La greffe de foie chez l'enfant est une opération qui remplace le foie malade d'un enfant par un foie sain, ou par un petit morceau du foie d'un adulte. En Turquie, elle se fait le plus souvent avec un parent donneur. Dans une série turque de 140 enfants, 85,7 % étaient en vie après la greffe. Le traitement antirejet dure toute la vie.
En bref
- Anesthésie
- Anesthésie générale
- Durée de l'intervention
- 5–12 h
- Hospitalisation
- 14–28 jours
- Séjour en Turquie
- 60–90 jours
- Convalescence
- 180–365 jours
Points clés
- En 2024, la Turquie a réalisé 1 731 greffes de foie, dont 1 543 avec donneur vivant, soit environ 89 % (ministère turc de la Santé, via l'agence AA).
- Chez l'enfant, l'atrésie des voies biliaires est la première cause : 40 à 70 % des premières greffes selon l'âge (NHS England). Les maladies métaboliques viennent ensuite, avec 10 à 25 %.
- Une série turque de 140 enfants greffés de 2015 à 2023 rapporte 85,7 % de survie, un âge médian de 23 mois et 5 % de nouvelles greffes (Turkish Archives of Pediatrics).
- Dans une étude américaine de 911 enfants, le taux d'échec du greffon était de 9,8 % avec un donneur vivant contre 14,6 % avec un foie partagé de donneur décédé (Transplant International, 2022).
- Le donneur doit avoir de 18 à 60 ans. Le risque de décès du donneur est d'environ 0,2 % (Cleveland Clinic) et son foie retrouve sa taille en 2 à 3 mois.
Qu'est-ce que la greffe de foie chez l'enfant en Turquie ?
Le foie fabrique la bile, filtre le sang et stocke l'énergie. Il aide aussi le corps à lutter contre les infections et à bien coaguler. Quand il s'arrête de fonctionner, la vie de l'enfant est en danger. La greffe de foie chez l'enfant en Turquie est alors une option. Elle consiste à enlever le foie malade et à le remplacer par un foie sain.
Deux sources de foie
Le greffon peut venir d'un donneur décédé. Il peut aussi venir d'un donneur vivant, le plus souvent un parent. Pour un petit enfant, le chirurgien ne prélève pas un foie entier. Il prélève le segment latéral gauche, une petite partie du foie de l'adulte. Cette partie est assez petite pour entrer dans le ventre d'un nourrisson.
Le foie a une capacité rare : il repousse. Chez le donneur, le foie retrouve sa taille en 2 à 3 mois, selon la Cleveland Clinic. Chez l'enfant, le greffon grandit avec lui.
La place de la Turquie
En 2024, la Turquie a réalisé 1 731 greffes de foie, dont 1 543 avec donneur vivant. C'est environ 89 %. Ces chiffres viennent du ministère turc de la Santé, relayés par l'agence Anadolu. Ils concernent les adultes et les enfants. Ils montrent que le don entre vivants est la voie habituelle dans ce pays.
Plusieurs hôpitaux publient des séries d'enfants greffés. Un centre universitaire d'Istanbul a étudié 140 enfants greffés entre 2015 et 2023. Un autre résumé de 2026 porte sur 98 greffes pédiatriques faites entre 2018 et 2024 à l'université d'Istinye. Une étude de 14 centres turcs a suivi 100 enfants greffés pour une insuffisance hépatique aiguë. Ces travaux montrent que l'expérience existe. Ils ne garantissent pas le résultat pour votre enfant.
Qui s'occupe de l'enfant ?
Une greffe pédiatrique demande une équipe complète. On y trouve un hépatologue pédiatre, un chirurgien de la greffe, un anesthésiste pédiatrique et une équipe de réanimation pédiatrique. S'y ajoutent des infirmières spécialisées, un diététicien, un psychologue et un travailleur social. L'équipe étudie le dossier avant toute décision.
Nafes Premium n'est pas un hôpital. Nous vous aidons à envoyer le dossier, à comparer des centres agréés et à organiser le voyage. La décision médicale reste toujours celle de l'équipe de greffe.
Pour qui la greffe de foie est-elle indiquée chez l'enfant ?
Un enfant a besoin d'une greffe quand son foie ne peut plus faire son travail et qu'aucun autre traitement ne suffit. Les causes ne sont pas les mêmes que chez l'adulte. Selon la spécification du NHS England pour les greffes pédiatriques, les enfants ont rarement besoin d'une greffe pour les maladies de l'adulte, comme l'hépatite chronique ou l'alcool.
Cause | Ce qui se passe | Repère chiffré |
|---|---|---|
Atrésie des voies biliaires | Les canaux biliaires du nourrisson sont bouchés. La bile abîme le foie. | 40 à 70 % des premières greffes selon l'âge (NHS England) |
Maladies métaboliques | Un défaut génétique empêche le foie de traiter certaines substances, par exemple le déficit en alpha-1-antitrypsine. | 10 à 25 % des greffes (NHS England) |
Insuffisance hépatique aiguë | Le foie cesse brutalement de fonctionner, parfois sans cause trouvée. | 100 enfants dans une étude de 14 centres turcs |
Tumeurs du foie | Certaines tumeurs ne peuvent pas être enlevées par une opération classique. | Cas rares, décidés en équipe |
Autres maladies chroniques | Maladies génétiques des voies biliaires, cirrhose d'origine variée. | Selon le dossier |
L'atrésie des voies biliaires
C'est la première cause chez l'enfant. Selon le NIDDK, les canaux biliaires à l'intérieur et à l'extérieur du foie sont cicatrisés et bloqués. Le premier signe est la jaunisse, souvent entre 3 et 6 semaines de vie. La cause est inconnue. Le premier traitement est l'opération de Kasai, qui relie l'intestin au foie pour rétablir l'écoulement de la bile.
L'âge à l'opération compte. Une méta-analyse de 2022, sur 14 études et 3 276 patients, trouve que l'opération faite avant 90 jours donne une meilleure survie avec son propre foie qu'une opération plus tardive. Le NIDDK écrit qu'une greffe est finalement nécessaire dans la plupart des cas. Avec les traitements actuels, plus de 80 à 90 % des enfants atteignent l'âge adulte.
Une revue de 2013 a suivi des patients plus de 20 ans après l'opération de Kasai. Parmi eux, 88 % vivaient encore avec leur propre foie, mais 60,5 % de ces patients avaient des complications du foie. Ce groupe est sélectionné, car il ne compte que des survivants de longue durée.
Les maladies métaboliques
Dans ces maladies, le foie est parfois peu abîmé, mais il fabrique une substance toxique pour le cerveau ou d'autres organes. Greffer un foie sain peut corriger le défaut. La décision dépend de la maladie, de son évolution et de ses autres traitements. Elle se prend dans un centre qui connaît ces maladies rares.
L'insuffisance hépatique aiguë
C'est une urgence. L'enfant peut avoir une jaunisse, de la confusion, une somnolence et des saignements. La greffe est parfois la seule solution. Dans l'étude de 14 centres turcs publiée en 2025, un donneur vivant a été utilisé chez 86,0 % des enfants. Un taux d'albumine bas et une encéphalopathie de grade 4, un état de conscience très altéré, étaient liés à un décès précoce.
Quel âge et quel poids ?
Il n'y a pas d'âge minimal fixé pour tous. La série turque de 140 enfants a un âge médian de 23 mois. Certains centres greffent des nourrissons de quelques mois. Un article de presse sur le groupe Acıbadem cite des bébés de 5 à 6 mois et de 4,5 kg. Le poids compte pour choisir le bon morceau de foie. L'équipe vérifie que le greffon n'est ni trop petit, ni trop gros.
Pourquoi choisir la Turquie pour la greffe de foie d'un enfant ?
Choisir un pays pour un enfant malade est une décision grave. Voici les points utiles, avec leurs limites. Notre objectif n'est pas de vendre un pays, mais de vous aider à comparer.
Une grande pratique du don entre vivants
En 2024, la Turquie a fait 1 543 greffes de foie à donneur vivant. Le nombre d'opérations compte en chirurgie, surtout pour un petit enfant. Une enquête mondiale de 2013 montre que les centres qui font peu de greffes à donneur vivant ont plus d'incidents graves évités de justesse.
Des équipes pédiatriques et des soins intensifs dédiés
Une greffe d'enfant ne se fait pas dans un service d'adultes. Le groupe Acıbadem indique que ses centres de greffe disposent d'une capacité de réanimation pédiatrique dédiée. L'hôpital universitaire Gazi, à Ankara, déclare faire des greffes de rein, de foie, de moelle et de cornée chez l'adulte et chez l'enfant. Posez toujours la question de la réanimation pédiatrique avant de choisir.
La durée du séjour en réanimation pédiatrique pèse sur le résultat. Dans la série turque de 140 enfants, chaque jour de plus augmentait le risque de décès de 6 %. Cela montre l'intérêt d'une équipe formée aux petits patients.
Un cadre légal strict
La loi turque n° 2238 et le règlement de 2022 encadrent les greffes. Le commerce d'organes est interdit et puni. Les centres sont agréés par le ministère. Un donneur vivant doit être un adulte, car la loi interdit de prélever un organe sur une personne de moins de 18 ans. Pour un enfant malade, le donneur est donc un parent adulte ou un proche autorisé.
Un accueil pensé pour les familles étrangères
Les grands hôpitaux ont des services pour patients internationaux. Ils proposent des interprètes, des transferts et un coordinateur. Avec Nafes Premium, vous avez un interlocuteur parlant arabe, français et anglais. Le portail officiel HealthTürkiye, vérifié par le ministère turc de la Santé, propose aussi une ligne d'aide ouverte jour et nuit.
Les limites à connaître
Le séjour est long : souvent deux à trois mois près de l'hôpital.
Le donneur et l'enfant voyagent ensemble, avec parfois un autre adulte pour aider.
Le dossier légal prend du temps : preuves de parenté, consentement, commission d'éthique.
Le coût reste élevé, même s'il est souvent plus bas qu'en Europe de l'Ouest ou en Amérique du Nord.
Le suivi à vie se fera avec un médecin de votre pays : il faut le trouver avant de partir.
Nafes Premium ne peut pas promettre un résultat. Notre rôle est de préparer le dossier, de vous orienter vers des centres agréés et d'organiser le séjour.
Quelles techniques pour la greffe de foie d'un enfant ?
En greffe de foie pédiatrique, le choix du type de greffon dépend du poids de l'enfant, de sa maladie, de l'urgence et des donneurs disponibles. Le chirurgien décide après avoir étudié les examens.
Type de greffon | Description | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|
Segment latéral gauche d'un donneur vivant | Petite partie du foie d'un parent, prélevée à l'avance | Opération planifiée, greffon frais, bonne taille pour un nourrisson | Un adulte en bonne santé est opéré |
Foie partagé d'un donneur décédé | Le foie d'un donneur décédé est divisé en deux pour deux receveurs | Aucun risque pour un donneur vivant | Attente imprévisible, urgence possible |
Foie entier réduit | Un grand foie est taillé pour s'adapter à l'enfant | Utile pour un enfant plus grand | Dépend d'un donneur décédé |
Seconde greffe | Nouvelle greffe si le premier greffon échoue | Dernier recours | Cas rare, 5 % dans la série turque de 140 enfants |
Le segment latéral gauche, en détail
Le foie se divise en segments. Le segment latéral gauche est la partie située à gauche. Sa taille convient bien aux nourrissons et aux jeunes enfants. Le chirurgien le sépare du reste du foie du donneur, puis le prépare. Le donneur garde la plus grande partie de son foie, qui repousse.
Une grande analyse de la base américaine UNOS a comparé 508 enfants greffés avec un segment latéral gauche de donneur vivant et 403 avec un foie partagé de donneur décédé. La survie du greffon et du patient à 1, 3 et 5 ans était comparable. Le taux d'échec du greffon était de 9,8 % avec le donneur vivant, contre 14,6 % avec le foie partagé. L'attente médiane était de 60 jours avec un donneur vivant et de 46 jours avec un foie partagé.
Ces données viennent des États-Unis. Elles ne disent pas ce que fera votre centre. Elles montrent seulement que le donneur vivant est une option sûre dans de bonnes mains.
Comment se déroule la technique chez le receveur ?
Le chirurgien enlève le foie malade. Il relie ensuite la veine porte, l'artère hépatique et la veine hépatique du greffon. Il relie enfin les voies biliaires, parfois à l'intestin. Chez un nourrisson, les vaisseaux sont très fins. Il faut une grande précision, parfois avec des loupes grossissantes.
Après l'opération, la circulation dans l'artère hépatique est surveillée par échographie. Un caillot dans cette artère est l'une des complications les plus redoutées. Il est parfois à l'origine d'une nouvelle greffe.
Donneur vivant ou donneur décédé ?
Le donneur vivant permet de choisir la date et de ne pas attendre un foie. C'est un avantage pour un enfant dont l'état s'aggrave. Le prix à payer est le risque couru par le donneur. Il est faible, mais il existe. La section sur les risques en donne les chiffres. Une équipe sérieuse présente toujours les deux options.
Comment se préparer à la greffe de foie de son enfant ?
La préparation commence avant le départ. Plus le dossier est complet, plus la réponse de l'équipe est rapide. Voici une liste de départ.
Les documents médicaux à rassembler
Les comptes rendus du médecin de l'enfant : diagnostic, date, traitements déjà essayés.
Les analyses de sang récentes : bilan du foie, coagulation, albumine, bilirubine.
Les images : échographie, scanner ou IRM, avec les disques si possible.
Le compte rendu d'une opération de Kasai, d'une biopsie ou d'un test génétique, s'il existe.
Le carnet de vaccination et la liste des médicaments, avec les doses.
Le poids, la taille et la courbe de croissance de l'enfant.
Le groupe sanguin de l'enfant et de chaque parent.
Envoyez ces documents à Nafes Premium. Nous les transmettons à des centres agréés. Le chirurgien donne un premier avis médical, sans engagement.
Les documents légaux
Le donneur doit prouver son lien avec l'enfant. Il faut en général l'acte de naissance de l'enfant avec le nom des parents, la pièce d'identité du donneur et, si besoin, l'acte de mariage. Les documents doivent souvent être traduits et légalisés. Un parent qui n'est pas donneur peut devoir signer une déclaration. Le règlement turc demande aussi des déclarations sur la situation du donneur. L'hôpital vous remet la liste exacte.
La santé de l'enfant avant le départ
Les vaccins doivent être à jour, si le médecin le juge possible. Après la greffe, les vaccins vivants sont déconseillés (NIDDK).
Une bonne nutrition est essentielle. Quand la bile coule mal, le corps absorbe moins les graisses et les vitamines. Le médecin peut prescrire un régime et des compléments.
Continuez les médicaments prescrits. N'arrêtez rien sans avis médical.
Soignez les infections de la peau ou des dents avant le voyage.
La préparation de la famille
Un séjour de plusieurs semaines est lourd. Prévoyez qui s'occupe des autres enfants. Prévoyez aussi un budget pour le logement près de l'hôpital, les repas et les imprévus. Le donneur doit être en bonne santé, sans tabac ni alcool avant l'opération. Il doit pouvoir s'absenter du travail pendant plusieurs semaines.
Parlez ouvertement avec le donneur. Il peut dire non à tout moment. Cette liberté est protégée par la loi. Un bon centre l'écoute seul, sans la famille, pour s'en assurer.
Quels examens avant la greffe de foie d'un enfant ?
Le bilan se fait en Turquie, en quelques jours. Il confirme que la greffe est la bonne solution, au bon moment. Il vérifie aussi le donneur.
Le bilan de l'enfant
Prises de sang : fonction du foie, coagulation, albumine, bilirubine, reins, infections.
Échographie Doppler du foie : elle regarde la circulation dans les vaisseaux.
Scanner ou IRM du ventre : taille du foie, vaisseaux, voies biliaires, tumeurs éventuelles.
Échographie du cœur : elle vérifie le cœur et la pression dans les poumons.
Tests des virus, dont le CMV et le virus d'Epstein-Barr (EBV), car ils peuvent poser problème après la greffe.
Tests génétiques ou métaboliques, si la cause n'est pas connue.
Évaluation par le diététicien, le psychologue et l'équipe de réanimation.
Le poids et la taille servent à calculer la taille idéale du greffon. Les chirurgiens utilisent le rapport entre le poids du greffon et le poids de l'enfant. Un rapport d'au moins 0,8 % est généralement considéré comme sûr, selon l'AASLD. Chez un petit enfant, un greffon un peu plus grand est parfois accepté.
Le bilan du donneur
Le donneur passe aussi par un bilan complet. L'équipe veut que l'opération soit sûre pour lui. Elle cherche des maladies du cœur, des poumons, du foie ou des reins. Elle regarde les vaisseaux et les voies biliaires avec un scanner ou une IRM, et elle mesure le volume du foie.
Examen du donneur | Pourquoi |
|---|---|
Groupe sanguin | Il doit être compatible avec celui de l'enfant |
Prises de sang et sérologies | Vérifier le foie, les reins, l'hépatite B et C, le VIH |
Scanner ou IRM avec volumétrie | Mesurer le foie et voir les vaisseaux et les voies biliaires |
Électrocardiogramme et radio des poumons | Vérifier le cœur et les poumons avant l'anesthésie |
Échographie du foie | Chercher une graisse excessive dans le foie (stéatose) |
Biopsie du foie | Seulement si un doute persiste, par exemple sur la graisse |
Entretien avec un psychiatre ou psychologue | Vérifier la liberté du choix et le soutien de la famille |
Les seuils médicaux viennent de recommandations internationales. Le foie restant du donneur doit représenter au moins 30 à 35 % du volume total, selon l'AASLD. La stéatose, la graisse dans le foie, doit rester inférieure à 20 %. Certains candidats sont écartés à cette étape, le plus souvent pour une stéatose.
Le passage devant la commission d'éthique
Le règlement turc prévoit que certains dons passent devant une commission d'éthique. Elle comprend un policier, un médecin d'un autre hôpital public, un psychiatre, un juriste et un travailleur social. Pour les étrangers qui vivent en Turquie, le règlement l'impose toujours. Pour les patients de passage, le ministère peut l'exiger. Votre coordinateur vous dit à l'avance si ce sera le cas.
Comment se déroule la greffe de foie d'un enfant, étape par étape ?
Le calendrier varie beaucoup. Voici un exemple de parcours avec un parent donneur. Il est indicatif.
Avant le départ : envoi du dossier, avis préliminaire de l'équipe, documents de parenté, visas si nécessaire.
Arrivée à Istanbul ou à Ankara : accueil à l'aéroport, installation, première consultation à l'hôpital.
Jours 1 à 7 : bilan complet de l'enfant et du donneur, avec scanner, IRM et volumétrie.
Dossier légal : consentement écrit devant deux témoins, puis commission d'éthique si elle est requise.
Inscription de l'enfant sur la liste du centre : la loi demande au moins 3 jours, sauf urgence.
Jour de l'opération : le parent et l'enfant sont opérés le même jour, dans deux salles, sous anesthésie générale.
Après l'opération : l'enfant va en réanimation pédiatrique. Le parent passe souvent la première nuit en soins intensifs.
Environ 1 semaine après : sortie habituelle du donneur (Cleveland Clinic).
Environ 2 à 4 semaines après : sortie habituelle de l'enfant, si tout va bien.
Séjour près de l'hôpital : prises de sang régulières, réglage des médicaments, contrôles par échographie.
Retour à la maison : seulement avec l'accord écrit de l'équipe et un compte rendu complet.
Le jour de l'opération
Le donneur est opéré en premier ou en même temps. L'opération du donneur dure plusieurs heures. L'opération de l'enfant dure en général de 5 à 8 heures selon le NHS, et parfois 12 heures ou plus selon le NIDDK. Les parents attendent dans un salon réservé. L'équipe leur donne des nouvelles à des moments clairs.
En réanimation pédiatrique
L'enfant reste endormi et relié à un respirateur pendant un temps variable. Les médecins surveillent le foie, les reins, la tension et la coagulation. Des tuyaux fins servent à nourrir, à surveiller et à drainer. Ils sont retirés peu à peu. La durée du séjour en réanimation est un point important : dans la série turque de 140 enfants, un séjour long était lié à un risque plus élevé de décès.
Les parents peuvent le plus souvent voir l'enfant à des horaires fixes. Demandez à l'avance les règles de visite et la présence d'un interprète.
Les premiers jours dans le service
Quand l'état est stable, l'enfant passe dans une chambre. La nourriture reprend par étapes. Les médicaments antirejet sont réglés avec soin, avec des dosages sanguins fréquents. Les parents apprennent à donner les médicaments, à surveiller la température et à reconnaître les signes d'alerte. Une infirmière spécialisée leur remet un carnet de suivi.
Convalescence : combien de temps après la greffe de foie d'un enfant ?
Chaque enfant récupère à son rythme. Le tableau suivant donne des repères généraux. L'équipe de greffe adapte tout au cas de votre enfant.
Période | Ce qui se passe en général |
|---|---|
Jours 1 à 7 | Réanimation pédiatrique, surveillance continue, début de l'alimentation |
Semaines 2 à 4 | Sortie de l'hôpital si tout va bien (séjour de 2 à 4 semaines selon Acıbadem) |
Mois 1 à 3 | Séjour près de l'hôpital, prises de sang plusieurs fois par semaine, risque de rejet le plus élevé |
Mois 3 à 6 | Retour possible dans le pays d'origine avec l'accord de l'équipe, suivi rapproché à distance |
Mois 6 à 12 | Reprise progressive de la vie normale, retour à l'école selon l'avis médical |
Après 1 an | Contrôles réguliers, croissance suivie, médicaments à vie |
Le NIDDK écrit que le risque de rejet est le plus élevé pendant les 3 à 6 premiers mois. MedlinePlus indique une récupération complète de 6 à 12 mois chez l'adulte. L'équipe demande souvent de rester près de l'hôpital environ 3 mois.
Le retour à l'école et aux jeux
Le retour à l'école se décide avec l'équipe, souvent plusieurs mois après la greffe. Il dépend de l'état de l'enfant et du niveau des médicaments. Les jeux calmes reprennent tôt. Les sports de contact attendent l'accord du médecin, car la cicatrice et le greffon doivent être protégés. Les piscines publiques et les foules demandent de la prudence au début, à cause du risque d'infection.
La croissance et le développement
Un enfant malade du foie grandit souvent moins bien. Après une greffe réussie, la croissance reprend en général. L'équipe suit la taille, le poids et le développement à chaque visite. Les corticoïdes, s'ils sont prescrits, peuvent freiner la croissance. Ils sont réduits dès que possible.
La convalescence du parent donneur
Le donneur reste environ une semaine à l'hôpital (Cleveland Clinic). Il peut conduire après 2 à 3 semaines et reprendre ses activités habituelles en 6 à 8 semaines. Le NIDDK indique un retour au travail en 4 à 6 semaines. Un parent donneur peut avoir du mal à soigner son enfant tout en se remettant lui-même. Prévoyez un autre adulte pour aider.
Rentrer chez vous
Le départ n'est autorisé que si le greffon fonctionne bien, si les médicaments sont stables et si un médecin dans votre pays accepte de suivre l'enfant. L'équipe prépare une lettre de sortie, la liste des médicaments et un plan d'urgence. Posez la question du voyage en avion : l'avis de l'équipe est indispensable.
Quels résultats attendre de la greffe de foie chez l'enfant ?
Les résultats de la greffe de foie chez l'enfant en Turquie sont, en général, bons dans les centres expérimentés. Ils dépendent de la maladie, de l'état de l'enfant avant l'opération et de l'équipe.
Ce que disent les études turques
Une étude d'un centre universitaire d'Istanbul, publiée dans les Turkish Archives of Pediatrics, a suivi 140 enfants greffés de 2015 à 2023. L'âge médian était de 23 mois. L'atrésie des voies biliaires représentait 45,7 % des cas et les maladies métaboliques 22,1 %. La mortalité globale était de 14,3 %, soit une survie de 85,7 %. Les complications touchaient 42,1 % des enfants et 5 % ont eu besoin d'une nouvelle greffe.
Les causes de décès étaient surtout la septicémie (35 %) et les atteintes du système nerveux central (25 %). Un séjour long en réanimation était le seul facteur indépendant de décès.
Dans l'étude de 14 centres sur l'insuffisance hépatique aiguë, la survie moyenne des enfants après greffe était d'environ 166 mois. Les auteurs ne trouvent pas de différence significative entre donneur vivant et donneur décédé chez l'enfant.
Ce que disent les études internationales
L'analyse de 911 enfants de la base UNOS montre une survie comparable entre donneur vivant et foie partagé. L'échec du greffon est plus faible avec le donneur vivant : 9,8 % contre 14,6 %. Les auteurs notent un meilleur résultat chez les enfants atteints d'atrésie biliaire et chez ceux de 10 kg ou moins.
Pour l'adulte, le NHS Blood and Transplant rapporte 93 survivants sur 100 à un an et 83 sur 100 à cinq ans. Ces chiffres ne s'appliquent pas tels quels aux enfants. Ils donnent un ordre de grandeur pour tous les receveurs.
Ce que la greffe change pour l'enfant
La jaunisse disparaît et l'appétit revient.
La croissance reprend en général.
Les saignements et les démangeaisons liés à la maladie du foie diminuent.
L'enfant peut retrouver l'école et les jeux avec ses amis.
En contrepartie, il prend des médicaments tous les jours et reste suivi toute sa vie.
Aucun médecin sérieux ne peut promettre un résultat. La greffe ne règle pas tous les problèmes. Elle remplace un foie malade par un foie qui demande un suivi à vie.
Quand juge-t-on le résultat ?
Les premiers mois montrent si le greffon prend bien. Les résultats à 1 an, à 5 ans et à l'âge adulte sont ensuite suivis. Des études à 20 ans portent aussi sur la scolarité, le travail et le sport, pas seulement sur la survie.
Quels sont les risques de la greffe de foie chez l'enfant ?
Toute grande opération comporte des risques. Il faut connaître ceux de l'enfant et ceux du parent donneur. Les chiffres ci-dessous sont des ordres de grandeur issus d'études précises.
Les risques pour l'enfant
Complication | Explication | Repère chiffré |
|---|---|---|
Infection | Les médicaments antirejet baissent les défenses | Première cause de complication et de décès (septicémie : 35 % des décès dans la série turque) |
Rejet aigu | Le corps attaque le greffon | 10,7 % dans la série turque de 140 enfants |
Problème biliaire | Fuite ou rétrécissement des voies biliaires | 15,7 % dans cette série |
Problème vasculaire | Caillot dans l'artère ou la veine du foie | 8,6 % dans cette série |
Nouvelle greffe | Le greffon ne fonctionne plus | 5 % dans cette série |
Problèmes digestifs ou neurologiques | Selon l'état de l'enfant avant l'opération | Fréquents en réanimation |
Ces taux viennent d'un seul centre et d'une série précise. D'autres centres ont des chiffres différents. Le NHS Blood and Transplant écrit que les infections et les problèmes de voies biliaires sont fréquents après une greffe.
Les risques à long terme
Le traitement antirejet dure toute la vie. Selon le NIDDK, il peut causer des os fragiles, du diabète, de l'hypertension, un taux élevé de graisses dans le sang et des atteintes des reins. Il augmente aussi le risque de cancers de la peau. Chez l'enfant, deux virus sont surveillés de près : le CMV et le virus d'Epstein-Barr. Le second peut, rarement, provoquer une prolifération anormale de cellules. C'est pourquoi les prises de sang font partie du suivi.
Les risques pour le parent donneur
Le donneur subit une vraie opération. Selon la Cleveland Clinic, le risque de décès est d'environ 0,2 %, soit 1 sur 500. Une enquête mondiale sur 11 553 dons de foie rapporte aussi 0,2 % de décès et environ 24 % de complications. Ces complications sont le plus souvent légères : douleur de la cicatrice, fuite de bile, infection de la plaie.
Une revue de 2025 donne des fourchettes plus précises. Une fuite de bile touche 1 à 5,6 % des donneurs. Une hernie de la cicatrice touche 0,6 à 8,4 % d'entre eux. Une gêne de la cicatrice est notée chez 13,2 à 38,8 %. Des signes de dépression ou d'anxiété sont rapportés chez 1 à 22 % des donneurs. La qualité de vie revient à son niveau de départ à 6 mois pour la plupart.
Le risque est plus faible dans les centres qui font beaucoup de dons. L'enquête mondiale de 2013 montre plus d'incidents évités de justesse dans les centres qui font 50 greffes à donneur vivant ou moins.
Les signes d'alerte à la maison
Fièvre, frissons, toux ou diarrhée qui dure.
Jaunisse, urines foncées, selles très pâles.
Douleur ou gonflement du ventre, refus de manger, grande fatigue.
Vomissements répétés qui empêchent de prendre les médicaments.
Rougeur, écoulement ou douleur de la cicatrice.
En cas de fièvre ou de doute, appelez l'équipe de greffe le jour même. Pour un enfant greffé, une fièvre est une urgence jusqu'à preuve du contraire.
Dans quels cas la greffe de foie d'un enfant n'est-elle pas possible ?
La greffe est parfois déconseillée, ou doit attendre. L'équipe examine chaque cas. Voici des situations qui pèsent dans la décision.
Du côté de l'enfant
Une infection grave non contrôlée.
Une maladie du cœur ou des poumons trop sévère pour supporter l'anesthésie.
Une atteinte du cerveau jugée irréversible dans certaines insuffisances hépatiques aiguës.
Un cancer qui s'est déjà étendu hors du foie.
Une maladie dont la greffe de foie ne peut pas corriger la cause principale.
L'absence de suivi possible après le retour, ou une famille qui ne peut pas assurer les médicaments.
Pour MedlinePlus et le NIDDK, les contre-indications chez l'adulte comprennent une infection active, une maladie grave du cœur ou des poumons, un cancer, une consommation de substances et le manque de soutien. L'équipe pédiatrique les adapte à l'enfant.
Du côté du donneur
Le donneur doit avoir de 18 à 60 ans, selon le NIDDK et la Cleveland Clinic. Il ne doit pas avoir de maladie du foie ni de maladie grave du cœur ou des poumons. Un foie trop gras, une obésité importante, un diabète traité à l'insuline ou un cancer récent sont des motifs de refus. Une grossesse en cours l'empêche aussi de donner.
La compatibilité de groupe sanguin est généralement nécessaire. La taille du segment doit convenir à l'enfant. Le volume de foie laissé au donneur doit rester suffisant, au moins 30 à 35 % selon l'AASLD.
Du côté de la loi
La loi turque interdit tout don contre de l'argent. Elle interdit de prélever un organe sur une personne de moins de 18 ans. Elle réserve le don vivant au conjoint marié depuis au moins deux ans et aux parents jusqu'au 4e degré, par le sang ou par alliance. Les autres situations passent par la commission d'éthique. Un parent qui voudrait donner pour de l'argent ou sous la pression est écarté.
Un refus du donneur n'est jamais un échec de la famille. Il protège un adulte en bonne santé. Dans ce cas, l'équipe étudie d'autres options : un autre proche, un foie partagé d'un donneur décédé, ou des échanges de paires de donneurs organisés dans le cadre légal.
Suivi après le retour chez vous : comment gérer le traitement à vie ?
Après une greffe de foie chez l'enfant en Turquie, le retour à la maison n'est pas la fin du parcours. Le greffon demande une surveillance à vie. Le suivi se partage entre l'équipe turque, à distance, et un médecin de votre pays.
Trouver un médecin dans votre pays
Avant de partir, identifiez un pédiatre ou un hépatologue qui acceptera de suivre l'enfant. Idéalement, il prend contact avec l'équipe de greffe avant le voyage. Donnez-lui le compte rendu d'hospitalisation, le protocole des médicaments et les résultats des analyses. L'équipe turque peut répondre à ses questions.
Les médicaments antirejet
Ils se prennent chaque jour, aux mêmes heures. Selon le NIDDK, il faut généralement deux médicaments ou plus, pour toute la vie. Voici les règles d'or.
Ne sautez jamais une dose et n'arrêtez jamais sans avis médical.
Vérifiez que le médicament est toujours disponible dans votre pays avant de partir.
Ne donnez aucun autre médicament ni complément sans en parler à l'équipe.
Évitez le pamplemousse et son jus, qui modifient l'effet de certains médicaments.
Les vaccins vivants sont déconseillés. Les autres vaccins se font selon un calendrier fixé par le médecin.
Chez les adolescents, la prise régulière des médicaments devient un vrai défi. Parlez-en en famille et avec l'équipe. Une aide psychologique est utile.
Les contrôles réguliers
Au début, il faut des prises de sang plusieurs fois par semaine, puis chaque semaine, puis chaque mois. L'espacement se fait peu à peu. Ces analyses montrent le niveau des médicaments, le fonctionnement du foie et des reins. Le rejet se voit souvent d'abord dans le sang, avant tout symptôme, selon le NIDDK.
Les consultations à distance
Votre coordinateur Nafes Premium peut organiser des échanges avec l'équipe turque : visioconférence, envoi des résultats et des photos de la cicatrice. Ce n'est pas un service d'urgence. En cas de fièvre ou de jaunisse, il faut consulter localement sans attendre, puis informer l'équipe turque.
La vie quotidienne
Les règles d'hygiène sont simples. Lavez-vous souvent les mains. Évitez le lait non pasteurisé et la viande crue. Tenez l'enfant à distance des personnes malades. Protégez la peau du soleil, car les médicaments augmentent le risque de cancer de la peau. Gardez un rythme de vie normal : école, jeux et amis font partie de la guérison.
Vers l'âge adulte
Un enfant greffé grandit. Vers l'adolescence, il doit apprendre à gérer seul son traitement. Le passage vers un hépatologue d'adulte se prépare sur plusieurs années. Une revue récente rappelle que les risques à long terme, comme les atteintes des reins, les troubles du métabolisme et certains cancers, viennent surtout de l'immunosuppression prolongée. Le suivi à vie est donc essentiel.
Conseils de voyage en Turquie avec un enfant malade
Voyager avec un enfant fragile demande de l'organisation, surtout pour une greffe de foie chez l'enfant en Turquie. Voici des conseils pratiques, à valider avec l'équipe médicale.
Entrée dans le pays
Les règles d'entrée dépendent de la nationalité et du passeport. Elles changent avec le temps. Consultez le portail officiel e-Visa de la Turquie (evisa.gov.tr) ou votre consulat de Turquie. Prévoyez des passeports valables pour l'enfant, le donneur et l'accompagnant. Gardez des copies des documents médicaux et de parenté.
Le voyage
Demandez à l'équipe si l'enfant peut voyager en avion et dans quelles conditions. Si l'enfant est très malade, un transport médicalisé peut être nécessaire. Gardez les médicaments en cabine, avec l'ordonnance et un document médical. Emportez des masques et du gel pour les mains. Prévoyez d'arriver tôt à l'aéroport pour ne pas courir.
Le logement
Pour un séjour de deux à trois mois, un appartement près de l'hôpital est souvent plus confortable qu'un hôtel. Il faut une cuisine, car le régime de l'enfant demande un contrôle. Il faut aussi un endroit propre et calme. Vérifiez la distance jusqu'à l'hôpital, car vous devrez y aller souvent, parfois en urgence.
Les repas
Les hôpitaux turcs offrent en général des repas halal. Après la greffe, les règles de sécurité sont strictes : pas de viande crue, pas de lait non pasteurisé, des fruits et légumes bien lavés. L'équipe de diététique donne une liste précise.
La langue et le climat
L'arabe, le français et l'anglais sont assurés par les coordinateurs de Nafes Premium. Au besoin, un interprète vous accompagne aux consultations. Évitez les grandes foules avec un enfant immunodéprimé. L'été d'Istanbul est chaud, l'hiver est frais et humide. Prévoyez des vêtements adaptés.
Le soutien de la famille
Le séjour est éprouvant. Si vous le pouvez, venez à deux adultes : l'un reste avec l'enfant, l'autre aide le donneur. Gardez le contact avec le reste de la famille et prenez soin de vous. Les travailleurs sociaux de l'hôpital peuvent vous orienter vers des groupes de parents.
Quel est le prix de la greffe de foie d'un enfant en Turquie ?
Le prix de la greffe de foie chez l'enfant en Turquie varie beaucoup. Il dépend de la maladie, de l'état de l'enfant, du donneur et de la durée du séjour. Méfiez-vous d'un prix fixe annoncé avant l'étude du dossier médical.
Ce qui fait varier le prix
Le bilan de l'enfant et celui du donneur, parfois de plusieurs donneurs possibles.
Les deux opérations : celle du parent et celle de l'enfant.
Le nombre de jours en réanimation pédiatrique et en chambre.
Les complications possibles : infection, rejet, nouvelle opération.
Les médicaments, les analyses, les images et les produits sanguins.
Le séjour près de l'hôpital, qui dure souvent plusieurs semaines.
Les frais du dossier légal : traductions, légalisations, interprète.
Ce que comprend souvent un forfait
Un forfait peut comprendre le bilan, les deux opérations, un nombre défini de jours à l'hôpital, les médicaments pendant l'hospitalisation et les premières consultations de suivi. Il comprend parfois les transferts et l'interprète. Lisez bien ce qui n'est pas compris. Les jours en plus, les complications et les médicaments après la sortie sont souvent facturés à part.
Une fourchette indicative
Les prix publics fiables sont rares. En 2026, le site international du groupe Acıbadem affiche, pour la greffe de foie, un prix « à partir de 85 000 USD ». Cette mention ne distingue pas l'adulte et l'enfant. Le groupe précise que le coût final dépend du type de donneur, du bilan, de la gravité, des soins intensifs, de la durée du séjour et des complications. Le prix réel peut donc être plus élevé. Les sites de comparaison annoncent parfois des prix plus bas, mais ils ne sont pas assez fiables pour être repris ici.
Poste | Ce qu'il faut demander |
|---|---|
Bilan du donneur et de l'enfant | Est-il compris dans le forfait ? |
Deux opérations | Le prix du donneur est-il inclus ? |
Réanimation pédiatrique | Combien de jours sont inclus, et le prix d'un jour de plus ? |
Médicaments après la sortie | Pour combien de semaines ? |
Complications | Qui paie une nouvelle opération ou un séjour prolongé ? |
Logement et transferts | Sont-ils compris ou à votre charge ? |
Comment Nafes Premium établit un devis
Envoyez-nous le dossier médical de l'enfant et les premières informations sur le donneur. Nous les transmettons à des centres agréés. Le chirurgien étudie le dossier et donne un avis médical. Vous recevez ensuite un devis écrit et détaillé, avec ce qui est compris et ce qui ne l'est pas. Aucun engagement n'est demandé avant cet avis.
Les questions à poser avant d'accepter
Le prix comprend-il l'opération et le bilan du parent donneur ?
Combien de jours de réanimation pédiatrique sont inclus ?
Que se passe-t-il en cas de complication ou de nouvelle greffe ?
Les médicaments antirejet après la sortie sont-ils compris ?
Le suivi à distance après le retour est-il inclus et pour combien de temps ?
Questions fréquentes
Un parent peut-il donner une partie de son foie à son enfant en Turquie ?
Oui, c'est la voie la plus fréquente. Le donneur doit avoir de 18 à 60 ans, être en bonne santé et compatible. Il ne donne qu'un petit morceau, le segment latéral gauche, et son foie repousse en 2 à 3 mois. L'équipe vérifie sa santé, sa liberté de choix et le lien de parenté. Le donneur peut refuser à tout moment.
Quelle est la première cause de greffe de foie chez l'enfant ?
C'est l'atrésie des voies biliaires, une maladie du nourrisson où les canaux biliaires sont bouchés. Selon le NHS England, elle représente 40 à 70 % des premières greffes, selon l'âge. Les maladies métaboliques viennent ensuite, avec 10 à 25 %. L'opération de Kasai est le premier traitement, mais une greffe est souvent nécessaire plus tard.
À quel âge peut-on greffer un bébé ?
Il n'y a pas d'âge minimal fixe. Dans une série turque de 140 enfants, l'âge médian était de 23 mois. Certains centres greffent des nourrissons de quelques mois. Le poids compte pour choisir un greffon de bonne taille. Seule l'équipe de greffe peut dire si un bébé précis peut être greffé, après avoir étudié son dossier.
Quelles sont les chances de survie de l'enfant ?
Elles dépendent de la maladie et de l'état avant l'opération. Une série de 140 enfants greffés dans un centre universitaire d'Istanbul rapporte 85,7 % de survie. D'autres centres ont d'autres chiffres. Aucun médecin sérieux ne peut garantir un résultat. Demandez à l'équipe ses propres résultats chez les enfants du même âge et de la même maladie.
Combien de temps faut-il rester en Turquie ?
Il faut prévoir de deux à trois mois près de l'hôpital. L'enfant reste souvent de 2 à 4 semaines à l'hôpital, puis revient pour des contrôles fréquents. Le risque de rejet est le plus élevé pendant les 3 à 6 premiers mois, selon le NIDDK. Le retour chez vous se fait seulement avec l'accord écrit de l'équipe.
Quel est le risque pour le parent donneur ?
Il est faible, mais réel. Selon la Cleveland Clinic, le risque de décès est d'environ 0,2 %, soit 1 sur 500. Une enquête mondiale sur 11 553 dons rapporte des complications chez environ 24 % des donneurs, le plus souvent légères. Le donneur reste environ une semaine à l'hôpital et reprend ses activités en 6 à 8 semaines.
L'enfant devra-t-il prendre des médicaments toute sa vie ?
Oui. Les médicaments antirejet se prennent chaque jour, pour toute la vie, selon le NIDDK. Ils protègent le greffon, mais baissent les défenses contre les infections. L'enfant doit aussi faire des prises de sang régulières. Ne sautez jamais une dose et n'arrêtez rien sans l'avis de l'équipe de greffe.
Peut-on payer un donneur ou acheter un foie ?
Non. La loi turque interdit tout don contre de l'argent, et le trafic d'organes est puni par le Code pénal. Un don qui ne rentre pas dans le cadre légal est refusé. Nafes Premium ne participe qu'à des dons légaux, avec un consentement libre et, si elle est requise, l'accord de la commission d'éthique.
L'enfant pourra-t-il aller à l'école après la greffe ?
Oui, en général, mais pas tout de suite. Le retour à l'école se décide avec l'équipe, souvent plusieurs mois après la greffe, selon la récupération et les doses de médicaments. Les jeux calmes reprennent tôt. Les sports de contact demandent un accord médical. L'enfant peut ensuite mener une vie scolaire presque normale.
Qui suit l'enfant après le retour chez nous ?
Un pédiatre ou un hépatologue de votre pays, en lien avec l'équipe turque. Choisissez-le avant le départ. Il fait les prises de sang et surveille les médicaments. Nafes Premium organise des échanges à distance avec l'équipe de greffe. En cas de fièvre ou de jaunisse, consultez localement le jour même.
Quels documents faut-il pour faire le dossier ?
Il faut les comptes rendus et analyses de l'enfant, les images, le groupe sanguin des parents, l'acte de naissance de l'enfant et la pièce d'identité du donneur. Des traductions et légalisations sont souvent demandées. L'hôpital remet la liste exacte. Plus le dossier est complet, plus l'avis du chirurgien est rapide.
Le prix est-il fixe ?
Non. Le seul prix public officiel trouvé est « à partir de 85 000 USD » pour une greffe de foie (Acıbadem, 2026), sans distinction d'âge. Le prix réel dépend du donneur, des jours de réanimation, des complications et du séjour. Seul un devis écrit, après l'étude du dossier par le chirurgien, donne un chiffre fiable.
Références et sources
- Biliary Atresia — NIDDK (NIH)
- Liver Transplant – Living with a Liver Transplant — NIDDK (NIH)
- Liver Transplant – Surgery — NIDDK (NIH)
- Liver transplantation – children: service specification — NHS England
- Biliary atresia — King's College Hospital NHS Foundation Trust
- Benefits and risks of a liver transplant — NHS Blood and Transplant
- Living donor liver transplant — Cleveland Clinic
- Impact of early Kasai portoenterostomy: systematic review and meta-analysis — PubMed Central
- The long-term outcome of the Kasai operation: a systematic review — PubMed
- Living donor vs split liver transplantation using left lateral segment grafts in pediatric recipients (UNOS) — Transplant International / PubMed Central
- Pediatric liver transplantation: a single-center experience in the ICU — Turkish Archives of Pediatrics
- Pre-transplant predictors of 3-month survival after liver transplantation for acute liver failure in Türkiye — Scientific Reports
- Living donor hepatectomy: a world-wide survey — PubMed
- Living donor liver transplantation: donor outcomes review (De Carlis et al., 2025) — PubMed Central
- How much liver is enough? Clinical pearls — AASLD
- Law no. 2238 on organ and tissue removal, storage and transplantation — Republic of Türkiye, Legislation Information System
- Organ Nakli Hizmetleri Yönetmeliği (Organ Transplant Services Regulation) — Republic of Türkiye, Legislation Information System
- Türkiye'de organ nakli bekleyen kişi sayısı (2025) — Anadolu Agency / Turkish Ministry of Health
- Paired exchange living donor liver transplantation: a single center experience from Turkiye — Istinye University
- Liver Transplant Center — Acıbadem International
- Organ nakli – Gazi Üniversitesi Hastanesi — Gazi University Hospital
- HealthTürkiye – official health tourism portal — Republic of Türkiye, Ministry of Health









