Rupture et tendinopathie du tendon d'Achille sont deux atteintes du tendon qui relie le mollet au talon. La tendinopathie est une usure lente, traitée d'abord par la charge adaptée et les exercices. La rupture est une cassure brutale qui demande un avis médical le jour même. Botte avec mise en charge précoce ou chirurgie sont discutées, avec une nouvelle rupture de 2 % à 10 % selon les études.
Points clés
- Une rupture récente demande un avis médical le jour même ou le lendemain, dans votre pays. Le voyage ne se décide qu'ensuite.
- Dans l'essai UKSTAR (540 adultes), plâtre et botte sans opération donnent des résultats proches : score ATRS de 74,4 et 72,8 à 9 mois, nouvelle rupture de 6 % et 5 %.
- La nouvelle rupture varie de 2,3 % après chirurgie contre 3,9 % sans (BMJ 2019) à 2,7 % contre 9,5 % (méta-analyse de 2025, 1 628 patients). La chirurgie ouverte multiplie le risque d'infection par 4,89 (Cochrane 2021).
- Pour la tendinopathie, la chirurgie n'est envisagée qu'après environ 6 mois de traitement sans opération (AAOS). Les injections de corticoïdes dans le tendon sont déconseillées.
- Après chirurgie, 76,9 % des patients reprennent le sport et 44,6 % retrouvent leur niveau d'avant, en médiane d'environ 14 mois (cohorte de 65 patients, 2026).
Qu'est-ce que la rupture et la tendinopathie du tendon d'Achille ?
Le tendon d'Achille relie les muscles du mollet à l'os du talon. C'est le plus gros tendon du corps, selon l'académie américaine des chirurgiens orthopédistes (AAOS). Il porte votre poids à chaque pas. Il permet de pousser sur la pointe du pied pour marcher, courir ou sauter.
Ce tendon peut souffrir de deux façons. La première est lente : c'est la tendinopathie, une usure du tendon liée à des efforts répétés. La seconde est brutale : c'est la rupture, une cassure partielle ou complète, le plus souvent en un instant. Les deux problèmes sont liés. Un tendon abîmé depuis longtemps casse plus facilement.
La tendinopathie : un tendon fatigué
L'AAOS décrit la tendinopathie comme une usure microscopique chronique. Le mot « tendinite » suggère une inflammation, mais les médecins emploient souvent les deux mots comme des synonymes. Dans la plupart des cas, aucune blessure précise n'est en cause. La cause principale est le stress répété, souvent après un effort trop intense et trop rapide.
Deux formes de tendinopathie
Les médecins distinguent deux zones. Les deux formes peuvent exister séparément ou ensemble.
Forme | Où ? | Qui est le plus souvent touché ? | Particularités |
|---|---|---|---|
Médiane (non insertionnelle) | Au milieu du tendon, au-dessus du talon | Personnes actives et plus jeunes, notamment les coureurs | Fibres usées, petites déchirures, gonflement et épaississement |
Insertionnelle | En bas, là où le tendon s'attache au talon | Souvent associée à des mollets raides | Éperon osseux possible, parfois déformation de Haglund |
Une revue de 2026 du British Medical Bulletin indique que la forme insertionnelle représente environ 20 % à 25 % des consultations pour tendinopathie d'Achille. Cette donnée vient du résumé de l'article, que j'ai lu, et non du texte complet.
La rupture : une urgence de soins locale
Dans la rupture, les fibres du tendon se cassent. La rupture est dite complète si le tendon est entièrement coupé. Beaucoup de patients entendent ou ressentent un claquement. Ils ont l'impression d'avoir reçu un coup sur le mollet. La marche devient difficile, et il est impossible de se hisser sur la pointe du pied.
Une rupture récente doit être vue par un médecin le jour même ou le lendemain, dans votre pays. Un voyage pour une rupture du tendon d'Achille en Turquie ne se décide qu'ensuite, avec le chirurgien et selon le délai. L'AAOS indique qu'un « pop » soudain dans le mollet ou le talon peut signaler une déchirure et qu'il faut consulter immédiatement.
Quelle est la fréquence de la rupture ?
Une étude britannique publiée dans PLoS One en 2024 a suivi une zone desservie par un service d'urgences. Elle estime l'incidence à 8 cas pour 100 000 habitants par an. Les patients étaient des hommes dans 79,2 % des cas, et la rupture survenait pendant le sport dans 65,2 % des cas. Les ruptures représentent 10,7 % de toutes les lésions de tendons et de ligaments.
Ces chiffres viennent d'un seul centre britannique. Ils ne décrivent pas la Türkiye ni votre pays. Dans l'essai UKSTAR, l'âge moyen était de 48,7 ans et 79 % des patients étaient des hommes.
Quels sont les symptômes et les signes d'alerte ?
Les signes de la tendinopathie
Selon l'AAOS, les symptômes typiques sont les suivants :
une douleur et une raideur le long du tendon le matin ;
une douleur qui augmente pendant l'effort ou le lendemain d'un exercice ;
un tendon épaissi, avec un gonflement qui augmente au fil de la journée ;
un éperon osseux dans la forme insertionnelle ;
une douleur du talon avec les chaussures.
La douleur commence souvent de façon discrète. Beaucoup de gens la mettent sur le compte de l'âge ou de la fatigue et continuent leurs efforts. Ce réflexe retarde la prise en charge.
Les signes d'une rupture
Une rupture donne un tableau plus net. Le patient décrit un claquement ou un coup à l'arrière de la cheville. La douleur peut être vive au début, puis diminuer. La marche est possible chez certains, mais la poussée est faible. Il est difficile de monter sur la pointe du pied sur la jambe touchée. Un creux peut se palper dans le tendon. Le mollet et l'arrière de la cheville peuvent gonfler.
La page d'Acibadem International sur les ruptures de tendon cite le claquement ou « pop » comme particulièrement typique de l'Achille.
Pourquoi une rupture est parfois manquée
Une rupture complète peut être méconnue, car certains patients marchent encore. Les autres muscles de la jambe compensent en partie. Une évaluation clinique soignée est donc essentielle. Si un traumatisme du mollet est suivi d'une faiblesse persistante, il faut le signaler au médecin.
Les signes qui demandent un avis rapide
Consultez rapidement dans votre pays dans les situations suivantes :
un claquement soudain à l'arrière de la cheville ou du mollet ;
l'impossibilité de se mettre sur la pointe du pied ;
un creux palpable dans le tendon ;
une douleur du tendon qui apparaît pendant ou après un traitement antibiotique de la famille des fluoroquinolones ;
un gonflement important ou une douleur croissante du mollet, qui peut évoquer une phlébite.
Une douleur du mollet avec gonflement, un essoufflement, une douleur thoracique ou un malaise relèvent de l'urgence. Appelez les secours locaux sans attendre.
Comment distinguer une tendinopathie d'une rupture ?
Les deux problèmes se ressemblent par le lieu de la douleur. Le début et les signes diffèrent. Le tableau ci-dessous donne des repères typiques. Il ne remplace pas l'examen, car certains patients ne correspondent pas à ce modèle.
Signe | Tendinopathie | Rupture |
|---|---|---|
Début | Progressif, sur des semaines ou des mois | Brutal, souvent pendant un effort |
Bruit | Aucun | Claquement ou « pop » chez beaucoup de patients |
Douleur | Raideur le matin, augmente avec l'effort | Vive au début, puis parfois moins forte |
Se mettre sur la pointe du pied | Possible mais douloureux | Difficile ou impossible du côté touché |
Test de Thompson | Le pied bouge | Le pied ne bouge pas si la rupture est complète |
Urgence | Rendez-vous rapproché | Avis médical le jour même ou le lendemain |
Les deux peuvent coexister. L'étude britannique de 2024 rapporte que 23,3 % des patients avaient mal au tendon avant la rupture. Ne négligez donc pas une douleur d'Achille qui dure.
Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?
Les causes de la tendinopathie
L'AAOS cite surtout l'excès de charge. Il peut s'agir d'une hausse brutale de l'intensité ou de la distance d'entraînement, d'un changement de chaussures ou de mollets raides. La déformation de Haglund, une saillie osseuse du talon qui frotte contre le tendon, peut aussi intervenir.
Les causes de la rupture
Le tendon se casse le plus souvent lors d'un effort violent : sprint, saut, changement de direction, réception d'un saut. Beaucoup de patients pratiquent un sport de façon occasionnelle. L'étude britannique de 2024 note que 23,3 % des patients avaient déjà eu une douleur d'Achille avant la rupture. Elle rapporte aussi que 46,2 % avaient eu une rupture ou une tendinopathie auparavant.
Les médicaments qui augmentent le risque
Deux groupes de médicaments méritent d'être connus.
Les antibiotiques de la famille des fluoroquinolones : l'Agence européenne des médicaments (EMA) indique que le risque de lésion du tendon est plus élevé chez les personnes âgées, chez les patients atteints de maladie rénale et chez les personnes greffées. L'EMA précise que ces médicaments ne doivent pas être associés aux corticoïdes, qui augmentent encore le risque. Les lésions peuvent débuter dès 2 jours après le début du traitement, mais aussi des mois après l'arrêt.
Les injections de corticoïdes dans le tendon : l'AAOS les déconseille dans la tendinopathie d'Achille, car elles peuvent affaiblir le tendon et provoquer une rupture.
Si vous prenez l'un de ces médicaments et que vous ressentez une douleur du tendon, contactez le médecin qui vous l'a prescrit sans tarder. L'EMA recommande de contacter un médecin dès les premiers signes. N'arrêtez pas ou ne modifiez pas un traitement par vous-même : c'est au médecin de le décider.
Les autres facteurs
Plusieurs éléments sont aussi cités : l'âge moyen (la plupart des patients ont autour de 40 à 50 ans dans les études citées), le sexe masculin, les sports de saut et de sprint, la reprise brutale d'une activité après une longue pause et des mollets raides. Ces facteurs sont des associations. Ils ne permettent pas de prédire une rupture chez une personne précise.
Ce que vous pouvez modifier
Vous pouvez augmenter l'activité progressivement, soigner l'échauffement, choisir des chaussures adaptées et consulter vite devant une douleur d'Achille qui dure. Il vaut aussi la peine de signaler à tout médecin que vous avez eu une atteinte du tendon avant d'accepter une fluoroquinolone ou une injection de corticoïdes.
Que faire dans les premières heures d'une rupture suspectée ?
N'essayez pas de vous soigner seul. Voici des gestes généraux, en accord avec les sources lues. Votre médecin précisera les détails.
Arrêtez le sport ou l'effort et consultez le jour même ou le lendemain. L'AAOS conseille de consulter immédiatement devant un « pop » soudain.
Signalez vos médicaments, en particulier fluoroquinolones, corticoïdes et anticoagulants.
Signalez toute douleur d'Achille ancienne et toute injection dans le tendon.
Attendez-vous à un examen manuel, puis à une échographie ou une IRM si besoin.
Le médecin peut immobiliser le pied. Dans UKSTAR, le plâtre était posé le pied pointé vers le bas, puis corrigé peu à peu.
Ne retardez pas les soins pour voyager. Le voyage se décide plus tard avec le chirurgien.
En cas d'essoufflement, de douleur dans la poitrine ou de mollet gonflé et douloureux, appelez les secours locaux sans attendre.
Comment diagnostique-t-on une atteinte du tendon d'Achille ?
L'examen clinique
Le diagnostic repose d'abord sur l'examen. Pour la tendinopathie, l'AAOS décrit la recherche d'un gonflement, d'une douleur au milieu du tendon ou au niveau du talon, d'une douleur à l'étirement du mollet et d'une limitation du mouvement de la cheville.
Pour la rupture, le médecin palpe le tendon à la recherche d'un creux. Il demande de se mettre sur la pointe du pied. Il réalise le test de Thompson, aussi appelé test de compression du mollet.
Le test de Thompson
Vous êtes allongé sur le ventre, le pied hors de la table. Le médecin comprime le mollet. Si le tendon est intact, le pied pointe vers le bas. S'il est complètement rompu, le pied ne bouge pas. La page d'Acibadem International décrit ce test comme un test de chevet très utilisé. Dans l'essai de Willits (2010), un test de Thompson positif servait aussi à confirmer une nouvelle rupture.
L'imagerie
L'imagerie complète l'examen, elle ne le remplace pas.
L'échographie est rapide et largement disponible. Elle dépend de l'opérateur, selon l'AAOS.
L'IRM donne la vue la plus détaillée du tendon et des tissus voisins. L'AAOS précise qu'elle n'est pas nécessaire pour le diagnostic de tendinopathie, mais qu'elle sert pour planifier une chirurgie.
La radiographie sert à voir un éperon ou une calcification, et à écarter une lésion osseuse.
Qui pose le diagnostic ?
Un médecin généraliste, un médecin du sport, un urgentiste ou un chirurgien orthopédiste peut reconnaître une rupture. Le choix du traitement revient à un chirurgien orthopédiste du pied et de la cheville ou à un traumatologue. Un kinésithérapeute encadre la rééducation.
Que préparer pour un avis à distance ?
Pour un premier avis d'un chirurgien en Türkiye, préparez les éléments suivants :
la date et les circonstances de la blessure (claquement, sport, médicament pris) ;
les comptes rendus d'échographie ou d'IRM et, si possible, les images ;
des photos de la jambe, de l'arrière de la cheville et de la position du pied au repos ;
la liste de vos maladies et médicaments, surtout antibiotiques, corticoïdes et anticoagulants ;
vos antécédents de douleur d'Achille ou d'injections ;
les traitements déjà reçus (botte, plâtre, rééducation, injections).
Un avis à distance oriente. Il ne remplace pas l'examen. Le médecin traitant décide après avoir étudié votre dossier.
Quelles sont les options de traitement de la tendinopathie d'Achille ?
La plupart des tendinopathies s'améliorent sans opération, selon l'AAOS, mais la récupération peut prendre des mois. La douleur peut persister au-delà de 3 mois. L'AAOS réserve la chirurgie aux douleurs qui persistent après 6 mois de traitement sans opération.
Adapter la charge et se reposer relativement
On réduit les sports d'impact et on garde une activité douce, comme le vélo, l'elliptique ou la natation. Une botte ou une orthèse peut être utilisée brièvement, car un port prolongé peut affaiblir le mollet. Le repos complet n'est pas le but : le tendon a besoin d'une charge adaptée pour se reconstruire.
La glace et les anti-inflammatoires
L'AAOS indique que la glace peut être appliquée jusqu'à 20 minutes. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens réduisent la douleur et le gonflement, mais pas l'épaississement du tendon. Il ne faut pas les prendre plus d'un mois sans l'avis d'un médecin.
Les exercices et le renforcement excentrique
La kinésithérapie est le pilier du traitement de la forme médiane. L'AAOS cite l'étirement du mollet et le renforcement excentrique : les « descentes de talon », d'abord à deux pieds (20 répétitions lentes), puis sur une seule jambe. Ces descentes sont indiquées pour la forme non insertionnelle uniquement.
Une méta-analyse publiée en 2026 dans BMC Musculoskeletal Disorders a réuni 21 essais (994 patients). Les exercices excentriques réduisaient plus la douleur que les traitements physiques seuls, mais ils donnaient des résultats comparables à d'autres types d'exercices. La directive 2024 de l'Academy of Orthopaedic Physical Therapy (JOSPT) couvre la fréquence, les facteurs de risque, le diagnostic, l'imagerie et la kinésithérapie de la forme médiane. J'ai lu seulement son résumé, sans le détail de ses recommandations.
Les ondes de choc
L'AAOS décrit des séances de faible énergie (3 à 4 séances, sans anesthésie) ou une séance de haute énergie sous anesthésie. Elle juge la méthode prometteuse mais encore insuffisamment prouvée pour un usage de routine. Les revues récentes sont partagées. Une méta-analyse du JOSPT (2026, 9 essais, 557 patients) ne trouve pas de bénéfice cliniquement important contre placebo dans la forme insertionnelle, et pas de différence significative dans la forme médiane. Une autre (PeerJ, 2026, 8 essais, 458 patients) ne trouve pas de différence avec le placebo. Les ondes de choc ne sont donc pas une solution assurée.
Les injections
Les injections de corticoïdes dans le tendon ne sont pas recommandées par l'AAOS. Elles peuvent affaiblir le tendon et provoquer une rupture. Le plasma riche en plaquettes (PRP) a montré une amélioration de la douleur dans certaines études, mais l'AAOS estime qu'il faut davantage de preuves. Méfiez-vous des offres qui promettent de « régénérer » le tendon avec une injection.
Autres aides
Un étirement nocturne par attelle peut soulager les douleurs du matin. Des talonnettes ou des chaussures plus souples peuvent aider surtout dans la forme insertionnelle. Un chirurgien ou un podologue peut en juger.
La chirurgie de la tendinopathie
Quand le traitement sans opération échoue après environ 6 mois, l'AAOS décrit plusieurs gestes :
le nettoyage du tendon (débridement), avec ablation des éperons dans la forme insertionnelle et refixation du tendon au talon ;
le transfert du tendon fléchisseur du gros orteil, si plus de la moitié du tendon doit être retirée ;
l'allongement des muscles du mollet (recul du gastrocnémien) pour améliorer la mobilité de la cheville ;
des techniques mini-invasives, dont les preuves d'efficacité sont limitées.
Selon l'AAOS, jusqu'à 75 % des patients reprennent leur activité d'avant l'opération et jusqu'à 90 % se disent satisfaits. La rééducation peut durer jusqu'à 12 mois. Une douleur persistante concerne 20 % à 30 % des patients et reste la complication la plus fréquente. Une étude de 2026 (Orthopaedic Journal of Sports Medicine) note que jusqu'à 40 % des patients atteints de la forme insertionnelle ont besoin d'une chirurgie après l'échec du traitement sans opération. Je n'ai lu que le résumé de cette étude.
Tableau : comparaison des options pour la tendinopathie
Option | Ce qu'elle vise | Points forts | Limites |
|---|---|---|---|
Adapter la charge | Calmer le tendon | Sans risque, immédiat | Demande de la patience |
Exercices excentriques | Rendre le tendon plus résistant | Bonne base de preuves pour la forme médiane | Régularité nécessaire, lenteur |
Ondes de choc | Réduire la douleur | Peu de risques | Preuves partagées |
PRP | Favoriser la réparation | Peu de risques | Preuves insuffisantes (AAOS) |
Corticoïdes dans le tendon | Calmer la douleur | Soulagement possible | Déconseillés : risque de rupture (AAOS) |
Chirurgie | Retirer les tissus abîmés | Peut aider après 6 mois d'échec | Douleur persistante chez 20 à 30 %, infection possible |
Quelles sont les options de traitement d'une rupture récente ?
Deux grandes voies existent : l'opération ou la rééducation fonctionnelle sans opération. La discussion est ancienne. Les essais récents ont changé la façon de comparer.
Le traitement sans opération (botte et mise en charge précoce)
Le tendon est mis au repos dans une position où ses deux extrémités se rapprochent. L'essai UKSTAR (The Lancet, 2020) a inclus 540 adultes dans 39 hôpitaux du Royaume-Uni, tous traités sans opération. Il a comparé un plâtre à une botte amovible avec cales de talon et appui immédiat. Les cales étaient retirées progressivement sur 8 semaines.
À 9 mois, le score ATRS (le score de référence pour la rupture d'Achille) était de 74,4 avec le plâtre et de 72,8 avec la botte. La différence n'était pas significative. La nouvelle rupture touchait 6 % des patients avec plâtre et 5 % avec la botte. UKSTAR compare donc deux façons de traiter sans opération. Il ne compare pas l'opération au traitement sans opération.
La chirurgie
Le chirurgien recoud les deux extrémités du tendon. Il peut opérer à ciel ouvert ou par une technique mini-invasive ou percutanée. L'objectif est d'obtenir un tendon bien rapproché et de réduire le risque de nouvelle rupture. Le prix à payer est le risque de complications de la plaie.
Que disent les essais et les revues ?
Les études ne vont pas toutes dans le même sens. Les différences s'expliquent par les protocoles, l'époque, la mise en charge précoce et la façon de mesurer.
Revue Cochrane 2021 (12 essais) : la nouvelle rupture est moins fréquente après chirurgie ouverte (risque relatif de 0,41), mais l'infection est plus fréquente (risque relatif de 4,89). Les auteurs notent que de nombreux essais ont des défauts de méthode.
Méta-analyse du BMJ 2019 (29 études, dont 10 essais randomisés) : nouvelle rupture de 2,3 % avec chirurgie et de 3,9 % sans. Les complications autres que la nouvelle rupture étaient plus fréquentes avec la chirurgie (4,9 % contre 1,6 %), surtout les infections (2,8 %). Avec une rééducation fonctionnelle précoce, la différence de nouvelle rupture n'était pas significative.
Essai de Willits (JBJS, 2010, 144 patients) : avec une rééducation accélérée, 2 nouvelles ruptures après chirurgie et 3 sans. Il y avait 13 complications après chirurgie et 6 sans, surtout des problèmes de peau.
Méta-analyse de 2025 (Annals of Medicine, 14 essais, 1 628 patients) : nouvelle rupture de 2,7 % après chirurgie et de 9,5 % sans. La chirurgie ouverte augmentait les problèmes cutanés (risque relatif de 3,6). La technique mini-invasive augmentait les lésions du nerf sural (risque relatif de 5,86).
Revue de 2026 (Current Reviews in Musculoskeletal Medicine) : les résultats fonctionnels à long terme sont comparables, mais la chirurgie réduit la nouvelle rupture et accélère la reprise. Les techniques mini-invasives sont favorisées pour limiter les problèmes de plaie.
Les chiffres de nouvelle rupture varient donc de 2 % à 10 % selon l'étude. Retenez surtout deux messages. La chirurgie réduit la nouvelle rupture, au prix de complications de plaie. Et avec une bonne rééducation fonctionnelle, la différence de résultats fonctionnels est faible.
Comment choisir entre les deux ?
Il n'y a pas de réponse unique. Les revues insistent sur une décision partagée, selon votre profil. Voici des éléments que le chirurgien examine :
votre âge et votre niveau d'activité ou de sport ;
le délai depuis la rupture ;
la position et la qualité de la rupture à l'échographie ;
vos maladies (diabète, maladie vasculaire, tabagisme) qui augmentent les risques de plaie ;
votre capacité à suivre la rééducation ;
vos préférences après explication des avantages et des risques.
Tableau : comparaison de la rupture récente
Critère | Sans opération (botte, mise en charge précoce) | Chirurgie ouverte | Chirurgie mini-invasive |
|---|---|---|---|
Nouvelle rupture | 5 à 6 % dans UKSTAR ; 9,5 % dans une méta-analyse de 2025 | Moins fréquente (risque relatif de 0,3 à 0,4 selon les revues) | Moins fréquente (risque relatif de 0,28 en 2025) |
Problèmes de plaie | Peu | Plus fréquents (peau, infection) | Moins de problèmes cutanés, mais lésion du nerf sural plus fréquente |
Cicatrice | Aucune | Oui | Petites incisions |
Résultats à long terme | Comparables dans les essais avec rééducation accélérée | Comparables | Données encore limitées |
Que faire d'une rupture ancienne ou négligée ?
Pourquoi la rupture ancienne est différente
Quand la rupture n'est pas traitée, les extrémités du tendon s'écartent et se rétractent. Le tissu entre elles se remplit de cicatrice. Une suture simple bout à bout devient impossible si le vide est trop grand. La page d'Acibadem International précise qu'une reconstruction ou une greffe est parfois nécessaire pour les ruptures chroniques ou négligées, dont le tendon est rétracté ou dégénéré. Elle ajoute que l'abstention avec rééducation peut convenir à certains patients âgés ou peu actifs.
Les techniques de reconstruction
La revue de 2026 de Current Reviews in Musculoskeletal Medicine indique que le transfert du tendon fléchisseur du gros orteil est la technique de référence pour la reconstruction secondaire. D'autres méthodes utilisent des lambeaux locaux. Une petite série de 13 patients (Cureus, 2026), avec un défaut d'au moins 6 cm, a rapporté un ATRS moyen de 81 à environ 16 mois, sans nouvelle rupture. C'est un petit effectif, sans groupe de comparaison.
Pourquoi un avis spécialisé est utile
La reconstruction exige l'expérience d'un chirurgien du pied et de la cheville. Le choix de la technique dépend de la taille du vide, de l'état du tendon, de l'âge et de la peau. L'envoi d'une IRM récente est très utile pour un avis à distance.
Quelles idées reçues faut-il corriger sur le tendon d'Achille ?
« Je marche, donc mon tendon est intact »
Ce n'est pas toujours vrai. Certains patients marchent avec une rupture complète, car d'autres muscles compensent en partie. Seul l'examen, comme le test de Thompson, détecte la rupture. Ne vous fiez pas à votre seule capacité de marcher.
« Une injection de cortisone soigne vite le tendon »
Elle peut calmer la douleur un temps. Mais l'AAOS déconseille les injections dans le tendon, car elles peuvent l'affaiblir et provoquer une rupture. Si on vous en propose, demandez les preuves et les risques.
« Le repos complet est la solution »
Le repos absolu n'est pas le but. L'AAOS conseille de changer d'activité et de choisir des sports peu traumatisants comme le vélo ou la natation. Le tendon a besoin d'une charge adaptée. Pour une rupture aiguë, le médecin fixe le protocole de protection et de mise en charge.
« La chirurgie évite toute nouvelle rupture »
Elle réduit le risque, sans le supprimer. Dans la méta-analyse du BMJ 2019, la nouvelle rupture était de 2,3 % après chirurgie. La chirurgie comporte aussi des risques de plaie et d'infection. C'est un arbitrage entre bénéfice et risque.
« Sans opération, les résultats sont toujours moins bons »
Ce n'est pas le cas. Dans l'essai de Willits (2010), avec une rééducation accélérée, les résultats fonctionnels étaient proches, avec moins de complications. La revue du BMJ note que la différence de nouvelle rupture n'était pas significative avec une rééducation fonctionnelle précoce. La décision est individuelle.
Quelles interventions traitent le tendon d'Achille en Turquie ?
Réparation du tendon d'Achille
La page de la plateforme sur la réparation du tendon d'Achille explique en détail la chirurgie de la rupture récente, de la rupture ancienne et de la tendinopathie rebelle. Cette page de maladie sert à comprendre l'ensemble des options et à choisir. La page d'intervention décrit chaque geste étape par étape, avec la rééducation.
Selon votre cas, le chirurgien peut proposer une suture ouverte, une suture mini-invasive, un renfort du tendon, une reconstruction avec transfert ou un traitement de la forme insertionnelle avec ablation de l'éperon.
Les centres qui traitent le tendon d'Achille
La page d'Acibadem International sur les ruptures de tendon indique que la prise en charge relève du centre d'orthopédie et des articulations du groupe. Elle cite des soins sans opération (repos, botte, kinésithérapie) et chirurgicaux (réparation, réinsertion, reconstruction ou greffe). Cette page ne nomme aucun hôpital en particulier. Les hôpitaux Acibadem d'Istanbul et d'Ankara sont donc listés ici au niveau du groupe, à titre indicatif. Elle ne contient ni prix ni chiffres de résultats.
Nous n'avons pas trouvé d'autre source officielle pour d'autres hôpitaux partenaires. Aucun autre hôpital n'est donc listé ici. L'équipe peut vous indiquer, après étude de votre dossier, quels chirurgiens du pied et de la cheville sont disponibles.
Comment lire les chiffres de nouvelle rupture ?
Les chiffres varient : 2,3 % et 3,9 % dans une analyse, 2,7 % et 9,5 % dans une autre, 6 % et 5 % dans un essai. Cela ne veut pas dire que certaines études sont fausses. Elles ne mesurent pas la même chose.
Certaines comparent la chirurgie à un plâtre classique, d'autres à une botte avec mise en charge précoce.
La durée de suivi et la définition de la nouvelle rupture changent.
Les patients diffèrent par l'âge, l'activité et le lieu de la rupture.
L'expérience du chirurgien et la technique de suture varient.
Retenez la tendance, pas le chiffre exact. Demandez au chirurgien son estimation pour votre cas et la manière dont une nouvelle rupture serait suivie.
Quelques situations particulières
Les sportifs : la revue de 2026 indique que la chirurgie accélère la reprise, mais elle ne garantit pas le retour au niveau d'avant.
Les personnes âgées ou peu actives : la page d'Acibadem International évoque l'abstention avec rééducation pour certaines ruptures chroniques.
Le diabète, la maladie vasculaire, le tabac : ces situations augmentent les risques de problème de plaie après chirurgie et demandent une discussion précise.
Les personnes ayant pris des fluoroquinolones ou reçu des corticoïdes : il faut le dire au médecin, car cela éclaire l'état du tendon.
Exemple illustratif d'un parcours (fictif)
L'exemple ci-dessous est fictif. Il sert uniquement à illustrer. Ce n'est pas l'histoire d'un patient réel.
Un homme de 45 ans joue au football le week-end. Il entend un claquement dans la jambe droite et ne peut plus se mettre sur la pointe du pied. Il consulte les urgences de son pays le jour même. Le médecin confirme la rupture avec le test de Thompson et une échographie, puis place le pied dans une botte.
Quelques jours plus tard, il envoie ses comptes rendus à une équipe en Türkiye pour un second avis. Le chirurgien compare les deux options. Il explique que la chirurgie réduit la nouvelle rupture mais ajoute des risques de plaie, et qu'une rééducation accélérée peut donner des résultats fonctionnels proches. Le patient choisit de rester soigné dans son pays, avec des avis à distance. Les premiers soins se sont faits chez lui, et le voyage n'était pas obligatoire.
Comment juger une offre de soins à l'étranger ?
Avant d'accepter une offre, posez ces questions au centre :
L'hôpital peut-il me montrer son autorisation de tourisme de santé et ses accréditations, que je pourrai vérifier auprès du ministère de la Santé ?
Quel chirurgien opérera, et combien de ruptures du tendon d'Achille traite-t-il par an ?
Quelle technique est proposée, quelles sont les alternatives, et pourquoi celle-ci ?
Quel est le risque de nouvelle rupture et de problème de plaie dans mon cas ?
Qui assure mon suivi au retour, et comment joindre l'équipe ?
Que comprend le prix, et que peut-il s'y ajouter ?
Une offre sérieuse répond par écrit à ces questions et ne promet pas de résultat garanti.
Quand se faire soigner à l'étranger a-t-il du sens, et quand non ?
Une rupture récente : d'abord chez vous
Une rupture récente demande un avis médical immédiat dans votre pays. Le traitement et la protection du tendon commencent là où vous êtes. Un voyage peut se discuter ensuite, si le chirurgien turc donne son accord et si le délai reste adapté. Il ne faut jamais retarder les premiers soins pour partir.
Les bonnes raisons
Se faire soigner d'une rupture du tendon d'Achille en Turquie, ou d'une tendinopathie, peut avoir du sens dans plusieurs cas :
une rupture ancienne ou une récidive qui exige un chirurgien expérimenté de la reconstruction ;
une tendinopathie qui résiste à plus de 6 mois de traitement bien conduit ;
un deuxième avis avant de choisir entre botte et chirurgie ;
un accès limité à un chirurgien du pied dans votre pays ;
une technique mini-invasive ou un plateau technique non disponibles chez vous.
Les situations où ce n'est pas conseillé
Ne voyagez pas avec une plaie infectée, de la fièvre, un mollet gonflé et douloureux évoquant une phlébite, un essoufflement ou une douleur thoracique. Évitez aussi de partir si le suivi chez vous est impossible. La rééducation prend plusieurs mois. Sans kinésithérapeute près de chez vous, la récupération peut être moins bonne.
Le risque de caillot de sang augmente après une chirurgie. La page du Hospital for Special Surgery (HSS) indique qu'il reste plus élevé pendant 4 à 6 semaines après l'opération et que les longs voyages l'aggravent. Dans l'essai UKSTAR, une phlébite est survenue chez 1 % à 2 % des patients non opérés et une embolie pulmonaire chez 0 % à 1 %. Le médecin vous dira s'il faut un traitement préventif.
Un avis avant de décider
Un avis à distance, avec compte rendu d'imagerie et résumé du dossier, permet de savoir si un déplacement pour une rupture du tendon d'Achille en Turquie est utile et à quel moment. Le médecin traitant décide après avoir étudié votre dossier. Si un traitement sans opération convient, c'est ce qui vous sera dit.
Quand un centre spécialisé est-il utile ?
L'avis d'un centre spécialisé est utile pour une rupture ancienne, une récidive, une peau ou des vaisseaux fragiles, ou si votre pays offre peu de choix. Une prise en charge de la rupture du tendon d'Achille en Turquie peut alors apporter l'expérience d'un chirurgien du pied et de la cheville et un plateau technique moderne. Cela ne rend pas le voyage obligatoire. Dans beaucoup de cas récents, le meilleur traitement est celui que vous recevez sur place, avec un second avis à distance.
Pourquoi choisir la rupture du tendon d'Achille en Turquie ?
Un système de santé organisé
Le portail HealthTurkiye du ministère de la Santé indique 1 521 établissements de santé et 271 146 lits. Ces chiffres décrivent l'ensemble du pays, pas la qualité d'un hôpital en particulier. Avant de réserver, demandez à l'établissement son autorisation de tourisme de santé et ses accréditations, puis vérifiez-les auprès du ministère de la Santé.
Des services pour les patients du monde entier
Les grands groupes hospitaliers proposent des services internationaux avec des interprètes. Notre équipe travaille en arabe, en français et en anglais. Un coordinateur peut vous aider pour l'envoi du dossier, le planning et le retour à domicile.
Ce que la Türkiye ne change pas
Aucun pays ne supprime le risque de nouvelle rupture ou de complication de plaie. La qualité du résultat dépend de l'indication, du geste, de la rééducation et de votre régularité. Un bon parcours de soins pour une rupture du tendon d'Achille en Turquie repose sur une décision juste, un chirurgien expérimenté et un suivi sérieux dans votre pays.
Comment se déroule un voyage de soins ?
Les étapes
Le parcours pour une rupture du tendon d'Achille en Turquie suit des étapes claires.
Vous consultez d'abord chez vous et recevez les premiers soins.
Vous envoyez le dossier : échographie ou IRM, résumé, photos.
Un chirurgien du pied et de la cheville donne un avis préliminaire à distance.
Un plan de traitement et un devis vous sont proposés.
Vous préparez le voyage : visa selon votre nationalité, assurance, accompagnant, aides à la marche.
Vous êtes examiné sur place, puis traité.
Vous restez le temps prévu par le chirurgien pour la plaie et les premiers contrôles.
Vous rentrez avec un compte rendu et un plan de rééducation.
Le suivi continue dans votre pays, avec des consultations à distance avec l'équipe turque.
Pour le visa, tout dépend de votre nationalité. Consultez le portail officiel e-Visa (evisa.gov.tr) ou le consulat de Türkiye.
Tableau : calendrier indicatif après une réparation chirurgicale
Les durées ci-dessous sont des repères pour la rupture du tendon d'Achille en Turquie. Elles dépendent de la technique et du chirurgien.
Étape | Repère indicatif |
|---|---|
Examen et décision | Jour 1 |
Opération | Jour 1 à 3 |
Séjour à l'hôpital | Quelques heures à quelques jours, selon le geste |
Premier contrôle de la plaie | Quelques jours à 2 semaines |
Botte avec cales | Environ 8 semaines, retirées progressivement (UKSTAR) |
Marche normale | Selon le chirurgien, après la période de botte |
Sport | Plusieurs mois ; médiane d'environ 14 mois dans une cohorte de 2026 |
Voyager après la chirurgie
L'avion se décide avec le chirurgien. Le HSS conseille de se lever, de marcher dans l'allée et de boire régulièrement pendant un long vol, et de discuter avec le médecin du port de bas de contention. Gardez la jambe surélevée quand c'est possible. Prévoyez une aide pour les bagages et les déplacements. En cas de fièvre, d'écoulement de la plaie ou de mollet douloureux, contactez un médecin sans attendre.
Récupération, rééducation et retour au sport
Les grandes étapes
La rééducation est aussi importante que l'opération. Après une rupture, le patient porte une botte pendant environ 8 semaines, selon le protocole de l'essai UKSTAR. Puis vient le temps de la marche normale, du renforcement et du retour progressif aux gestes plus intenses. La durée dépend du traitement choisi, de votre âge, de votre état de forme et du tendon.
Les grandes phases de la rééducation
Les protocoles varient d'un chirurgien à l'autre. Les phases ci-dessous sont générales. Ce n'est pas une ordonnance.
Phase | Objectif | Exemple tiré des sources |
|---|---|---|
Protection | Protéger le tendon les premières semaines | Botte d'environ 8 semaines, cales retirées peu à peu (UKSTAR) |
Mobilité | Retrouver l'amplitude de la cheville | Exercices doux encadrés |
Renforcement | Retrouver la force et l'endurance du mollet | Charges augmentées par étapes |
Course et sauts | Retrouver la poussée et la vitesse | Selon le chirurgien et le kinésithérapeute |
Retour au sport | Confiance et performance | Plusieurs mois ; médiane d'environ 14 mois (cohorte 2026) |
Ne passez pas à une phase sans l'accord du chirurgien ou du thérapeute. La précipitation est une cause de rechute.
Les exercices
Un kinésithérapeute guide le travail de la mobilité, puis de la force du mollet. Il commence par des contractions douces, puis ajoute des charges. Le but est de retrouver la force de poussée, l'endurance et la confiance. La revue de 2026 de Current Reviews in Musculoskeletal Medicine indique que la rééducation fonctionnelle précoce est sûre et efficace quel que soit le traitement.
Quand reprend-on le sport ?
La reprise est lente. Dans une cohorte prospective de 65 patients opérés (âge moyen de 40,6 ans, Journal of Clinical Medicine, 2026), 76,9 % ont repris le sport et 44,6 % ont retrouvé leur niveau d'avant la blessure. Le délai moyen était de 11,6 mois, avec une médiane d'environ 14 mois. C'est une petite série d'un seul centre. Elle montre surtout qu'un retour complet au même niveau n'est pas garanti.
Ce qui se fait mieux à la maison
La rééducation hebdomadaire, le suivi de la cicatrice, le contrôle des facteurs de risque et la progression du sport se font dans votre pays. Demandez un compte rendu opératoire détaillé et un protocole écrit pour votre kinésithérapeute. Gardez un contact avec l'équipe turque pour des avis à distance.
Reprendre un entraînement sans retomber
Reprenez progressivement. Augmentez la durée avant l'intensité. Gardez des séances de renforcement du mollet une fois la reprise faite. Écoutez les signaux d'alarme : une douleur qui revient le matin ou le lendemain d'un effort mérite un avis rapide.
Comment vivre avec une tendinopathie d'Achille au quotidien ?
Surveillez la douleur du matin
La raideur et la douleur du matin sont des signes cités par l'AAOS. Notez ce que vous ressentez le matin et après l'effort, pour voir si le tendon s'améliore ou s'aggrave. Si la douleur revient à chaque augmentation d'effort, réduisez la charge et consultez si elle persiste.
Augmentez l'effort par étapes
Un effort trop intense et trop rapide est une cause fréquente, selon l'AAOS. Si vous reprenez la course ou le football, progressez peu à peu, échauffez-vous et alternez jours intenses et jours légers.
Choisissez bien vos chaussures et vos aides
L'AAOS indique que des chaussures plus souples et des talonnettes peuvent réduire la contrainte, surtout pour la forme insertionnelle. N'utilisez pas une botte longtemps sans suivi, car elle peut affaiblir le mollet. Demandez conseil à un podologue.
Parlez de vos médicaments
Si on vous prescrit une fluoroquinolone ou une injection de corticoïdes et que votre tendon est douloureux, parlez-en avant de commencer. Si la douleur apparaît pendant le traitement, contactez rapidement le médecin prescripteur. N'arrêtez pas un médicament de votre propre initiative.
Prévenir une nouvelle rupture
Aucun geste ne garantit l'absence de nouvelle rupture. Vous réduisez le risque en suivant toute la rééducation, en reprenant le sport par étapes, en gardant des exercices de renforcement et en prenant au sérieux une douleur qui revient. Gardez aussi vos comptes rendus pour tout médecin que vous consulterez plus tard.
Quels sont les risques et complications des traitements ?
La nouvelle rupture
Le risque de nouvelle rupture varie de 2 % à 10 % selon les études et les traitements, comme vu plus haut. Il est le plus élevé durant les premières semaines. Dans UKSTAR, aucune nouvelle rupture n'est survenue après 6 mois.
Les risques de la chirurgie
La revue Cochrane trouve un risque d'infection plus élevé après chirurgie ouverte (risque relatif de 4,89). La méta-analyse de 2025 trouve plus de problèmes cutanés après chirurgie ouverte et plus de lésions du nerf sural après chirurgie mini-invasive. Le BMJ 2019 donne 4,9 % de complications après chirurgie contre 1,6 % sans. Les infections profondes sont rares mais graves. Une cicatrice douloureuse, un engourdissement du bord du pied et une raideur sont possibles.
Les phlébites et l'embolie
Dans UKSTAR, une phlébite est survenue chez 3 patients sur 266 (1 %) dans le groupe plâtre et chez 6 sur 274 (2 %) dans le groupe botte. Une embolie pulmonaire est survenue chez 2 patients du groupe botte. Le risque est plus élevé quand la jambe est immobilisée. Un mollet gonflé et douloureux, un essoufflement ou une douleur dans la poitrine imposent une consultation en urgence.
Les risques des autres traitements
Les injections de corticoïdes exposent à la rupture (AAOS). Les ondes de choc ont peu de risques. La chirurgie de la tendinopathie peut laisser une douleur chez 20 % à 30 % des patients, et des infections de plaie sont possibles (AAOS).
Les risques propres aux séjours à l'étranger
Un séjour court oblige à rentrer avec une plaie fraîche et une jambe immobilisée. Demandez des consignes écrites, un numéro joignable et la conduite à tenir en cas de complication. Vérifiez que votre assurance couvre les complications éventuelles à l'étranger.
Combien coûte le traitement ?
Ce qui fait varier le prix
Le coût dépend de plusieurs éléments :
le traitement choisi : botte et rééducation, suture, reconstruction ou chirurgie de la tendinopathie ;
le type de technique : ouverte, mini-invasive, avec renfort ou transfert ;
le type d'anesthésie et la durée à l'hôpital ;
les examens d'imagerie ;
le nombre de séances de rééducation ;
la durée du séjour, l'hébergement et l'accompagnant.
Ce qu'un devis sérieux doit préciser
Un devis doit détailler ce qui est inclus : honoraires du chirurgien, anesthésie, hôpital, matériel, botte, consultations de contrôle. Il doit dire aussi ce qui est exclu, comme une reconstruction plus complexe que prévu. Le prix réel est un devis personnel établi après étude de votre dossier. La page d'Acibadem International précise que les prix sont approximatifs et confirmés après consultation. Nous n'affichons donc aucun prix.
Quelles questions poser à votre médecin avant de décider ?
Ma rupture est-elle complète ou partielle, et où se situe-t-elle sur le tendon ?
Que me conseillez-vous : botte avec mise en charge précoce ou chirurgie, et pourquoi ?
Quel est mon risque de nouvelle rupture avec chacune de ces options ?
Quelle technique chirurgicale est proposée et quel est le risque de problème de plaie ?
Mon diabète, mon tabagisme ou mes médicaments modifient-ils le plan ?
Dois-je recevoir un traitement préventif contre les caillots pendant l'immobilisation ?
Combien de temps durera chaque étape, de la botte à la reprise du sport ?
Quelle rééducation est prévue et qui l'assurera dans mon pays ?
Quand puis-je voyager en avion en sécurité ?
Que comprend exactement le devis ?
Traitements et interventions pour cette pathologie
Questions fréquentes
Comment savoir si mon tendon d'Achille est rompu ?
Un claquement soudain, une douleur à l'arrière de la cheville et l'impossibilité de se mettre sur la pointe du pied font évoquer une rupture. Le médecin confirme par l'examen, avec le test de Thompson : le pied ne bouge pas quand on comprime le mollet si le tendon est rompu. Consultez le jour même ou le lendemain.
Une rupture du tendon d'Achille est-elle une urgence ?
Oui, dans le sens où il faut un avis médical rapide, le jour même ou le lendemain, dans votre pays. Le tendon est protégé tôt, et le traitement est décidé ensuite. Un voyage ne se discute qu'après ces premiers soins. Appelez les secours devant un essoufflement, une douleur thoracique ou un mollet gonflé et douloureux.
Faut-il opérer une rupture du tendon d'Achille ?
Pas toujours. Les essais récents avec rééducation accélérée donnent des résultats fonctionnels proches avec ou sans opération. La chirurgie réduit la nouvelle rupture (2,3 % contre 3,9 % dans le BMJ 2019), mais ajoute des risques de plaie et d'infection. Le choix est partagé avec le chirurgien, selon votre âge, votre activité et vos maladies.
Quelle est la différence entre botte et plâtre ?
Dans l'essai UKSTAR (540 adultes, tous sans opération), la botte amovible avec appui immédiat et le plâtre ont donné des résultats proches : ATRS de 72,8 et 74,4 à 9 mois, nouvelle rupture de 5 % et 6 %. La botte permet un appui plus précoce. Votre chirurgien choisit selon votre cas.
Quel est le risque de nouvelle rupture ?
Il varie selon l'étude et le traitement : de 2,3 % à 3,9 % dans le BMJ 2019, de 2,7 % à 9,5 % dans une méta-analyse de 2025, et 5 à 6 % dans UKSTAR. La chirurgie le réduit mais n'annule pas le risque. Dans UKSTAR, aucune nouvelle rupture n'est survenue après 6 mois.
Combien de temps dure la récupération ?
Elle se compte en mois. Dans UKSTAR, la botte était portée environ 8 semaines. Le retour au sport est plus lent : dans une cohorte opérée de 65 patients, la médiane était d'environ 14 mois, et 44,6 % ont retrouvé leur niveau d'avant. Le rythme exact dépend de la technique, de votre âge et de la rééducation.
Les ondes de choc soignent-elles la tendinopathie d'Achille ?
Les preuves sont partagées. L'AAOS les juge prometteuses mais insuffisamment prouvées pour un usage de routine. Une méta-analyse du JOSPT de 2026 (9 essais, 557 patients) n'a pas trouvé de bénéfice cliniquement important dans la forme insertionnelle, ni de différence significative dans la forme médiane. Discutez-en avec votre médecin.
Les injections de cortisone sont-elles utiles ?
L'AAOS ne les recommande pas dans le tendon d'Achille, car elles peuvent l'affaiblir et provoquer une rupture. L'EMA précise de plus que les fluoroquinolones ne doivent pas être associées aux corticoïdes. Si on vous propose une injection dans le tendon, demandez les preuves et les risques avant de décider.
Un antibiotique peut-il provoquer une rupture ?
Oui, c'est possible avec les fluoroquinolones. L'EMA indique que le risque est plus élevé chez les personnes âgées, les patients atteints de maladie rénale et les personnes greffées. Les lésions peuvent débuter dès 2 jours après le début, ou des mois après l'arrêt. Au premier signe de douleur du tendon, contactez le médecin prescripteur.
Quand faut-il envisager la chirurgie pour une tendinopathie ?
L'AAOS réserve la chirurgie aux douleurs qui persistent après environ 6 mois de traitement sans opération. Les gestes vont du nettoyage du tendon au transfert d'un autre tendon. Jusqu'à 75 % des patients reprennent leur activité d'avant, mais une douleur persiste chez 20 à 30 % d'entre eux.
Faut-il voyager en Türkiye pour une rupture du tendon d'Achille ?
Pas pour la phase aiguë : les premiers soins se font chez vous. Voyager peut avoir du sens pour un deuxième avis, une rupture ancienne ou compliquée, ou une technique indisponible dans votre pays, si le chirurgien turc donne son accord. Un suivi de rééducation chez vous reste indispensable.
Combien coûte le traitement ?
Le prix dépend du traitement (botte, suture, reconstruction), de la technique, de l'anesthésie, du séjour, de la rééducation et de l'accompagnant. Nous n'affichons pas de prix : la page d'Acibadem International précise que les prix sont approximatifs et confirmés après consultation. Le coût réel est un devis personnel après étude du dossier.
Références et sources
- Achilles Tendinitis — OrthoInfo, American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS)
- Quinolone and fluoroquinolone-containing medicinal products (referral) — Agence européenne des médicaments (EMA)
- Plaster cast versus functional brace for non-surgical treatment of Achilles tendon rupture (UKSTAR) — The Lancet, 2020
- Surgical versus non-surgical interventions for treating Achilles tendon rupture in adults — Cochrane Database of Systematic Reviews, 2021
- Operative treatment versus nonoperative treatment of Achilles tendon ruptures: systematic review and meta-analysis — BMJ, 2019
- Operative versus nonoperative treatment of acute Achilles tendon ruptures: a multicenter randomized trial using accelerated functional rehabilitation — Journal of Bone and Joint Surgery (Am), 2010
- Operative versus nonoperative management of acute Achilles tendon rupture: systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials — Annals of Medicine, 2025
- Incidence, demographics, characteristics and management of acute Achilles tendon rupture: an epidemiological study — PLoS One, 2024
- Parsing Through the Data on Achilles Tendon Rupture Management, Rehab and Sports Return Criteria — Current Reviews in Musculoskeletal Medicine, 2026
- The efficacy of eccentric exercise in the treatment of Achilles tendinopathy: systematic review and meta-analysis — BMC Musculoskeletal Disorders, 2026
- Shockwave Therapy for Midportion and Insertional Achilles Tendinopathy: systematic review with meta-analysis — Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy, 2026
- Return to Sport and Return to Self-Reported Preinjury Level After Surgical Repair of Acute Achilles Tendon Rupture — Journal of Clinical Medicine, 2026
- Avoiding blood clotting complications when flying — Hospital for Special Surgery (HSS)
- Tendon rupture — Acibadem International
- Türkiye Health System by Numbers — HealthTurkiye, ministère de la Santé de Türkiye









