Les cancers de la tête et du cou sont des tumeurs de la bouche, de la gorge, du larynx, du nez et des sinus ou des glandes salivaires. Le tabac, l'alcool et le papillomavirus (HPV) en sont les causes principales. Le traitement associe chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie selon le site, le stade et le statut HPV. L'immunothérapie sert surtout dans les formes avancées.
Points clés
- L'OMS compte environ 389 846 nouveaux cas de cancers de la lèvre et de la bouche et 188 438 décès dans le monde en 2022.
- Fumer beaucoup et boire beaucoup multiplie le risque par environ 30 (ACS) ; le HPV cause une part croissante des cancers de l'oropharynx.
- Aux États-Unis, la survie à 5 ans du cancer du larynx est de 80 % s'il est localisé et de 36 % s'il a des métastases (ACS).
- Un ulcère de la bouche qui dure plus de 3 semaines ou une voix rauque qui ne passe pas doit être examiné (NHS).
- Un examen dentaire avant la radiothérapie, qui dure environ 7 semaines, est indispensable pour prévenir les complications de la mâchoire (ACS).
Que sont les cancers de la tête et du cou ?
Les cancers de la tête et du cou forment une famille de tumeurs. Elles naissent dans la bouche, la gorge, le larynx (la « boîte vocale »), le nez et les sinus, ou les glandes salivaires. Le plus souvent, ce sont des carcinomes épidermoïdes : ils se développent à partir des cellules plates qui tapissent l'intérieur de ces organes. L'Institut national du cancer américain (NCI) cite ces sites : la cavité buccale, le pharynx (nasopharynx, oropharynx, hypopharynx), le larynx, les fosses nasales et les sinus, et les glandes salivaires.
Cette page s'adresse aux personnes qui ont reçu ce diagnostic et à leurs proches. Elle explique la maladie, le bilan, les traitements et la place des cancers de la tête et du cou en Turquie pour un deuxième avis ou une partie du traitement. Elle ne remplace jamais votre équipe soignante. Les décisions urgentes et le premier traitement se prennent avec l'équipe qui vous suit dans votre pays.
Une maladie fréquente dans le monde
D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les cancers de la lèvre et de la cavité buccale ont causé environ 389 846 nouveaux cas et 188 438 décès en 2022. L'OMS classe le cancer de la bouche, avec la lèvre et l'oropharynx, au 13e rang des cancers dans le monde. Ces chiffres ne comptent pas le larynx, le nasopharynx ni l'hypopharynx.
Aux États-Unis, le programme SEER estime pour 2026 environ 60 480 nouveaux cas de cancers de la bouche et du pharynx et 13 150 décès. Le larynx s'y ajoute : environ 12 290 cas et 3 960 décès. L'âge médian au diagnostic est de 65 ans pour la bouche et le pharynx, et de 67 ans pour le larynx. Le NCI note que ces cancers sont plus de deux fois plus fréquents chez les hommes que chez les femmes.
Les grands sites et leurs particularités
Site | Où se trouve-t-il ? | Particularité |
|---|---|---|
--- | --- | --- |
Cavité buccale | Lèvres, langue mobile, gencives, joues, plancher de la bouche, palais dur | Souvent visible ; tabac, alcool, chique de bétel |
Oropharynx | Amygdales, base de la langue, voile du palais | Souvent lié au papillomavirus (HPV) |
Nasopharynx | Partie haute de la gorge, derrière le nez | Lié au virus d'Epstein-Barr (EBV) dans certaines régions |
Hypopharynx | Bas de la gorge, derrière le larynx | Souvent découvert tard |
Larynx | Cordes vocales et structures voisines | Enrouement précoce quand il touche les cordes vocales |
Glandes salivaires | Parotide, glandes sous le menton | Tumeurs rares et variées, traitées à part |
Les glandes salivaires, comme la parotide, ont leur propre page sur Nafes Premium. Nous ne les détaillons pas ici.
Que disent les chiffres de survie ?
Les chiffres ci-dessous sont des données américaines. Ils viennent du programme SEER, repris par l'American Cancer Society (ACS) pour les personnes diagnostiquées entre 2015 et 2021. Ils décrivent des groupes, jamais votre cas personnel. Ils ne tiennent pas compte de votre âge, de votre état général ni de votre réponse au traitement.
Localisation | Maladie localisée | Atteinte des ganglions (régionale) | Métastases (à distance) |
|---|---|---|---|
--- | --- | --- | --- |
Lèvre | 95 % | 62 % | 46 % |
Langue | 88 % | 70 % | 39 % |
Plancher de la bouche | 72 % | 43 % | 22 % |
Oropharynx | 86 % | 79 % | 40 % |
Larynx | 80 % | 50 % | 36 % |
Hypopharynx | 61 % | 36 % | 20 % |
Pour l'ensemble de la bouche et du pharynx, SEER donne une survie relative à 5 ans de 69,9 %. Elle est de 88,7 % si la maladie est localisée, de 69,7 % si elle a atteint les ganglions, et de 36,0 % à distance. Pour le larynx, elle est de 62,5 % au total et de 79,8 % si la maladie est localisée. Pour l'hypopharynx, l'ACS donne 35 % tous stades confondus.
Un point important : l'ACS précise que les chiffres de l'oropharynx ne tiennent pas compte du statut HPV (p16), qui change le pronostic. Nous y reviendrons.
Quels sont les symptômes et les signes d'alerte ?
Les signes à ne pas ignorer
L'ACS cite plusieurs signes possibles des cancers de la bouche et de l'oropharynx :
une plaie de la bouche ou de la lèvre qui ne guérit pas ;
une douleur de la bouche qui ne passe pas ;
une grosseur ou un épaississement dans la bouche, les lèvres ou la joue ;
une tache blanche ou rouge sur la gencive, la langue ou l'amygdale ;
un mal de gorge, ou une sensation de corps étranger, qui persiste ;
une gêne pour mâcher ou avaler ;
une difficulté à bouger la langue ou la mâchoire ;
un engourdissement de la langue ou des lèvres ;
un gonflement ou une douleur de la mâchoire ;
une prothèse dentaire qui ne tient plus, ou des dents qui bougent ;
une voix qui change ;
une masse dans le cou ;
une douleur d'oreille, ou une perte de poids.
Le NCI ajoute des signes selon le site : saignements de nez ou nez bouché d'un seul côté pour les sinus, gonflement sous le menton ou la mâchoire pour les glandes salivaires, et gêne à respirer ou à parler pour le larynx.
Combien de temps attendre ?
L'ACS recommande de consulter un médecin ou un dentiste si ces signes durent plus de quelques semaines. Le NHS britannique donne un repère précis pour la bouche : un ulcère qui dure plus de 3 semaines doit être examiné. Pour le larynx, il parle d'une voix rauque ou changée « qui ne passe pas ». Ces repères ne sont pas des limites strictes : en cas de doute, consultez plus tôt. Une boule dans le cou sans cause évidente doit toujours être examinée.
Quand consulter en urgence
Allez aux urgences locales sans attendre si vous avez :
une difficulté à respirer, un sifflement ou un bruit en inspirant ;
un saignement abondant de la bouche ou de la gorge ;
une impossibilité d'avaler même la salive ;
une fièvre élevée après un traitement, avec douleur ou gonflement du cou.
Ces situations se traitent localement et tout de suite. Il ne faut pas voyager.
Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?
Le tabac et l'alcool
Pour le NCI, le tabac et l'alcool sont les deux facteurs de risque les plus importants. Ensemble, ils augmentent le risque plus que chacun séparément. L'ACS indique qu'un gros fumeur qui boit beaucoup d'alcool a un risque environ 30 fois plus élevé qu'une personne qui ne fume pas et ne boit pas. Le tabac sans fumée (chiqué ou prisé) comporte aussi un risque très élevé pour la bouche.
Le papillomavirus (HPV)
Le HPV, surtout le type 16, cause une partie importante des cancers de l'oropharynx. L'ACS écrit que l'ADN du HPV se trouve dans environ deux tiers de ces cancers. Le NCI parle d'environ trois quarts aux États-Unis. Ces cancers deviennent plus fréquents chez les personnes plus jeunes. L'OMS note que, en Amérique du Nord et en Europe, le HPV explique une part croissante des cancers de la bouche chez les jeunes.
La plupart des personnes qui ont une infection à HPV de la bouche ou de la gorge ne développent jamais de cancer. Le vaccin anti-HPV est surtout connu pour le col de l'utérus. Son rôle contre les cancers de la gorge est discuté ; demandez conseil à votre médecin.
La chique de bétel et l'arec
Le NCI et l'OMS citent la chique de bétel (paan, noix d'arec) comme un facteur fort des cancers de la bouche. Elle est très répandue en Asie du Sud et du Sud-Est, et chez certaines diasporas. Le gutka, un mélange à mâcher, augmente aussi le risque selon l'ACS.
Le virus d'Epstein-Barr (EBV) et le nasopharynx
Le cancer du nasopharynx est souvent associé à l'EBV, d'après le NCI et l'ACS. Le NCI cite aussi une origine asiatique, notamment chinoise, et l'exposition à la poussière de bois. Dans les pays où ce cancer est rare, comme les États-Unis, le type le plus courant est le carcinome épidermoïde kératinisant. Là où il est fréquent, il s'agit plus souvent d'un carcinome non kératinisant.
Les expositions professionnelles et les autres facteurs
La poussière de bois, de nickel et le formaldéhyde sont liés aux cancers des sinus et du nez.
L'amiante est associée au cancer du larynx, mais le lien est discuté.
Le soleil sur la lèvre inférieure pour les travailleurs en plein air : l'ACS conseille un protecteur de lèvres d'indice 30 ou plus.
Une alimentation pauvre en fruits et légumes.
Des maladies génétiques rares, comme l'anémie de Fanconi et la dyskératose congénitale.
Les rayons reçus par le passé, liés au cancer des glandes salivaires.
Pas de dépistage de routine
Le NCI le dit clairement : il n'existe pas de test de dépistage standard pour ces cancers. Le dentiste peut repérer une anomalie lors d'un contrôle. C'est pourquoi les signes persistants doivent être examinés, et pourquoi arrêter le tabac et l'alcool reste le meilleur moyen de prévention.
Comment diagnostique-t-on les cancers de la tête et du cou ?
L'examen clinique
Le médecin ORL examine la bouche, la gorge et le cou. Il palpe les ganglions. Il regarde le larynx avec un miroir ou, plus souvent, avec un petit tube souple muni d'une caméra passé par le nez (nasofibroscopie). L'ACS décrit les examens directs et indirects du pharynx et du larynx.
La biopsie : l'examen qui confirme
Seule la biopsie établit le diagnostic. L'ACS cite plusieurs techniques :
la biopsie incisionnelle, la plus fréquente pour une anomalie de la bouche ou de la gorge ;
la ponction à l'aiguille fine d'un ganglion du cou ;
la biopsie endoscopique, prise pendant l'examen sous anesthésie.
La panendoscopie
La panendoscopie est un examen sous anesthésie générale. Le chirurgien regarde la bouche, la gorge, le larynx et l'œsophage. Elle sert à mesurer la tumeur et à chercher un second cancer. L'ACS indique qu'un deuxième cancer de l'œsophage ou du poumon existe dans jusqu'à 10 % des cas. Cela s'explique par l'exposition commune au tabac et à l'alcool.
Les images
Le scanner : montre l'extension, y compris vers l'os.
L'IRM : très utile pour les tissus mous et les nerfs, et quand les plombages gênent le scanner.
Le TEP-scanner : cherche des ganglions et des métastases à distance.
L'échographie du cou : repère les ganglions anormaux et guide la ponction.
Les tests sur la tumeur
L'ACS cite le test HPV (p16), qui oriente le stade et le traitement des cancers de la gorge. Elle cite aussi le PD-L1 et la charge mutationnelle, qui aident à décider d'une immunothérapie. Ces résultats doivent figurer dans le compte rendu.
La stadification TNM
Le stade résume trois éléments : la taille de la tumeur (T), l'atteinte des ganglions (N) et les métastases (M). Pour l'oropharynx, le NCI décrit deux systèmes. Le système HPV-positif compte les stades I à IV. Le système HPV-négatif compte les stades 0 à IV. Un même aspect clinique n'a donc pas le même stade selon le HPV. C'est pourquoi le test p16 est indispensable.
Le bilan avant le traitement
L'ACS prévoit aussi des examens de préparation : bilan cardiaque et respiratoire avant une opération, examen dentaire avant la radiothérapie, audiogramme avant le cisplatine, évaluation de la nutrition, de la parole et de la déglutition. Ils sont indispensables, car ces traitements agissent sur des fonctions vitales.
Que préparer pour un avis à distance ?
le compte rendu de la biopsie, avec le résultat p16/HPV et le PD-L1 ;
les images (scanner, IRM, TEP) sur CD ou lien sécurisé, avec les comptes rendus ;
le compte rendu de panendoscopie ;
l'avis de la réunion de concertation de votre pays, s'il existe ;
la liste de vos médicaments, vos maladies (diabète, cœur, poumons), votre statut tabac/alcool ;
l'état de vos dents, avec une radiographie panoramique ;
vos questions, et la date de la prochaine décision.
Quelles sont les options de traitement ?
Le choix dépend du site, du stade, du statut HPV, de votre état général et de ce qui compte pour vous : voix, déglutition, apparence. Le NCI le rappelle : la décision tient compte de la localisation de la tumeur, du stade, de l'âge et de la santé de la personne. Elle se prend en réunion de concertation avec chirurgien ORL, radiothérapeute, oncologue, radiologue, pathologiste, orthophoniste, diététicien et dentiste.
La chirurgie
La chirurgie retire la tumeur avec une marge de tissu sain. Pour la cavité buccale, c'est le plus souvent le traitement principal, avec ou sans curage ganglionnaire du cou. Pour la lèvre, de petites tumeurs peuvent être traitées par chirurgie seule. Pour les formes plus grandes, un chirurgien reconstructeur répare le défaut, souvent avec un lambeau prélevé ailleurs sur le corps.
Pour le larynx et l'hypopharynx, les actes vont de la chirurgie au laser à la laryngectomie partielle ou totale. Pour l'oropharynx, la chirurgie transorale robotique est étudiée, selon le NCI.
La radiothérapie
La radiothérapie utilise des rayons de haute énergie. La technique la plus courante est la radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (IMRT), qui épargne mieux les tissus voisins. Elle peut être le traitement principal, par exemple dans les petites tumeurs du larynx, ou compléter la chirurgie. Selon l'ACS, la radiothérapie externe standard est donnée une fois par jour, 5 jours par semaine, pendant environ 7 semaines. Certains schémas durent 5 à 6 semaines.
La chimio-radiothérapie
On associe la radiothérapie à une chimiothérapie, le plus souvent à base de cisplatine. Elle est une option pour les stades avancés. L'ACS précise que beaucoup de médecins la préfèrent aujourd'hui pour les cancers avancés du larynx, car elle « donne une chance de conserver le larynx ». Nous n'avons pas de chiffre propre à citer ici ; la conservation d'organe dépend du cas et doit se discuter avec l'équipe.
La chimiothérapie seule et les thérapies ciblées
Le NCI cite le cisplatine, le docétaxel, le fluorouracile et le paclitaxel, seuls ou associés. Le cétuximab, un médicament ciblé, s'utilise avec la radiothérapie pour des personnes qui ne tolèrent pas les traitements plus lourds, ou dans les formes récidivantes ou métastatiques.
L'immunothérapie
L'immunothérapie aide le système immunitaire à attaquer la tumeur. Le NCI cite le pembrolizumab et le nivolumab pour les formes récidivantes ou métastatiques. Un repère récent, lu sur le site de la FDA américaine : le 12 juin 2025, la FDA a approuvé le pembrolizumab avant puis après chirurgie, pour les cancers de la tête et du cou résécables et localement avancés dont le PD-L1 (CPS) est d'au moins 1. L'essai KEYNOTE-689 a inclus 714 patients de stade III-IVA. La survie sans événement médiane a été de 59,7 mois contre 29,6 mois, avec un rapport de risque de 0,70. Les données de survie globale n'étaient pas encore mûres.
Cette approbation est américaine. L'accès dépend de votre pays. Votre oncologue dira si elle vous concerne.
Les traitements selon le site
Situation | Approche habituelle (ACS, NCI) |
|---|---|
--- | --- |
Cavité buccale, stades I-II | Chirurgie, ou radiothérapie ; efficacité jugée proche, le choix dépend des séquelles |
Cavité buccale, stades III-IVA | Chirurgie avec curage, puis radiothérapie ou chimio-radiothérapie |
Oropharynx, stades I-II | Radiothérapie ou chirurgie |
Oropharynx, stades III-IV | Radiothérapie avec ou sans chimiothérapie |
Larynx, stades I-II | Radiothérapie seule, ou chirurgie partielle (laser, laryngectomie partielle) |
Larynx / hypopharynx, stades III-IV | Laryngectomie totale, ou chimio-radiothérapie pour tenter de garder le larynx |
Forme non opérable | Radiothérapie avec chimiothérapie ou cétuximab ; immunothérapie dans certains cas |
Récidive ou métastases | Chimiothérapie, cétuximab, immunothérapie ; soins de soutien |
Le cas particulier du nasopharynx
L'ACS indique que le traitement est le même pour tous les types de carcinome du nasopharynx. Le stade compte souvent plus que le type. La radiothérapie et la chimiothérapie jouent un rôle central, car la zone est difficile à opérer. La chirurgie est moins utilisée. Le dosage de l'ADN de l'EBV dans le sang est utilisé dans certains centres pour le suivi.
Quelles interventions traitent les cancers de la tête et du cou en Turquie ?
Les pages du catalogue de Nafes Premium décrivent chaque traitement en détail. Voici leur place dans cette maladie.
Radiothérapie
La radiothérapie est le pilier du traitement de beaucoup de tumeurs de la gorge et du larynx. Elle exige une planification précise avec un masque de contention du visage, réalisé sur mesure. Elle peut être curative, ou donnée après la chirurgie. Un séjour en Turquie convient pour planifier et débuter le traitement, ou pour une technique précise, mais environ 7 semaines de séances sont souvent difficiles à faire loin de chez soi.
Chimiothérapie
La chimiothérapie est associée à la radiothérapie dans les formes avancées, ou donnée seule dans les formes métastatiques. Elle se donne en cycles. Les doses et les dates dépendent de votre fonction rénale, de votre audition et de votre poids. Beaucoup de cures peuvent être faites près de chez vous, selon un protocole précisé par l'équipe turque.
Immunothérapie
L'immunothérapie est réservée aux formes avancées, récidivantes ou métastatiques, ou, selon l'approbation de 2025, à certaines formes opérables. Elle suppose un test PD-L1. Elle se donne par perfusions répétées pendant des mois.
Chirurgie robotique
La chirurgie robotique permet d'opérer certaines tumeurs de l'oropharynx par la bouche, sans grande incision du cou. Le NCI la présente comme une technique en cours d'étude. Elle convient à des tumeurs choisies, par une équipe entraînée. Les hôpitaux turcs cités plus bas indiquent disposer de robots da Vinci, mais nous ne savons pas pour chacun s'ils les utilisent pour la tête et le cou.
Quand se faire soigner à l'étranger a-t-il du sens, et quand non ?
Les bonnes raisons d'envisager la Turquie
Obtenir un deuxième avis d'une équipe pluridisciplinaire sur un dossier complet.
Faire relire les lames et vérifier le statut HPV et PD-L1.
Accéder à une radiothérapie récente (IMRT, MR-Linac) ou à un centre qui regroupe ORL, oncologie, radiothérapie et reconstruction.
Réduire l'attente avant le début d'un traitement quand elle est longue chez vous.
Les situations où il ne faut pas voyager
Une difficulté à respirer, un saignement ou une impossibilité d'avaler : urgence locale.
Une trachéotomie récente, une alimentation insuffisante ou une perte de poids marquée.
Un traitement déjà commencé : ne l'interrompez pas sans l'accord de votre équipe.
Tant que votre oncologue n'a pas confirmé que le voyage est possible.
Dans les cancers de la tête et du cou, quelques semaines comptent. Ne retardez pas un traitement pour attendre un avis. Dites à votre équipe ce que vous prévoyez. Le médecin qui vous traitera décide après lecture de votre dossier. Il peut conseiller de rester chez vous.
Pourquoi choisir la Turquie pour les cancers de la tête et du cou ?
La Turquie accueille des patients du monde entier. Plusieurs hôpitaux privés partenaires de Nafes Premium indiquent sur leur site officiel un service ORL, d'oncologie médicale et de radiothérapie. Voici ce que montrent les pages que nous avons lues.
Liv Hospital Ankara cite l'ORL et la chirurgie oncologique parmi ses axes principaux (rapport MLP Care 2024), avec un TEP-scanner et le robot da Vinci.
Hisar Intercontinental (Istanbul) cite un service ORL, l'oncologie médicale, un accélérateur Elekta Versa HD, un MR-Linac, la curiethérapie et un TEP-scanner.
Medicana International Istanbul cite l'ORL, l'oncologie médicale et une unité d'oncologie avancée avec TEP-scanner et accélérateur avec modulation d'intensité.
Medical Park Antalya cite l'ORL, l'oncologie médicale et la radiothérapie, un TEP-scanner et un MR-Linac.
Ces pages montrent que les moyens existent. Elles ne donnent pas de résultats propres aux cancers de la tête et du cou. Nous n'avons trouvé aucune statistique publiée par ces hôpitaux pour cette maladie et nous n'en inventons pas. Demandez le nombre de patients traités par an, la présence d'un chirurgien reconstructeur, d'un orthophoniste et d'un dentiste oncologique dans l'équipe.
D'autres avantages sont pratiques : des interprètes en arabe, français et anglais, un suivi à distance et des délais de rendez-vous souvent courts.
Comment se déroule un voyage de soin ?
Étape | Ce qui se passe |
|---|---|
--- | --- |
1. Envoi du dossier | Comptes rendus, biopsie, images, panendoscopie |
2. Avis médical | Une équipe relit le dossier et propose un plan écrit |
3. Décision | Vous décidez avec votre oncologue de votre pays |
4. Organisation | Visa, hébergement, accompagnant, interprète |
5. Bilan avant traitement | Dents, audition, nutrition, parole et déglutition |
6. Traitement | Chirurgie, ou début de radiothérapie |
7. Retour et suivi | Suivi dans votre pays, consultations à distance |
Visa et préparation
Le visa dépend de votre nationalité. Vérifiez le portail officiel evisa.gov.tr ou le consulat de Turquie dans votre pays. Prévoyez un accompagnant. Emportez les documents médicaux, la liste de vos médicaments et une lettre de votre médecin.
Les soins des dents avant la radiothérapie
L'ACS demande de voir un dentiste avant la radiothérapie, pour s'assurer que la bouche est saine. Le dentiste peut conseiller de retirer certaines dents avant, car elles augmentent le risque d'infection. Après les rayons, un traitement au fluor est en général recommandé. La radiothérapie peut aussi causer une atteinte de l'os de la mâchoire (ostéoradionécrose), plus probable après une infection, une extraction ou un choc sur une dent. Cette étape peut allonger le séjour de quelques jours à quelques semaines. Faites-la, si possible, avant le départ.
Récupération, résultats et suivi à long terme
Après la chirurgie
La récupération dépend de l'acte : de quelques jours pour une petite exérèse à plusieurs semaines pour une grande chirurgie avec reconstruction. Une sonde d'alimentation est parfois nécessaire au début. Le chirurgien précisera la durée du séjour. Les rendez-vous de pansement et de rééducation commencent tôt.
Après la radiothérapie
La radiothérapie provoque une inflammation de la bouche et de la gorge, une peau irritée, une bouche sèche et une perte du goût. Ces effets s'atténuent en général dans les semaines et les mois qui suivent, mais la bouche sèche peut rester. Un suivi dentaire régulier est nécessaire à vie.
La rééducation
Le NCI cite la rééducation : kinésithérapie, conseils nutritionnels, orthophonie, soins de stomie si besoin. Elle comprend aussi la chirurgie reconstructrice, des prothèses faites par un prothésiste maxillo-facial, et la rééducation de la parole, qui commence souvent à l'hôpital et se poursuit à la maison. Le travail avec un orthophoniste de la déglutition prévient les fausses routes.
Le suivi
Le NCI décrit un suivi rapproché : un examen de la tête et du cou toutes les 6 à 12 semaines la première année, tous les 3 mois la deuxième, tous les 3 à 4 mois la troisième, puis tous les 6 mois. Le NCI conseille aussi de contrôler la thyroïde, car la radiothérapie peut causer une hypothyroïdie. Le suivi se fait chez vous.
Arrêter de fumer et de boire
Le NCI rappelle que continuer le tabac et l'alcool augmente le risque d'un second cancer. Arrêter pendant et après le traitement améliore aussi la tolérance du traitement. N'hésitez pas à demander de l'aide à un médecin ou à un tabacologue.
Risques et complications du traitement
Chirurgie
Les risques sont le saignement, l'infection, les troubles de la cicatrisation et les séquelles sur la voix, la déglutition ou l'apparence selon l'étendue de l'acte. Une laryngectomie totale entraîne la perte de la voix naturelle et une ouverture permanente dans le cou (trachéostome). La rééducation vocale par voix œsophagienne, prothèse ou larynx électronique permet de communiquer.
Radiothérapie et chimio-radiothérapie
Les effets fréquents sont la mucite (bouche douloureuse), la bouche sèche, les difficultés à avaler, la fatigue et la peau irritée. Plus tard, des raideurs du cou, une atteinte de l'os de la mâchoire et une hypothyroïdie sont possibles. Le cisplatine peut abîmer l'audition et les reins ; c'est pourquoi l'ACS prévoit un audiogramme avant.
Immunothérapie
Les effets possibles sont la diarrhée, la fatigue, les éruptions de la peau et, plus rarement, des réactions auto-immunes du poumon, du foie ou des glandes. Elles se soignent quand elles sont reconnues tôt. Signalez tout symptôme nouveau.
Récidive et second cancer
Les cancers non liés au HPV récidivent plus souvent, indique le NCI. Le risque d'un second cancer est plus élevé chez ceux qui continuent à fumer et à boire.
Combien coûte le traitement ?
Nous ne publions pas de prix pour les cancers de la tête et du cou en Turquie. Aucun tarif officiel, daté et nommé ne couvre l'ensemble du parcours. Le prix réel est un devis personnel donné après lecture de votre dossier. Voici les éléments qui font varier le coût :
le type de chirurgie, la durée de l'opération et la reconstruction ;
la durée du séjour et le besoin de soins intensifs ;
la radiothérapie : technique, nombre de séances, masque, planification ;
la chimiothérapie : médicaments, nombre de cycles ;
l'immunothérapie, souvent la ligne la plus coûteuse ;
le bilan : IRM, TEP-scanner, panendoscopie, tests HPV et PD-L1 ;
les soins dentaires, la nutrition et la rééducation ;
le séjour de l'accompagnant et la durée sur place.
Demandez un devis écrit, qui précise ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas.
Vivre au quotidien pendant et après le traitement
Manger et boire
Avaler peut devenir difficile. Des repas mixés ou liquides, enrichis en calories, aident. Une diététicienne vous guide. Une sonde ou une gastrostomie est parfois posée pour nourrir en sécurité. Ce n'est pas un échec : c'est un moyen de tenir le traitement.
La voix et la parole
Après une opération ou des rayons, la voix peut changer. L'orthophonie aide à retrouver une parole claire, ou à utiliser un autre moyen de communication. Plus la rééducation commence tôt, mieux elle fonctionne.
L'apparence et le moral
Les cicatrices, les reconstructions et les changements du visage peuvent peser. Les personnes touchées par un cancer de la tête et du cou rapportent souvent de l'anxiété et un repli social. Un soutien psychologique, un groupe de parole et l'aide d'un proche font une vraie différence. Parlez-en à l'équipe.
Les soins de soutien
Des soins palliatifs peuvent être associés au traitement à tout moment, pour mieux soulager la douleur et les autres symptômes. Ils ne signifient pas l'arrêt des soins.
Idées reçues sur ces cancers
« Seuls les fumeurs sont touchés »
Non. Le tabac et l'alcool sont les causes principales, mais le HPV touche aussi des personnes qui n'ont jamais fumé. Le nasopharynx est lié à l'EBV et à d'autres facteurs.
« Une plaie de la bouche finit toujours par guérir »
Souvent oui, mais pas toujours. Une plaie qui dure plus de quelques semaines doit être examinée.
« Si le cancer est lié au HPV, il n'est pas grave »
Le pronostic est en général meilleur, selon le NCI, mais il reste une maladie sérieuse qui demande un vrai traitement. Et l'ACS note que l'avantage n'est pas observé chez les fumeurs.
« Il faut aller à l'étranger pour être bien soigné »
Pas forcément. Beaucoup de patients sont très bien traités chez eux. Le voyage vaut surtout pour un deuxième avis ou une technique précise, et seulement si l'état le permet.
Comment lire son compte rendu d'anatomopathologie ?
Après une opération, le pathologiste examine la pièce retirée. Son compte rendu fixe le stade final et décide d'un éventuel traitement complémentaire. Voici ce qu'il faut y chercher.
Les éléments clés
le type et le grade de la tumeur ;
la taille et la profondeur de l'invasion ;
les marges : y a-t-il une bordure de tissu sain autour de la tumeur ? Une marge positive signifie que des cellules touchent le bord de la pièce ;
les ganglions : combien ont été retirés, combien sont atteints ;
l'extension au-delà de la capsule du ganglion, un signe de risque élevé ;
l'invasion des nerfs et des vaisseaux ;
le résultat p16 (HPV) pour l'oropharynx, et le PD-L1 si besoin.
La page de la FDA sur le pembrolizumab donne un exemple. Elle cite des marges positives (moins de 1 mm) ou une extension au-delà de la capsule comme signes à haut risque après la chirurgie. Dans l'essai, ces patients recevaient du cisplatine avec la radiothérapie. Un seul élément du compte rendu peut donc changer le traitement.
Pourquoi demander une relecture des lames ?
La lecture dépend de l'expérience du pathologiste. Un petit changement de grade, de marge ou de statut HPV peut modifier le plan. De nombreux centres relisent donc les lames avant une grande décision. Cela se fait à distance, sans voyager. Demandez les lames et les blocs au laboratoire : ils vous appartiennent.
Comment éviter les complications de la bouche et des dents après la radiothérapie ?
Les problèmes de la bouche pèsent beaucoup sur la qualité de vie. Voici ce que dit l'ACS.
Avant le traitement
un bilan dentaire complet chez un dentiste qui connaît les patients en cancérologie ;
le soin des caries et des infections avant les rayons ;
le retrait des dents à risque, si le dentiste le conseille, car elles augmentent le risque d'infection ;
un apprentissage de l'hygiène de la bouche et d'exercices d'ouverture de la mâchoire.
Pendant et après
Les rayons provoquent des plaies de la bouche, une perte du goût et une bouche sèche. Des bains de bouche doux, une hygiène soignée et les médicaments prescrits aident. Après la radiothérapie, un traitement au fluor est en général recommandé. Un suivi dentaire régulier est nécessaire à vie, car la bouche sèche augmente le risque de caries. Prévenez tout dentiste que vous avez reçu des rayons sur la tête et le cou, avant toute extraction.
Que faire maintenant ?
Ne reportez pas une plaie, une voix rauque ou une boule qui durent : consultez dans votre pays.
Vérifiez qu'une biopsie, un test HPV (p16) et si besoin un PD-L1 ont été faits.
Rassemblez votre dossier, vos images et vos lames.
Demandez un deuxième avis, d'abord à distance.
Décidez avec votre médecin traitant, sans arrêter un traitement en cours.
Faites contrôler vos dents avant la radiothérapie.
Si le voyage est possible et sûr, demandez un plan écrit et un devis détaillé.
Questions à poser à votre médecin avant de décider
Quel est mon site exact, mon stade TNM et mon statut HPV (p16) ?
Le PD-L1 a-t-il été mesuré ?
Mon dossier a-t-il été discuté en réunion de concertation ?
Le traitement vise-t-il à guérir, ou à contrôler la maladie ?
Puis-je garder ma voix et ma capacité à avaler ? Quelle option les protège le mieux ?
Quelle reconstruction est prévue, et qui la fait ?
Faut-il un bilan dentaire avant la radiothérapie ?
Aurai-je besoin d'une sonde d'alimentation ?
Quels sont les effets à court et à long terme ?
Que se passe-t-il après le traitement : suivi, rééducation, et qui me suit chez moi ?
Mon état permet-il un voyage en sécurité ?
Que contient exactement le devis ?
Traitements et interventions pour cette pathologie
- RadiothérapieLa radiothérapie est un traitement du cancer qui utilise des rayons de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses en abîmant leur ADN. Le plus souvent, les rayons viennent d'une machine placée à l'extérieur du corps. Selon le NCI, on la reçoit en général une fois par jour, 5 jours par semaine. Un traitement dure de 1 jour à environ 7 semaines, sans hospitalisation.
- Chimiothérapie et thérapies cibléesChimiothérapie et thérapies ciblées : ce sont des traitements par médicaments qui détruisent les cellules cancéreuses ou freinent leur croissance. La chimiothérapie agit sur les cellules qui se divisent vite. La thérapie ciblée vise une anomalie précise de la tumeur. Selon Cancer Research UK, un traitement dure souvent 3 à 6 mois, soit 4 à 8 cycles. Il se fait le plus souvent en ambulatoire.
- Immunothérapie du cancerL'immunothérapie du cancer est un traitement qui aide le système immunitaire à reconnaître et à détruire les cellules cancéreuses. Les inhibiteurs de points de contrôle sont les plus utilisés. Ils se donnent par perfusion en hôpital de jour, souvent toutes les 2 à 6 semaines. Un test de la tumeur guide le choix. Les effets secondaires sont d'origine immunitaire et demandent une surveillance.
- Chirurgie robotiqueLa chirurgie robotique est une technique de chirurgie mini-invasive où le chirurgien pilote des bras articulés depuis une console, avec une vue 3D agrandie. Le robot ne décide de rien. Selon les essais randomisés, il est parfois équivalent à la cœlioscopie, parfois utile pour des gestes fins, et presque toujours plus coûteux. L'expérience du chirurgien compte plus que la machine.
Questions fréquentes
Quels sont les premiers signes d'un cancer de la tête et du cou ?
Une plaie de la bouche qui ne guérit pas, une voix rauque qui persiste, une boule dans le cou, un mal de gorge ou une gêne à avaler qui durent. L'ACS conseille de consulter si ces signes durent plus de quelques semaines, et le NHS cite un ulcère de plus de 3 semaines. D'autres causes sont possibles, mais il faut vérifier.
Le tabac est-il la seule cause ?
Non. Le tabac et l'alcool sont les causes principales, selon le NCI, et leur association multiplie le risque par environ 30 d'après l'ACS. Mais le HPV cause une part importante des cancers de l'oropharynx, la chique de bétel celle des cancers de la bouche, et l'EBV celle du nasopharynx. Certaines personnes n'ont aucun facteur connu.
Que signifie un cancer de l'oropharynx lié au HPV ?
La tumeur contient le virus HPV, surtout de type 16. Le test p16 le détecte. Le NCI indique que ces cancers ont en général un meilleur pronostic que ceux qui ne sont pas liés au HPV. Le stade est calculé différemment. L'ACS note que ce bénéfice n'est pas observé chez les fumeurs.
Quel examen confirme le diagnostic ?
La biopsie, faite sur la tumeur ou par ponction d'un ganglion du cou. Elle est souvent associée à une panendoscopie sous anesthésie, à un scanner, une IRM ou un TEP-scanner. Le laboratoire recherche aussi le HPV (p16) et le PD-L1. Ces résultats orientent le traitement.
Peut-on garder son larynx ?
Parfois oui. Pour les stades avancés, l'ACS indique que la chimio-radiothérapie, que beaucoup de médecins préfèrent, « donne une chance de conserver le larynx ». Pour les petits cancers des cordes vocales, la radiothérapie ou une chirurgie partielle est possible. Le choix dépend de la tumeur et se discute avec l'équipe.
Pourquoi voir un dentiste avant la radiothérapie ?
Parce que les rayons peuvent causer une bouche sèche, des caries et une atteinte de l'os de la mâchoire. L'ACS demande un examen dentaire avant le début. Certaines dents à risque sont retirées avant. Un traitement au fluor est ensuite recommandé. Cette étape peut allonger un séjour de quelques jours à quelques semaines.
L'immunothérapie est-elle utilisée ?
Oui, surtout pour les formes récidivantes ou métastatiques, avec le pembrolizumab ou le nivolumab selon le NCI. En juin 2025, la FDA a aussi approuvé le pembrolizumab avant et après chirurgie dans certains cancers résécables avec PD-L1 d'au moins 1. L'accès varie selon les pays. Votre oncologue décide.
Quelle est la durée d'une radiothérapie ?
Selon l'ACS, une radiothérapie externe standard est donnée une fois par jour, 5 jours par semaine, pendant environ 7 semaines. Certains schémas durent 5 à 6 semaines. Un masque sur mesure maintient la tête. Il est souvent plus simple de faire la plus grande partie des séances près de chez soi.
Que devient la voix après une laryngectomie ?
Une laryngectomie totale retire le larynx : la voix naturelle disparaît et une ouverture permanente est faite dans le cou. On peut apprendre à parler avec une prothèse vocale, la voix œsophagienne ou un larynx électronique. L'orthophonie doit commencer tôt. Une chirurgie partielle ou une radiothérapie permet parfois de garder la voix.
Faut-il se faire soigner à l'étranger ?
Pas toujours. Un avis à distance, puis un traitement dans votre pays, convient à beaucoup de patients. Le voyage a du sens pour un deuxième avis, pour une technique précise ou un centre pluridisciplinaire. Il est déconseillé en cas de gêne respiratoire, de saignement ou d'état fragile. Ne retardez pas un traitement urgent.
Quels hôpitaux turcs traitent ces cancers ?
Plusieurs hôpitaux privés indiquent sur leur site un service ORL, d'oncologie et de radiothérapie : Liv Hospital Ankara, Hisar Intercontinental, Medicana Istanbul, Medical Park Antalya. Ces pages ne donnent pas de résultats propres à cette maladie. Demandez l'expérience de l'équipe, le nombre de cas par an et la présence d'un chirurgien reconstructeur.
Combien coûte le traitement ?
Il n'existe pas de tarif officiel unique. Le prix dépend de la chirurgie et de la reconstruction, de la radiothérapie, de la chimiothérapie, de l'immunothérapie, du bilan, des soins dentaires et de la durée du séjour. Le prix réel est un devis personnel après lecture de votre dossier. Demandez un devis écrit détaillé.
Références et sources
- Oral health (fact sheet) — Organisation mondiale de la santé
- Cancer Stat Facts: Oral Cavity and Pharynx Cancer — SEER, National Cancer Institute
- Cancer Stat Facts: Laryngeal Cancer — SEER, National Cancer Institute
- Head and neck cancers (fact sheet) — National Cancer Institute
- Oropharyngeal cancer treatment (PDQ, patient version) — National Cancer Institute
- Survival rates for oral cavity and oropharyngeal cancer — American Cancer Society
- Survival rates for laryngeal and hypopharyngeal cancer — American Cancer Society
- Risk factors for oral cavity and oropharyngeal cancers — American Cancer Society
- How are oral cavity and oropharyngeal cancers diagnosed? — American Cancer Society
- Treating laryngeal and hypopharyngeal cancer, by stage — American Cancer Society
- Radiation therapy for oral cavity and oropharyngeal cancer — American Cancer Society
- Mouth cancer: symptoms — NHS
- FDA approves neoadjuvant and adjuvant pembrolizumab for resectable locally advanced head and neck squamous cell carcinoma — U.S. Food and Drug Administration




















