La préservation de la fertilité est un ensemble de méthodes qui gardent une chance de grossesse avant un traitement ou une chirurgie qui menace les ovaires ou les testicules : congélation d'ovocytes, d'embryons, de sperme ou de tissu, protection médicamenteuse. En Turquie, le règlement de 2014 limite la conservation à des cas médicaux listés, pour cinq ans au maximum.
En bref
- Anesthésie
- Sédation
- Durée de l'intervention
- 20–30 min
- Hospitalisation
- 0 jours
- Séjour en Turquie
- 12–16 jours
- Convalescence
- 1–2 jours
Points clés
- Selon l'ASCO (2018), la congélation du sperme, des ovocytes et des embryons est une pratique standard ; les agonistes de la GnRH ne doivent pas remplacer ces méthodes éprouvées.
- Une revue systématique de 2023 (34 études) donne, chez des survivantes du cancer, 41 % de naissances vivantes avec les embryons congelés, 32 % avec les ovocytes vitrifiés et 33 % de naissances spontanées après greffe de tissu ovarien.
- Selon le règlement turc de 2014 (article 20), la conservation est limitée à cinq ans, avec une demande signée chaque année après la première ; au-delà de cinq ans, l'autorisation du ministère est nécessaire.
- Le démarrage aléatoire de la stimulation donne un nombre d'ovocytes similaire au démarrage classique (688 contre 1 076 cycles) ; la stimulation dure en général 8 à 14 jours avec une ponction d'environ 20 à 30 minutes.
- Avant une radiothérapie du bassin, la transposition des ovaires conserve la fonction ovarienne chez 91 % des femmes opérées sans radiothérapie externe et chez 61 % avec radiothérapie externe (méta-analyse de 1 160 femmes).
Qu'est-ce que la préservation de la fertilité en Turquie ?
La préservation de la fertilité regroupe les moyens de garder une chance d'avoir un enfant plus tard, quand un traitement ou une maladie risque d'abîmer les ovaires ou les testicules. La préservation de la fertilité en Turquie suit la même logique médicale qu'ailleurs, avec un cadre légal turc précis que nous détaillons plus bas.
Un mot sur la situation que vous vivez
Si vous lisez cette page après l'annonce d'un cancer, nous pensons à vous. Tout va vite, et la question de l'enfant peut sembler venir trop tôt ou trop tard. Elle est légitime. La plupart des équipes d'oncologie savent aujourd'hui en parler. Cette page vous aide à poser les bonnes questions. Elle ne remplace pas votre oncologue.
Les grandes méthodes
La société américaine d'oncologie (ASCO) écrit dans sa mise à jour de 2018 que la congélation du sperme, des ovocytes et des embryons est une pratique standard, largement disponible. Les autres méthodes sont moins établies. Voici le tableau d'ensemble.
Chez la femme : congélation d'ovocytes ou d'embryons après stimulation, congélation de tissu ovarien, protection par un médicament (agoniste de la GnRH) pendant la chimiothérapie, déplacement des ovaires avant une radiothérapie du bassin.
Chez l'homme : congélation du sperme, extraction chirurgicale de spermatozoïdes dans le testicule, congélation de tissu testiculaire (encore à l'étude), protection par un écran pendant la radiothérapie.
Le National Cancer Institute (NCI) décrit ces mêmes options pour les femmes et pour les hommes. Il rappelle que les taux de succès, le coût et la disponibilité varient d'un centre à l'autre.
Les recommandations des sociétés savantes
L'ESHRE, la société européenne de reproduction, a publié en 2020 une recommandation sur la préservation de la fertilité féminine : 78 recommandations, de l'information des patientes jusqu'au suivi après traitement. L'ASCO insiste sur un point : parler de fertilité le plus tôt possible, avant le début du traitement. Cette discussion doit être notée dans le dossier.
Qui s'occupe de ces soins ?
L'équipe réunit l'oncologue, un spécialiste de la reproduction (gynécologue, biologiste embryologiste), parfois un urologue, un chirurgien et un psychologue. Le choix de la méthode dépend du type de cancer, de l'urgence, de l'âge, du traitement prévu et de votre situation personnelle. Il est toujours pris par l'équipe qui connaît votre dossier.
Le rôle de Nafes Premium
Nafes Premium aide à organiser le dossier, la traduction, les rendez-vous et le séjour, en arabe, en français et en anglais. Nous ne décidons rien sur le plan médical. Et nous disons franchement ceci : si vous venez de recevoir un diagnostic de cancer, la priorité est de ne pas retarder le traitement.
Pourquoi les traitements du cancer touchent la fertilité
La revue turque de 2019 explique que les ovaires sont des organes cibles des médicaments toxiques pour les cellules. Les follicules primordiaux sont touchés directement. Chez l'homme, les cellules qui fabriquent les spermatozoïdes peuvent être abîmées. Le risque varie selon le médicament, la dose, l'âge et la zone irradiée. Tous les patients ne perdent donc pas leur fertilité. C'est la raison d'en parler avant de commencer.
Trois questions pour démarrer : mon traitement est-il connu pour son risque sur la fertilité ? Combien de temps ai-je avant la première séance ? Quelles méthodes conviennent à mon âge et à ma maladie ? Notez les réponses et envoyez-les nous avec votre dossier. La préservation de la fertilité en Turquie ne se décide qu'après lecture de ces réponses.
Pour qui la préservation de la fertilité est-elle proposée ?
Elle est proposée à toute personne en âge d'avoir des enfants dont la fertilité est menacée. Le cancer est la cause la plus connue, mais pas la seule.
Les situations les plus fréquentes
cancers traités par chimiothérapie ou radiothérapie du bassin (sein, lymphome, leucémie, sarcome, cancer du col, cancer du testicule) ;
chirurgie qui retire ou abîme les ovaires ou les testicules ;
greffe de moelle osseuse, qui s'accompagne souvent d'un traitement très toxique pour les gonades ;
maladies auto-immunes traitées par cyclophosphamide (lupus, par exemple) ;
maladies bénignes des ovaires qui nécessitent des chirurgies répétées, comme l'endométriose ;
risque génétique de ménopause précoce ou réserve ovarienne très basse.
L'ESHRE précise que la préservation peut aussi concerner des maladies non cancéreuses (lupus, endométriose, syndrome de Turner) et les hommes transgenres. Le syndrome de Turner et d'autres causes génétiques demandent une discussion spécialisée.
Ce que dit la loi turque en un coup d'œil
Le règlement turc de 2014 sur les centres de procréation assistée (Journal officiel n° 29135) autorise la conservation des cellules reproductrices et du tissu des gonades dans des cas médicaux listés. Voici les cas, d'après notre lecture de l'article 20 :
Pour qui | Cas médicaux prévus par l'article 20 |
|---|---|
Homme | Avant un traitement qui abîme les gonades (chimiothérapie, radiothérapie) ; avant une opération qui fait perdre la fonction de reproduction (ablation d'un testicule) ; sperme obtenu par chirurgie ; très faible nombre de spermatozoïdes (cryptozoospermie) |
Femme | Avant chimiothérapie ou radiothérapie ; avant une opération qui fait perdre la fonction de reproduction (ablation des ovaires) ; réserve ovarienne basse chez une femme qui n'a jamais accouché, ou antécédent familial de ménopause précoce, avec rapport d'une commission de trois médecins spécialistes |
Hors de ces cas, le texte interdit la conservation. La congélation « de confort » pour une femme en bonne santé n'y figure pas. Nous détaillons les limites de durée et la situation des couples dans la section sur le coût et la loi.
Qui doit d'abord consulter dans son pays ?
Si votre cancer vient d'être découvert, consultez d'abord votre oncologue et le centre de fertilité le plus proche. Les délais comptent. Un voyage n'a de sens que si l'oncologue estime qu'il reste du temps et que le traitement ne sera pas retardé. Dans beaucoup de cas, la meilleure solution est la plus proche.
Qui peut envisager la Turquie ?
une personne dont le traitement est programmé dans quelques semaines et qui a l'accord écrit de son oncologue ;
une personne déjà suivie en Turquie pour son cancer ;
une personne qui prépare à l'avance une chirurgie des ovaires ;
une personne dont le traitement est déjà terminé et qui veut parler de la suite avec un centre de reproduction.
Pour toutes ces personnes, la décision finale revient à l'équipe qui a lu le dossier.
Les enfants et les adolescents
Pour les filles qui n'ont pas encore leurs règles, la congélation de tissu ovarien est parfois la seule option. Pour les garçons avant la puberté, la congélation de tissu testiculaire est encore à l'étude selon le NCI. Ces situations demandent un centre pédiatrique spécialisé et ne se préparent pas à la légère à l'étranger.
Pourquoi envisager la Turquie pour préserver sa fertilité ?
La Turquie compte de grands hôpitaux privés, avec centres d'oncologie et de fécondation in vitro dans le même groupe. Selon USHAŞ, le pays a reçu 1 506 442 patients internationaux en 2024. Ce volume ne dit rien de la qualité d'un centre précis, mais il montre une habitude d'accueil des patients étrangers.
Les avantages possibles
des équipes d'oncologie et de reproduction proches, parfois dans le même hôpital ;
des délais de rendez-vous courts ;
un accueil en arabe, en français et en anglais par les coordinateurs de Nafes Premium ;
des laboratoires d'embryologie contrôlés : le règlement turc impose un responsable de laboratoire, un anesthésiste à la ponction et des inspections régulières (tous les six mois pour les centres indépendants).
Les limites qu'il faut dire clairement
Aucun hôpital partenaire n'a, à notre connaissance, une page officielle qui décrit un programme de préservation de la fertilité en cas de cancer. Nous ne listons donc aucun hôpital pour cette page. Les centres de FIV existent, mais le programme doit être confirmé hôpital par hôpital.
Une revue publiée en 2019 par des gynécologues turcs (dont un de l'université Acıbadem) indique qu'il n'existe pas de programme national dédié ni de société savante spécifique à la préservation de la fertilité en Turquie. Elle recommande de désigner des centres expérimentés pour la congélation de tissu ovarien.
Le cadre légal est strict : durée de conservation limitée, indications médicales listées, couples mariés pour les embryons.
Un voyage peut retarder un traitement urgent. Cela ne doit jamais arriver.
Une étude sur la pratique en Turquie
Selon un résumé que nous avons vu dans un moteur de recherche, une enquête de 2024 auprès de 123 jeunes patientes turques atteintes d'un cancer du sein a trouvé que 6 avaient eu une congélation d'ovocytes ou d'embryons et 16 un traitement protecteur par agoniste de la GnRH pendant la chimiothérapie. Nous n'avons pas ouvert l'article. Ce chiffre montre que l'accès réel aux techniques varie, même dans le pays.
Si l'oncologue est dans votre pays
Beaucoup de patients sont suivis pour leur cancer dans leur pays et gardent leur oncologue. Dans ce cas, la préservation de la fertilité en Turquie ne peut être envisagée qu'avec l'accord de cet oncologue, un calendrier précis et un plan de retour. Les médicaments de stimulation peuvent parfois être commencés à la maison, sous contrôle.
Entrée dans le pays
Les règles d'entrée dépendent de votre nationalité. Consultez le portail officiel de l'e-visa (evisa.gov.tr) ou le consulat turc de votre pays.
Ce qu'il faut demander au centre avant de partir
Le centre fait-il vraiment de la préservation de la fertilité pour des patients atteints de cancer, et pour combien de cas par an ?
Travaille-t-il avec mon équipe d'oncologie ?
Quels protocoles pour le démarrage aléatoire et les cas urgents ?
Congèle-t-il le tissu ovarien ou m'oriente-t-il ailleurs ?
Quelles règles écrites pour le stockage et le renouvellement ?
Si le centre ne répond pas clairement, ne réservez pas. La vraie valeur de ce soin est la coordination avec l'oncologie, pas seulement la technique.
Le choix le plus sûr est parfois le plus proche
La préservation de la fertilité en Turquie n'est pas toujours la meilleure option. Si votre oncologue est dans votre pays et si le délai est court, un centre proche de chez vous évite un voyage et protège votre calendrier. Nous vous le dirons honnêtement après lecture du dossier.
Quelles techniques de préservation de la fertilité existent ?
Chaque méthode a son rôle. Le choix dépend de l'âge, du temps disponible, de la maladie et du traitement prévu.
Congélation d'ovocytes et d'embryons
Après une stimulation hormonale, on prélève les ovocytes par ponction sous sédation, puis on les vitrifie, ou on les féconde pour congeler des embryons. L'ESHRE recommande le protocole « antagoniste » pour la préservation médicale, car il est court et adapté à l'urgence. Il propose aussi le démarrage aléatoire (« random start »), sans attendre les règles, et la double stimulation dans les cycles urgents.
Une méta-analyse de 2023 a comparé le démarrage aléatoire au démarrage classique chez des patientes avec cancer (688 contre 1 076 cycles). Le nombre d'ovocytes recueillis était similaire. La stimulation durait un peu plus longtemps et demandait plus de médicaments. Dans les cancers sensibles aux œstrogènes, l'ESHRE indique qu'un médicament anti-œstrogène comme le létrozole est probablement recommandé.
Congélation de tissu ovarien
Le chirurgien retire une partie de l'ovaire par cœlioscopie, et le tissu est congelé. Après le traitement, on peut le remettre en place. L'ESHRE recommande d'en proposer la possibilité aux patientes qui vont recevoir un traitement à risque modéré ou élevé quand la congélation d'ovocytes ou d'embryons n'est pas possible, ou si la patiente le préfère. Elle la juge peu adaptée en cas de réserve très basse (AMH inférieure à 0,5 ng/ml et moins de 5 follicules) et au-delà de 36 ans, où son efficacité est discutable.
L'ESHRE qualifie la technique d'innovante. Selon des sources secondaires (ISFP et société canadienne de fertilité), l'ASRM a retiré en 2019 l'étiquette « expérimentale ». Nous n'avons pas pu ouvrir ce document. Pour le tissu ovarien, la méta-analyse de 2023 donne 33 % de naissances vivantes spontanées après greffe.
Protection médicamenteuse : agonistes de la GnRH
Ces médicaments mettent les ovaires au repos pendant la chimiothérapie. L'ASCO note que les preuves sont contradictoires. Chez les jeunes femmes atteintes d'un cancer du sein, ils peuvent être proposés, mais jamais à la place des méthodes éprouvées. L'ESHRE dit la même chose, et conseille de ne pas les proposer sans discussion en dehors du cancer du sein.
Transposition des ovaires avant radiothérapie
Avant une radiothérapie du bassin, le chirurgien déplace les ovaires hors du champ d'irradiation. Une méta-analyse de 2022 sur 1 160 femmes atteintes d'un cancer du col a trouvé une fonction ovarienne conservée chez 91 % des femmes opérées sans radiothérapie externe, et chez 61 % de celles qui ont eu une radiothérapie externe. Des kystes ovariens sont fréquents, mais les métastases sur les ovaires déplacés sont rares.
Chez l'homme
La congélation du sperme est l'option la plus courante après la puberté, selon le NCI. Le recueil se fait par masturbation, ou par électro-éjaculation si besoin. Si le sperme est absent ou très pauvre, une extraction chirurgicale de spermatozoïdes (TESE, micro-TESE ou TESA) peut être proposée. La congélation de tissu testiculaire reste au stade des essais cliniques. Un écran de protection peut limiter la diffusion de la radiothérapie vers les testicules.
Tableau récapitulatif
Méthode | Pour qui | Points à connaître |
|---|---|---|
Ovocytes / embryons | Femmes pubères avec quelques semaines | Standard (ASCO, ESHRE) ; stimulation de 8 à 14 jours environ (Cleveland Clinic) |
Tissu ovarien | Filles, ou femmes sans délai | Chirurgie ; centres spécialisés ; preuves en progrès |
Agoniste de la GnRH | Surtout cancer du sein | Ne remplace pas la congélation |
Transposition des ovaires | Radiothérapie du bassin | Fonction conservée dans 61 à 91 % selon les séries |
Sperme | Hommes pubères | Standard (ASCO) ; à faire avant le traitement |
Tissu testiculaire | Garçons avant la puberté | À l'étude, selon le NCI |
Quelles chances de grossesse ?
Une revue systématique de 2023 (34 études) donne, chez des survivantes du cancer, 41 % de naissances vivantes après transfert d'embryons congelés et 32 % après ovocytes vitrifiés. Ces chiffres sont des moyennes. Ils dépendent de l'âge au moment de la congélation, de la maladie et du centre. L'ESHRE note que les résultats après congélation faite au moment d'un cancer peuvent être plus bas que chez des femmes sans cancer.
Préserver sa fertilité avant une chimiothérapie : l'ordre des étapes
Pour préserver sa fertilité avant une chimiothérapie, l'ordre est souvent le suivant : accord de l'oncologue, examens rapides, stimulation ou petite chirurgie, puis début du traitement. Quand le temps manque, l'équipe choisit le démarrage aléatoire ou la chirurgie du tissu, qui évite deux semaines d'injections. Le calendrier du cancer donne toujours le rythme.
Conservation du sperme avant traitement
La conservation du sperme avant traitement est simple et rapide. Elle est conseillée à tout homme adulte qui va recevoir un traitement à risque pour la fertilité, même si le nombre de spermatozoïdes est faible. Elle se fait avant la première dose. L'échantillon pourra servir plus tard pour une FIV avec ICSI.
Ce que dit la loi turque sur la conservation des embryons
La loi turque sur la conservation des embryons exige le consentement des deux époux avant la congélation. Une demande signée est renouvelée chaque année après la première année. Les embryons sont détruits en cas de divorce établi, de décès d'un conjoint ou de demande commune. Ces règles protègent chacun des deux membres du couple.
Comment se préparer à préserver sa fertilité ?
La préparation est surtout une question de temps et de coordination. Voici les points clés.
Les premiers appels
Parlez de fertilité à votre oncologue dès le premier rendez-vous.
Demandez-lui le délai maximal avant le début du traitement et l'accord pour une préservation.
Demandez un résumé médical écrit : diagnostic, stade, traitement prévu, dates.
Contactez un centre de reproduction (dans votre pays ou à l'étranger).
Envoyez le dossier à Nafes Premium si vous envisagez la Turquie.
Les documents à rassembler
compte rendu du diagnostic et du traitement prévu, signé par l'oncologue ;
résultats récents : AMH, échographie des ovaires, bilan sanguin, sérologies ;
pour l'homme : spermogramme, s'il existe ;
la liste des médicaments et allergies ;
les antécédents de chirurgie et de thrombose ;
passeport et, si besoin, visa.
Les questions à poser à l'oncologue
Ce délai est-il compatible avec une stimulation de deux semaines ?
Mon cancer est-il sensible aux hormones ? Faut-il un protocole spécial ?
Y a-t-il un risque de thrombose pendant la stimulation ?
Peut-on faire le prélèvement avant une chirurgie ou entre deux traitements ?
Qui assure la surveillance si je voyage ?
Les aspects pratiques
Prévoyez un accompagnant, un hébergement proche de la clinique, et une assurance voyage. Choisissez une date de retour flexible. Prévoyez aussi une plage de repos après la ponction. Si vous avez des enfants, organisez leur garde.
Les aspects émotionnels
Ces semaines sont lourdes. Beaucoup de patients disent avoir reçu trop d'informations en peu de temps. Notez vos questions. Demandez un soutien psychologique, comme le recommande l'ESHRE. Il est normal d'hésiter, de pleurer ou de refuser. Refuser est aussi un choix valable.
La décision éclairée
Avant de commencer, vous devez savoir que la préservation ne garantit pas une grossesse, que les chances baissent avec l'âge, et que les traitements du cancer restent prioritaires. Vous devez aussi connaître les règles de conservation en Turquie et ce qui se passera si vous ne revenez pas.
Quels examens avant une préservation de la fertilité ?
Les examens sont courts et ciblés, car le temps compte. Ils servent à choisir la méthode et à protéger votre sécurité.
Chez la femme
échographie pelvienne avec comptage des follicules antraux ;
dosage de l'AMH, qui reflète le stock d'ovocytes ;
bilan hormonal (FSH, œstradiol) selon le moment du cycle ;
bilan sanguin : numération, coagulation ;
sérologies infectieuses (VIH, hépatites B et C, syphilis), demandées en pratique avant congélation ;
évaluation du risque de thrombose et de l'hyperstimulation, surtout si vous avez un cancer.
Le règlement turc demande aussi un prélèvement de sang EDTA du patient, conservé au centre, et une identification par ADN avant la conservation, sauf cas particuliers de 90 jours pour le sperme ou le tissu testiculaire utilisés vite. Cette règle sert à éviter les erreurs d'identité.
Chez l'homme
spermogramme complet ;
sérologies infectieuses ;
consultation d'andrologie en cas de très faible nombre de spermatozoïdes ;
hormones testiculaires si une extraction chirurgicale est envisagée.
Examens du cancer à ne pas retarder
Le bilan du cancer reste la priorité : biopsie, imagerie, analyses. La préservation se plie à ce calendrier, pas l'inverse. Dites-le à l'équipe de fertilité.
Tableau des examens
Examen | But | Délai habituel |
|---|---|---|
AMH et comptage des follicules | Estimer le stock d'ovocytes | Selon le centre |
Sérologies | Sécurité du stockage et du laboratoire | Selon le centre |
Spermogramme | Qualité du sperme | Selon le centre |
Bilan de coagulation | Prévenir les thromboses | Selon le centre |
Un avis du comité médical (femmes)
Pour la réserve ovarienne basse chez une femme qui n'a jamais accouché, le règlement exige un rapport d'une commission de trois médecins spécialistes. Cette étape peut prendre du temps. Elle ne s'applique pas de la même manière à une patiente qui doit recevoir une chimiothérapie, mais l'hôpital turc vous dira les pièces exactes à fournir.
Comment se déroule la préservation de la fertilité en Turquie ?
Le déroulement dépend de la méthode. Nous décrivons ici la voie la plus courante chez la femme : stimulation, ponction, congélation. Puis nous donnons les variantes pour l'homme et pour le tissu ovarien.
Chez la femme : ovocytes ou embryons
Accord de l'oncologue sur les dates et sur le protocole.
Jour 1 : consultation, échographie, prise de sang, début de la stimulation (démarrage aléatoire possible, sans attendre les règles).
Jours 2 à 12 : injections quotidiennes, échographies et dosages tous les deux ou trois jours.
Déclenchement de l'ovulation, environ 36 heures avant la ponction (Cleveland Clinic).
Ponction des ovocytes sous sédation, d'une durée d'environ 20 à 30 minutes.
Vitrification des ovocytes, ou fécondation puis congélation d'embryons si vous avez un conjoint marié (voir la loi).
Surveillance de quelques heures, puis retour à l'hôtel.
Contrôle, remise des documents de stockage et retour vers votre oncologue.
Le plus souvent, la stimulation dure 8 à 14 jours selon la Cleveland Clinic. Dans une situation urgente, des protocoles raccourcis ou en deux temps existent. Si votre oncologue peut attendre peu, ce sont des options à demander.
Chez la femme : tissu ovarien
L'opération se fait par cœlioscopie sous anesthésie générale. Le séjour est de un à deux jours. On peut la réaliser dans un délai court, sans stimulation, ce qui la rend utile quand le traitement ne peut pas attendre. En contrepartie, elle demande un centre qui maîtrise la congélation du tissu. La réimplantation intervient des années plus tard, une fois le cancer guéri et le désir de grossesse présent.
Chez l'homme : sperme
Le recueil prend quelques minutes dans une salle dédiée. En général, le centre demande deux ou trois échantillons, si le temps le permet. Chaque échantillon est analysé, puis congelé en paillettes. Dans le règlement turc, un échantillon de sang du patient est conservé avec le dossier, et l'identification par ADN doit être faite avant le stockage sauf si le sperme est utilisé dans les 90 jours.
Chez l'homme : extraction chirurgicale
Si le sperme est absent ou très pauvre, on peut faire une TESE ou une micro-TESE. Les spermatozoïdes trouvés sont congelés. Lisez notre page micro-TESE pour les détails. Cette chirurgie a lieu sous anesthésie, avec un retour à domicile rapide dans la plupart des cas.
Durée du séjour
Pour un cycle de stimulation complet sur place, prévoyez 12 à 16 jours. Si vous commencez les injections chez vous sous contrôle, vous pouvez réduire la durée de séjour, avec l'accord des deux équipes. Pour le sperme, un à trois jours suffisent. Ce sont des estimations de planification.
Un jour de ponction type
Vous arrivez à jeun. L'anesthésiste vous installe. La ponction dure environ une demi-heure. Vous vous réveillez dans une salle de repos. Vous pouvez avoir des crampes et un ballonnement. On vous déconseille de conduire pendant 24 heures. Un accompagnant vous ramène.
Les questions sur le sort des échantillons
Que deviennent mes échantillons si je ne renouvelle pas à temps ?
Que se passe-t-il en cas de décès ? Qui décide ?
Peut-on les transférer vers un autre centre, dans quel pays ?
À qui appartiennent les embryons en cas de séparation ?
Convalescence : que se passe-t-il après la préservation ?
La plupart des personnes se remettent vite d'une ponction d'ovocytes ou d'un recueil de sperme. La difficulté vient plutôt du traitement du cancer qui suit.
Après la ponction d'ovocytes
Une gêne dans le bas-ventre, un ballonnement et de légers saignements sont fréquents pendant un ou deux jours. Reposez-vous, buvez, marchez doucement. Contactez l'équipe si la douleur augmente, si le ventre gonfle vite, si vous avez de la fièvre, du mal à respirer ou peu d'urine. Ce sont des signes possibles de syndrome d'hyperstimulation (OHSS), rare : moins de 0,2 % selon la fiche 2025 de l'ESHRE, jusqu'à 2 % selon un hôpital britannique pour la FIV en général.
Tableau de convalescence
Moment | Ce qui est habituel | Conseils |
|---|---|---|
Jour de la ponction | Somnolence, crampes | Repos, accompagnant, pas de conduite |
Jours 1 à 2 | Ballonnement, gêne légère | Eau, marche douce, antidouleur simple si autorisé |
Jours 3 à 7 | Retour à la normale pour la plupart | Surveiller les signes d'alerte |
Après le séjour | Début ou reprise du traitement du cancer | Suivre le calendrier de l'oncologue |
Après l'opération du tissu ovarien
La récupération après la cœlioscopie prend en général quelques jours à deux semaines. La reprise du traitement du cancer se fait selon l'avis de l'équipe d'oncologie, qui évalue la cicatrisation.
Après le recueil de sperme
Aucune convalescence n'est nécessaire. Après une extraction chirurgicale (micro-TESE), comptez quelques jours de repos, avec une douleur locale et un œdème possible.
Reprendre le traitement du cancer
Le point essentiel est de ne pas perdre de temps. L'oncologue donne la date de début. Dites-lui exactement quand vous quitterez la Turquie et quelles complications vous pourriez avoir. Gardez avec vous les comptes rendus de la ponction.
Le vol de retour
Le vol est généralement possible dès le lendemain d'une ponction sans complication, avec l'accord du médecin. Le risque de thrombose est à discuter si vous avez un cancer, car la stimulation hormonale et la maladie peuvent l'augmenter. Votre équipe peut conseiller des bas de contention ou un traitement préventif.
Quels résultats attendre de la préservation de la fertilité ?
Il faut parler franchement : la préservation donne une chance, pas une garantie. Beaucoup de patients n'utilisent jamais leurs échantillons, parce qu'ils guérissent et conçoivent naturellement, ou parce que le traitement n'a pas atteint leur fertilité.
Ce que montrent les données
La revue systématique de 2023 sur les survivantes du cancer donne 41 % de naissances vivantes avec les embryons congelés, 32 % avec les ovocytes vitrifiés, 21 % pour la FIV après greffe de tissu ovarien et 33 % de naissances spontanées après greffe. Le tissu ovarien semble donc donner des résultats comparables, mais les séries sont petites et variables.
Dans une cohorte de Leyde (Pays-Bas) de 69 femmes ayant congelé du tissu ovarien, 8,7 % l'ont utilisé. Parmi les sept patientes greffées, quatre ont eu des enfants (taux de naissance de 57 %). Quinze femmes ont conçu spontanément et mis au monde 25 bébés. Ces chiffres montrent à la fois les bonnes chances et la faible utilisation.
Pour le sperme, une cohorte canadienne de 2026 (42 hommes ayant congelé avant un traitement d'un cancer du testicule) montre que seulement 13 % ont utilisé leur sperme congelé, et que 46 % ont eu un enfant naturellement après le traitement. C'est une petite étude, mais elle rappelle que beaucoup d'hommes retrouvent une fertilité partielle.
Tableau des principales données
Méthode (survivantes du cancer) | Naissance vivante | Source |
|---|---|---|
Embryons congelés | 41 % (IC 34-48) | Méta-analyse, Human Reproduction 2023 |
Ovocytes vitrifiés | 32 % (IC 26-39) | Méta-analyse, Human Reproduction 2023 |
Tissu ovarien, FIV après greffe | 21 % (IC 15-26) | Méta-analyse, Human Reproduction 2023 |
Tissu ovarien, naissance spontanée | 33 % (IC 25-42) | Méta-analyse, Human Reproduction 2023 |
L'âge compte beaucoup
Plus la congélation a lieu tôt, meilleures sont les chances. Pour les ovocytes congelés sans cancer, une méta-analyse de 2024 (8 750 femmes) a trouvé 52 % de naissances vivantes quand la congélation avait lieu à 35 ans ou moins, 34 % entre 36 et 39 ans et 19 % à 40 ans ou plus. Ces chiffres viennent de la page sur la congélation d'ovocytes et concernent les femmes sans cancer.
Le quand-et-comment d'une grossesse après cancer
L'ESHRE suggère d'attendre au moins un an après la fin de la chimiothérapie avant de chercher une grossesse, pour réduire les complications. Après un cancer du sein traité, la grossesse est considérée comme sûre, mais elle doit être suivie de près à cause du risque de naissance prématurée et de petit poids. Une radiothérapie qui a touché l'utérus augmente les risques et demande une prise en charge dans un centre de maternité spécialisé.
Ce que le cancer peut changer
Les résultats de la congélation faite au moment d'un cancer peuvent être plus faibles que chez une femme sans cancer, avertit l'ESHRE. C'est un point que le médecin doit vous dire clairement, avec les chiffres du centre.
Comment lire ces chiffres
Ces chiffres viennent d'études sur des groupes différents de patientes, dans des centres différents. Ils ne prédisent pas votre cas personnel. Demandez au médecin ce qu'ils signifient à votre âge et pour votre cancer. Le règlement turc interdit aux centres de publier des taux de succès exagérés, comme nous l'avons noté sur la page de congélation d'ovocytes.
Quels sont les risques de la préservation de la fertilité ?
Les risques sont faibles, mais ils existent. Ils dépendent de la méthode et de votre maladie.
Risques de la stimulation et de la ponction
syndrome d'hyperstimulation ovarienne (OHSS), rare ;
ballonnement, douleur pelvienne, nausées ;
saignement, infection ou lésion d'un organe lors de la ponction (rares, selon la Cleveland Clinic) ;
risque de thrombose, plus élevé pendant un cancer actif ;
effet des hormones sur un cancer sensible aux œstrogènes, que l'on limite avec des protocoles adaptés comme le létrozole ;
stress, fatigue, difficulté à garder un calendrier de traitement.
Risques de la chirurgie du tissu ovarien
risques de l'anesthésie générale et de la cœlioscopie ;
perte d'une partie du stock d'ovocytes de l'ovaire retiré ;
risque théorique de réintroduire des cellules malignes avec la greffe : il est plus discuté pour la leucémie, selon des travaux cités dans la revue turque de 2019 ;
greffe qui ne fonctionne pas ou s'épuise.
Risques liés au sperme et au testicule
peu de risques pour le recueil ;
douleur et œdème locaux après extraction chirurgicale ;
possibilité de ne trouver aucun spermatozoïde dans un testicule déjà fragilisé.
Le risque le plus important : retarder le traitement
Le plus grand danger n'est pas médical au sens strict. C'est de retarder une chimiothérapie, une chirurgie ou une radiothérapie. Pour cette raison, l'ESHRE, l'ASCO et le NCI conseillent que l'équipe d'oncologie évalue le délai acceptable. Si un voyage rend le calendrier incertain, mieux vaut préserver la fertilité là où vous êtes soigné.
Les attentes irréalistes
Un autre risque est psychologique : croire que la congélation garantit un enfant. Le guide de l'ASRM de 2021 met en garde contre cette idée fausse. L'équipe doit vous donner des chiffres honnêtes pour votre âge et votre cas.
Signes d'alerte
douleur abdominale forte ou qui augmente ;
ventre qui gonfle vite, prise de poids rapide ;
fièvre, frissons ;
essoufflement, douleur à la poitrine ou à la jambe ;
peu d'urine ou vomissements importants.
Dans ces cas, appelez l'équipe qui vous a pris en charge et allez aux urgences.
Qui ne doit pas préserver sa fertilité par ces méthodes ?
Certaines situations rendent une méthode inadaptée ou dangereuse. L'équipe médicale les évalue au cas par cas.
Quand il vaut mieux ne pas retarder le traitement
cancer très agressif ou symptomatique qui exige un traitement immédiat ;
état général trop fragile pour une stimulation ou une anesthésie ;
risque de thrombose élevé non contrôlé ;
infection active ou maladie aiguë.
Limites propres à chaque méthode
tissu ovarien : peu adapté au-delà de 36 ans ou si la réserve est très basse, selon l'ESHRE ; risque de cellules malignes dans l'ovaire pour certaines leucémies ;
stimulation : prudence dans les cancers sensibles aux hormones, avec protocole adapté ;
agoniste de la GnRH : jamais à la place d'une méthode éprouvée ;
transposition des ovaires : utile seulement si l'irradiation du bassin est prévue.
Limites liées à la loi turque
La conservation hors des cas listés par l'article 20 est interdite.
Les embryons concernent des couples mariés, qui donnent leur accord ensemble. Ils sont détruits en cas de divorce établi, de décès d'un conjoint ou de demande des deux.
Les gamètes d'un donneur ne sont pas utilisables : la revue turque de 2019 note que le don n'est pas légal, et la page de Liv Hospital indique que tous les traitements utilisent les gamètes du couple.
Si vous n'êtes pas marié et que vous voulez congeler des embryons, la loi turque ne le permet pas, d'après notre lecture. L'article 20 ne traite pas expressément le cas d'une femme ou d'un homme non marié qui congèle ses propres cellules pour une raison médicale : demandez une confirmation écrite au centre avant de voyager.
Un choix, pas une obligation
Il est aussi possible de renoncer à la préservation. Certaines personnes décident de se concentrer sur le traitement et d'envisager d'autres voies plus tard, comme l'adoption, selon les lois de leur pays. Ce choix est respectable.
Suivi après le retour chez vous
Le suivi comprend deux volets : le traitement du cancer et la gestion des échantillons conservés.
Le suivi médical
Après votre retour, votre oncologue reste votre premier interlocuteur. Envoyez-lui le compte rendu de la ponction, les dates et les noms des médicaments. Si un symptôme apparaît après la ponction, consultez un médecin près de chez vous. L'équipe de Nafes Premium peut organiser un échange à distance avec le centre turc.
La gestion des échantillons
Demandez au centre un document qui décrit : ce qui a été congelé (nombre d'ovocytes, d'embryons, de paillettes, de morceaux de tissu), la date, le lieu de stockage et la durée autorisée. Vérifiez comment et quand renouveler. Le règlement turc prévoit une demande signée chaque année après la première année, et une durée maximale de cinq ans, avec autorisation du ministère pour aller au-delà.
La fertilité après le traitement
À la fin du traitement, faites le point avec un spécialiste : retour des règles, AMH, spermogramme. Certaines personnes retrouvent une fertilité naturelle. D'autres ont besoin des échantillons. La contraception reste conseillée pendant le traitement, comme le rappelle le NCI, car certains traitements sont dangereux pour une grossesse.
Quand utiliser les échantillons ?
Le moment dépend de votre oncologue : l'ESHRE suggère d'attendre au moins un an après la chimiothérapie. L'utilisation des ovocytes ou des embryons se fait dans un centre de FIV, par ICSI pour les ovocytes. Si vous rentrez en Turquie pour l'utilisation, tenez compte des règles de stockage et des documents d'identité.
Transférer vers un autre centre
Le règlement turc ne permet de transférer des embryons ou du tissu que vers un autre centre en Turquie, avec demande écrite aux deux centres, scellé de la cuve et procès-verbal. Un transfert vers l'étranger n'est pas décrit dans le texte que nous avons lu. Posez la question avant de congeler : c'est une information capitale.
Soutien psychologique
Le suivi inclut le soutien psychologique, surtout pour les jeunes. Une étude qualitative récente sur des adolescents montre qu'ils souhaitent revoir leurs questions de fertilité à distance du diagnostic. N'hésitez pas à y revenir plus tard.
Faire le lien entre vos médecins
Il est utile que votre médecin dans votre pays sache ce qui a été congelé et où. Avec votre accord, envoyez-lui le compte rendu du centre turc. Il pourra discuter du moment d'une grossesse et suivre la fonction des ovaires ou des testicules après le traitement. Nous pouvons organiser un appel entre les deux médecins si vous le souhaitez.
Conseils de voyage en Turquie pour préserver sa fertilité
Voyager pendant une maladie demande une organisation soignée. Voici nos conseils.
Décider de voyager ou non
Voyagez seulement si votre oncologue est d'accord, si le calendrier le permet et si vous êtes assez en forme. Prévoyez un plan de secours : un hôpital proche dans votre pays pour les urgences, des médicaments en double, un dossier complet.
Logement et accompagnant
logement proche de la clinique pour les contrôles fréquents ;
accompagnant adulte, surtout le jour de la ponction ;
chambre calme, accès facile à des repas halal ;
réfrigérateur pour certains médicaments injectables.
Médicaments et douane
Les médicaments de stimulation sont souvent conservés au froid. Emportez l'ordonnance et un justificatif médical. Demandez à la clinique comment les obtenir sur place pour éviter de les transporter.
Saison et rythme
Le climat n'a pas d'effet médical. Choisissez une période où vous pouvez rester calme. Évitez les longues marches et la chaleur forte pendant la stimulation, car le ballonnement gêne.
Langue et interprète
Les coordinateurs de Nafes Premium parlent arabe, français et anglais. Ils vous accompagnent à chaque rendez-vous et vous aident à lire les formulaires de consentement, très importants pour la conservation.
Documents à emporter
passeport et visa si nécessaire (voir evisa.gov.tr ou le consulat turc) ;
résumé de l'oncologue, avec dates ;
résultats d'analyses et d'imagerie ;
pour les couples : acte de mariage, car la loi turque vérifie la situation pour les embryons ;
assurance voyage.
Rester joignable
Gardez un contact avec votre oncologue pendant le voyage. Envoyez-lui un message après chaque étape importante. Cela rassure tout le monde et évite les retards.
Quel est le prix de la préservation de la fertilité en Turquie ?
Nous ne publions pas de prix pour cette page. Nous n'avons pas trouvé de tarif officiel, daté et nommé, de préservation de la fertilité dans les hôpitaux partenaires. Le prix réel est un devis personnel après étude du dossier.
Ce qui fait varier le coût
la méthode : sperme, ovocytes, embryons, tissu ovarien, chirurgie ;
les médicaments de stimulation, très variables selon la dose et la durée ;
le nombre de cycles et de ponctions ;
la vitrification et le nombre de paillettes ;
les frais de stockage, annuels, pendant une durée limitée par la loi ;
la durée du séjour, l'hôtel, le vol.
À titre de repère étranger, la HFEA britannique indique, pour la congélation d'ovocytes, environ 3 350 livres pour la ponction et la congélation, 500 à 1 500 livres de médicaments et 125 à 350 livres par an de stockage. Ce n'est pas un prix turc, il sert à comprendre les postes de dépense.
Ce qu'un devis devrait préciser
Poste | À demander par écrit |
|---|---|
Consultations et examens | Lesquels et combien |
Stimulation et médicaments | Inclus ou non, dose estimée |
Ponction et laboratoire | Anesthésie, vitrification |
Stockage | Prix par année, durée maximale, renouvellement |
Utilisation future | Décongélation, ICSI, transfert : quels frais ? |
La loi sur la durée de stockage
Le règlement de 2014 fixe une durée de conservation maximale de cinq ans pour les cellules et tissus des articles 20(2) et 20(3). Au-delà, l'autorisation du ministère est nécessaire. Une demande signée est exigée chaque année après la première. Il faut donc prévoir les frais annuels et le calendrier de renouvellement. Nous conseillons de vérifier le texte à jour auprès du centre, car il a pu être modifié depuis 2014.
Comment Nafes Premium vous aide
Nous collectons votre dossier, nous le transmettons au centre, et nous demandons un devis écrit. Nous comparons les postes, pas seulement le total. Nous vous conseillons de ne jamais payer sans un document qui décrit la méthode, le stockage et les droits sur les échantillons.
Un dernier mot
Le prix ne doit pas guider cette décision. Le facteur le plus important reste le délai avant le traitement du cancer, puis la sécurité, puis les chances réalistes.
Un conseil financier pratique
Les médicaments peuvent coûter plus que prévu : demandez une estimation détaillée des doses. Vérifiez que les frais annuels de stockage sont écrits dans le devis, et ce qui se passe à la fin de la durée légale. Dans certains pays, une assurance ou une aide pour les patients peut couvrir une partie des frais : posez la question avant de partir.
Questions fréquentes
Faut-il préserver sa fertilité avant une chimiothérapie ?
Il faut au moins en parler à l'oncologue avant le début du traitement. L'ASCO recommande d'aborder le sujet le plus tôt possible. Selon le cas, une préservation est possible ou non, car le traitement du cancer reste prioritaire. Demandez le délai accepté et les méthodes adaptées à votre âge et à votre maladie.
Combien de temps faut-il pour congeler des ovocytes avant un cancer ?
La stimulation dure en général 8 à 14 jours selon la Cleveland Clinic. Le démarrage aléatoire permet de commencer sans attendre les règles, et l'ESHRE le cite comme option dans les cycles urgents. Dites à votre oncologue que le délai est d'environ deux semaines pour décider ensemble.
Quelle différence entre congeler des ovocytes et des embryons ?
Les ovocytes sont congelés sans fécondation, ce qui convient aux femmes sans conjoint. Les embryons sont créés avec du sperme avant congélation. En Turquie, les embryons concernent des couples mariés qui consentent ensemble, d'après le règlement de 2014. Une revue de 2023 donne 41 % de naissances avec embryons et 32 % avec ovocytes chez des survivantes du cancer.
La congélation de tissu ovarien est-elle une méthode fiable ?
Elle donne des naissances, mais elle est moins diffusée. L'ESHRE la juge innovante et conseille de la proposer quand les ovocytes ou embryons ne sont pas possibles. Une méta-analyse de 2023 donne 33 % de naissances spontanées après greffe. Sa disponibilité en Turquie doit être confirmée centre par centre.
Les médicaments qui protègent les ovaires suffisent-ils ?
Non. L'ASCO et l'ESHRE indiquent que les agonistes de la GnRH ne doivent pas remplacer la congélation d'ovocytes ou d'embryons. Les preuves sont contradictoires. Chez les jeunes femmes avec cancer du sein, ils peuvent être proposés en complément, quand les méthodes éprouvées ne sont pas possibles.
Un homme doit-il congeler son sperme avant un traitement ?
Oui, c'est l'option standard après la puberté selon le NCI et l'ASCO, et elle doit se faire avant le traitement. Le sperme est recueilli sur place et congelé. Si le sperme est absent, une extraction chirurgicale est possible. Une petite cohorte canadienne montre que beaucoup d'hommes conçoivent ensuite naturellement.
Que dit la loi turque sur la conservation des ovocytes et du sperme ?
Le règlement de 2014 interdit la conservation sauf cas médicaux listés : traitement qui abîme les gonades, chirurgie qui fait perdre la fonction de reproduction, réserve ovarienne basse documentée, sperme chirurgical ou très faible nombre de spermatozoïdes. La durée maximale est de cinq ans, avec autorisation du ministère au-delà.
Les célibataires ou non-mariés peuvent-ils congeler en Turquie ?
Le texte lu vise les couples mariés pour la FIV et les embryons. L'article 20 ne traite pas expressément les non-mariés qui congèlent leurs propres cellules pour une raison médicale. Le cas doit être confirmé par écrit par le centre avant le voyage. Les gamètes de donneur ne sont pas utilisables en Turquie.
Combien de temps puis-je garder mes échantillons en Turquie ?
Au maximum cinq ans pour les cellules et tissus concernés, d'après l'article 20 du règlement de 2014. Une demande signée est exigée chaque année après la première. Au-delà de cinq ans, l'autorisation du ministère est nécessaire. Demandez au centre le texte en vigueur, car il a pu changer.
Mes chances de grossesse sont-elles garanties après congélation ?
Non. Aucune méthode ne garantit une grossesse. Les chances dépendent de l'âge à la congélation, de la maladie et du centre. L'ESHRE rappelle que les résultats après congélation faite au moment d'un cancer peuvent être plus bas. Demandez des chiffres honnêtes pour votre âge et pour ce centre.
Quand peut-on tenter une grossesse après un cancer ?
L'ESHRE suggère d'attendre au moins un an après la fin de la chimiothérapie pour limiter les complications. Après un cancer du sein traité, la grossesse est considérée comme sûre mais doit être suivie de près. Votre oncologue donne le feu vert, et le centre de FIV prépare l'utilisation de vos échantillons.
Comment organiser un voyage sans retarder mon traitement ?
Obtenez d'abord l'accord écrit de votre oncologue sur les dates. Envoyez le dossier à Nafes Premium, qui contacte le centre turc et prépare un calendrier précis, avec un plan de retour. Si le délai est trop court ou incertain, préservez votre fertilité près de chez vous. Le traitement du cancer passe toujours en premier.
Références et sources
- Fertility Preservation in Patients With Cancer: ASCO Clinical Practice Guideline Update — Journal of Clinical Oncology / ASCO
- ESHRE guideline: female fertility preservation — ESHRE / Human Reproduction Open
- Fertility preservation in patients undergoing gonadotoxic therapy or gonadectomy: a committee opinion — ASRM / Fertility and Sterility
- Live birth rate after female fertility preservation for cancer or haematopoietic stem cell transplantation: a systematic review and meta-analysis — Human Reproduction
- Random start ovarian stimulation before gonadotoxic therapies in women with cancer: a systematic review and meta-analysis — Reproductive BioMedicine Online
- Outcomes of ovarian transposition in cervical cancer: an updated meta-analysis — BMC Women's Health
- Ovarian tissue cryopreservation: low usage rates and high live-birth rate after transplantation — Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica
- Fertility issues for women with cancer — National Cancer Institute (NIH)
- Fertility issues for men with cancer — National Cancer Institute (NIH)
- Fertility preservation in Turkey: a global look for nationwide strategy development — Journal of the Turkish-German Gynecological Association
- Règlement sur les centres de procréation médicalement assistée (Journal officiel n° 29135, 30 septembre 2014) — Resmî Gazete (Türkiye)
- Egg freezing (fertility preservation) — HFEA
- Sperm banking in testicular cancer survivors: low utilization, high costs and barriers (Canadian cohort) — Canadian Urological Association Journal
- IVF treatment in Türkiye (married couples, own gametes) — Liv Hospital
- Health tourism data — USHAŞ – Türkiye



