dermatologique régulier est conseillé. Ne changez jamais votre traitement sans l'avis de votre équipe de greffe.

Comment se passe le suivi après le traitement ?

Le suivi comprend l'examen de toute la peau et, au besoin, des ganglions, à des intervalles fixés par votre dermatologue. Les récidives surviennent surtout dans les 5 ans, mais certaines plus tard. Le suivi se fait dans votre pays. Un auto-examen mensuel complète les visites.

Combien coûte le traitement en Turquie ?

Le prix dépend de la technique (crème, exérèse, Mohs, radiothérapie, médicament), de la taille de la lésion, de la reconstruction et du séjour. La page officielle d'Acıbadem ne publie pas de tarif. Le vrai prix est celui d'un devis personnalisé, établi après l'étude de votre dossier.

Références et sources

  1. Skin Cancer Treatment (PDQ) - Health Professional Version — National Cancer Institute (NCI)
  2. Skin Cancer Treatment (PDQ) - Patient Version — National Cancer Institute (NCI)
  3. Cemiplimab-rwlc — National Cancer Institute (NCI)
  4. Key Statistics for Basal and Squamous Cell Skin Cancers — American Cancer Society
  5. Basal cell carcinoma — American Academy of Dermatology (AAD)
  6. Mohs surgery — Skin Cancer Foundation
  7. Non-melanoma skin cancer - treatment — NHS
  8. Ultraviolet radiation - fact sheet — World Health Organization (WHO)
  9. Mohs surgery — Acıbadem International
  10. Health tourism data — USHAŞ, Republic of Türkiye
  11. Immunotherapy for early-stage cutaneous squamous cell carcinoma (review, 2026) — PubMed Central

Hôpitaux qui prennent en charge cette pathologie

Groupe hospitalier Acibadem IstanbulSarıyer, IstanbulAcibadem Istanbul désigne le réseau des 12 hôpitaux privés du groupe Acibadem dans la ville. Nafes Premium vous oriente le plus souvent vers l'hôpital Acibadem Maslak, son site phare pour les patients étrangers.JCI
Hôpital Medical Park AntalyaMuratpaşa, AntalyaMedical Park Antalya est un grand complexe hospitalier privé au bord de la Méditerranée. Il est connu pour la greffe d'organes, la greffe de moelle et le traitement du cancer. Nafes Premium organise tout votre séjour.
Groupe Medical Park IstanbulKadıköy, IstanbulMedical Park Istanbul désigne le réseau Medical Park dans la ville : 9 hôpitaux, dont Göztepe et Bahçelievler, tous deux accrédités JCI. Nafes Premium vous aide à choisir le bon site et organise votre séjour.JCI
Medicana International AnkaraÇankaya (Söğütözü), AnkaraMedicana Ankara est un grand hôpital privé de la capitale turque, ouvert en 2008. Il est connu pour ses greffes d'organes et de moelle, son unité du cancer avec CyberKnife et son centre du cœur.
Hôpital universitaire GaziYenimahalle, AnkaraL'hôpital Gazi est l'hôpital de la faculté de médecine de l'université Gazi, à Ankara. Il soigne depuis 1979 et reçoit aussi des patients venus de l'étranger.
Hôpital universitaire IstinyeEsenyurt (Bahçeşehir), IstanbulL'hôpital universitaire Istinye, aussi appelé Liv Hospital Bahçeşehir, soigne, forme des médecins et fait de la recherche à Istanbul. Il est connu pour les greffes, l'AVC, le cancer, le cœur et la FIV.

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